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Indépendance de l’Algérie: la thèse « révisionniste » d’un petit roitelet du golfe arabique. 25 mars, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire
Le gouverneur de Sharjah, le sultan de ce micro Etat du golfe arabique, Bin Mohammed…, présente ses excuses à l’Algérie.
Après avoir insulté la mémoire de nos martyrs, il recule et fait semblant de faire acte de contrition.
« Mes propos ont été mal interprétés… », a-t-il dit, avec désinvolture, sur son compte Twitter.
Je sais que les autorités de mon pays, prompte à faire des courbettes à tous les roitelets des pétro-monarchies, ont déjà passé l’éponge.
Elles n’ont d’ailleurs pas réagi à cet affront.
Eh bien, moi je ne lui pardonne pas.
Il a porté atteinte à la mémoire de mon père et à celles de tous les valeureux martyrs qui se sont sacrifiés pour que nous vivions, aujourd’hui, libres dans notre pays.
De Gaulle aurait, selon cet individu, donné l’indépendance à notre pays pour séduire le président Nasser d’Egypte.
Ce petit souverain de ce tout petit Etat, fait donc fi du sacrifice du peuple algérien, des souffrances qu’il a enduré, du sang versé.
Il profane le combat libérateur de nos parents et donne le camouflet à nos héros.
Je suis révolté.
J’ai 63 ans.
Je me sens toujours orphelin, je crois qu’il n’y a pas d’âge à cela.
Je n’ai pas connu mon père.
Il est mort pour que je vive libre.
Je ne sais pas où il est tombé, il n’a pas de sépulture.
Peut-être a-t-il été dévoré par des animaux sauvages.
Ma mère est partie sans avoir jamais pu faire le deuil de son mari.
Les plaies ne sont pas refermées.
Cet individu vient – du haut de son arrogante ignorance – revisiter l’histoire de mon pays et faire du révisionnisme.
De Gaulle a fait don de notre indépendance à Nasser.
Une infamie insupportable.
Nos martyrs ont du hurler d’indignation dans leurs tombes.
Une ignominie qui laisse manifestement indifférent ceux qui décident en Algérie.
Non, je ne pardonne pas.
J’ai la rage, en tant que citoyen et patriote, d’avoir été offensé par les propos de ce personnage et j’ai honte du silence déshonorant des autorités de mon pays.
Un pouvoir qui a, par sa nature illégitime et despotique, dégradé l’image de notre pays et autorisé toutes les offenses à son encontre.
Les champions du nationalisme algérien, promptes habituellement à feindre l’amour du pays, sont cette fois-ci aphones.
Nos responsables ne défendent pas la mémoire de nos chouhada, alors il appartient – et c’est un devoir – à chaque citoyen de ce pays de le faire.
Je le fais, je le ferai toujours et j’ai appris à mes enfants à le faire.
Un tel outrage ne peut pas se suffire d’une présentation d’excuses.
Nous ne devons pas les accepter, je ne les accepte pas.
Cela fait déjà quelques jours que je suis indigné.
Aujourd’hui, je le suis encore plus.

Nagerait-on dans le bonheur en Algérie sans le savoir? 22 mars, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Je me suis toujours demandé pourquoi les algériens émigrent en Europe ou en Amérique et pas en Afrique.
J’ai maintenant la réponse.
Je la trouve tirée par les cheveux mais c’est tout de même une réponse.
L’Algérie vient d’être classée le pays le plus heureux du continent africain.
Nous sommes donc, selon ce classement, les plus heureux d’Afrique.
Rien que ça!
Un classement établi en 2017 par le rapport mondial sur le bonheur – World Happiness Report.
Nous ne pouvons pas être plus heureux en Afrique, c’est pourquoi nous allons ailleurs, en occident.
Ils y sont plus heureux et nous voulons partager ce bonheur avec eux.
C’est normal, c’est dans la nature humaine.
Le partage, la générosité.
Nous voulons partager ce bonheur mais nous e savons pas si eux le veulent.
Peu importe, nous leur forcerons la main.
Le bonheur?
Chacun le voit à sa porte.
Nos jeunes – et même nos vieux, de plus en plus – voient le bonheur, non pas à leur porte, ni à celles de leurs voisins d’Afrique mais devant celles des européens et des américains.
Ils voient très juste.
Ce classement le confirme.
Nous sommes premier en Afrique, devant nos voisins de gauche et de droite, et logés à la 53ième place mondiale.
Sur 155 pays.
Pour votre information, nous avons reculé de 15 places par rapport à l’année dernière.
Les choses se dégradent.
Ne jetons pas la pierre à tous ceux qui se lancent dans toute forme d’aventure pour aller en quête du bonheur.
Sous d’autres cieux, de préférence en terre occidentale.
Nous sommes tous des harraga.
Et puis, bon sang de bonsoir, chacun de nous sait quand il est heureux et quand il ne l’est pas!…
C’est une évidence.
Personne ne peut savoir une chose pareille à ma place, même avec des enquêtes.
Tout de même…
A chaque fois que je me promène dans ma ville, Tizi Ouzou, ou à chaque fois que je prends ma voiture pour me rendre à Alger, je perds ma bonne humeur.
Le malheur s’abat sur moi.
J’ai envie de partir… n’importe où, même en Afrique.
Même au diable.
Il y fait meilleur.
Vous êtes tous comme moi, je le sais.
Je le sens dans votre quotidienne humeur exécrable.
Nous sommes tous kif kif.
La même enseigne.
« Ici, nous sommes malheureux ».
D’ailleurs, à y regarder de près ce classement, on voit tout de suite que c’est du Festi.
Ce classement est établi selon six critères: le produit intérieur brut par habitant (PIB), l’espérance de vie en bonne santé, la liberté, la générosité, l’aide sociale et la perception de la corruption dans le gouvernement ou les affaires.
Le premier critère m’interpelle.
Le PIB (produit intérieur brut).
Le pétrole.
Une ressource naturelle qui fait grimper le PIB par habitant.
Est-ce que ce PIB profite vraiment au citoyen?
Une véritable illusion.
L’illusion du bonheur qui trompe même les personnes qui ont fait cette enquête (les nations unies).
Nous avons l’ivresse du pétrole et l’illusion du bonheur.
C’est comme si nous buvions chacun sa part…de pétrole.
Jusqu’à l’ivresse.
Les algériens sont tellement saouls de bonheur qu’ils ne le remarquent même pas.
Et la liberté, franchement. Ils ont été la trouver où?
Tous les algériens, société civile et société politique, au grand complet, crient au manque de liberté dans ce pays.
Ceux là viennent nous raconter que nous sommes libres, peut-être pas assez mais nous sommes tout de même libres.
Incroyable.
La corruption et le climat des affaires… des scandales à répétition.
Je ne sais pas vous mais moi je crois que ceux qui ont fait ce sondage sont myopes.
Ils n’ont rien vu, ils n’ont rien compris.
A moins qu’ils ne soient complétement aveuglés par…
Alors, ils ont été complaisants.
Du coup, je me dis qu’ils sont complices de notre malheur.
Bien sûr, toute l’Afrique est ainsi.
Malheureuse.
Sauf que les autres n’ont pas de pétrole et que le PIB fait la différence, en particulier avec nos voisins de l’est et de l’ouest.
Le PIB de ces derniers vient de leur travail, du tourisme, de leur industrie textile…
Quand aux pays d’Europe – la Norvège, le Danemark, l’Islande, la Suède, la Hollande… -, il fait bon y vivre.
Mais c’est la France qui est magnétique.
Ce pays attire le plus grand nombre.
L’ancien colon…une espèce de syndrome de Stockolm.
Chercher et trouver le bonheur auprès de l’ancien bourreau.
Etrange…
Une affaire, à méditer.
En tout cas, ce classement?
Du pipo.

L’idée que je me fais de la qualité de la représentation nationale au parlement. 20 mars, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Je ne sais pas vous mais moi je pense que celui qui prétend me représenter à l’Assemblée nationale ou au Conseil de la nation doit savoir lire avec discernement un projet de loi, et le critiquer avec autant de discernement.
Je pense aussi que cette personne doit pouvoir émettre avec intelligence et clairvoyance une opinion sur les affaires politiques et économiques de notre pays, et éventuellement de coucher cela sur un possible projet de loi à proposer et à défendre auprès de ses collègues.
Je pense, je souhaite, que cette personne – celle qui prétend me représenter dans ces nobles institutions – se soit d’abord accomplie professionnellement et socialement à l’extérieur de la politique, et qu’elle n’ait comme objectif que le seul souci de se rendre utile pour son pays.
Je voudrais enfin que la personne qui me représente ait de l’empathie et de la générosité, qu’elle ne soit pas cynique et qu’elle soit sensible à la souffrance de l’autre.
Des éléments indispensables pour prouver que vous donnez de votre temps afin de servir autrui, ou pour convaincre que vous êtes là, non pas pour vos intérêts, mais pour vous rendre utile à la communauté et à votre pays.
Je ne sais pas vous mais moi je pense que rares sont les prétendants à cette représentation qui réunissent ces critères.
Je suis peut-être exigent.
Certains diront que je suis élitiste.
J’assume ces deux vérités, ce sont mes vérités.
On ne peut pas débattre d’un projet de loi si on ne sait pas le lire, quant à le comprendre et à en saisir les nuances…
J’ai la conviction que les candidats à la représentation nationale doivent être puisés de l’élite nationale.
Pour les capacités intellectuelles indéniables dont celle-ci recèle naturellement mais aussi parce que l’élite s’est généralement accomplie socialement à l’extérieur du monde de la politique et qu’à ce titre, elle n’en dépend pas sur le plan alimentaire et qu’elle n’a rien à en attendre personnellement.
Son engagement dans l’action politique est au seul service de son pays et de son peuple.
Se rendre utile, le seul crédo, un sacerdoce.

L’élite, pour les raisons que je viens de citer, n’est généralement pas sensible à la concussion.

Elle n’est pas corruptible.
Elle est d’ailleurs subversive.
Alors elle ne plait pas.
Elle est marginalisée et est forcée au silence.
Bien sûr vous me direz que cela a toujours été comme ça.
Je le sais.
Les snipers habituelles vont sans doute m’épingler et me dire: « Tu as fait partie de cette Assemblée… »
J’assume aussi, c’est aussi une vérité.
Que faut-il faire pour changer les choses?
J’ai essayé.
Je pense que nous devrions être beaucoup plus nombreux à essayer.
Quelles que soient les sensibilités et les divergences politiques.
Il est plus aisé de s’entendre quand on peut se comprendre, quand c’est le libre arbitre qui anime l’action politique.
Je crois que la réponse est en chacun de nous. Plutôt que de se détourner de l’action politique, investissons là.
Il y a toujours quelque chose à faire dès lors que nous avons le désir de nous rendre utile pour notre patrie.
Ne confions pas le destin de notre pays à l’ignorance et à la cupidité.

Première journée médicale du syndicat national des médecins libéraux de Bouira 17 mars, 2017

Posté par docteurboudarene dans : conférences médicales , ajouter un commentaire
Aujourd’hui 17 mars 2017, journée studieuse.
Vous voyez, même le vendredi, jour saint, les médecins travaillent.
Pour le bien de nos malades.
Aujourd’hui donc, séminaire organisé par le syndicat des médecins libéraux de Bouira.
Le thème générique?
Le responsabilité médicale.
Voilà un sujet qui mérite d’être débattu, par les temps qui courent…
Le charlatanisme et l’imposture étant – la crédulité du citoyen aidant – des pratiques de plus en plus fréquentes, en cours chez nous.
Vous vous souvenez sans doute du médicament miracle contre le diabète, rehmet rebbi, et la clinique de la Rokia.
Je dois intervenir en tout début d’après midi.
Le sujet?
Le stress en milieu du travail.
Je m’apesantirai sur le burn out – épuisement professionnel -, en particulier celui du médecin.
La journée est belle.
Mon voyage de Tizi Ouzou à Bouira a été agréable.
J’ai bien dormi cette nuit.
Vous avez compris que je suis de bonne humeur.
Je vais passer une bonne journée avec mes confrères de Bouira.
Les médecins qui veulent regarder et/ou copier mon intervention peuvent le faire.
Il suffit d’un petit clic et le tour est joué.
fichier ppt le stress au travail

Les législatives en Algérie, les dès sont jetés. 13 mars, 2017

Posté par docteurboudarene dans : Non classé , ajouter un commentaire

Les dès sont jetés.
Les listes pour les élections législatives sont clôturées et les têtes de listes connues.
En tout cas, elles (ils) se connaissent.
Le peuple n’a pas besoin, lui, de les connaitre.
Cela n’est pas utile.
Il y a eu des manipulations, des échauffourées et même des rixes.
Il semble qu’il y ait eu mort d’homme.
C’est dire…
Des dossiers ont été retirés pour cause de mauvais classement.
Tous les postulants voulant être mis en pôle position, la certitude d’être éligible.
C’est normal, c’est le but du jeu.
Si l’un ou l’autre constitue le dossier pour être candidat à la candidature, c’est pour être bien positionné.
C’est pour être élu et non pour faire de la figuration.
C’est fini, cette étape est close.
Il faut maintenant laisser la place à tout ce qu’elle a charrié comme mécontentement, désillusion, déception, amertume et démissions.
Des individus ont perdu des plumes.
Quand l’égo en prend un coup…
Certains ont du croire un instant qu’ils étaient incontournables, indispensables ou encore importants.
Puis la chute.
L’humiliation.
Mais il parait qu’en politique l’humiliation n’existe pas.
Je l’ai souvent entendu dire.
Il parait qu’il faut accepter tout en politique pourvu que la promotion arrive.
Elle n’arrive pas toujours, elle arrive rarement.
Il faut se soumettre au prince.
Oui, il y a toujours un prince qui décide de tout. Et celui-ci est capricieux, il n’aime pas être contrarié.
Sinon, la promotion est compromise.
Le prince?
Il faut lui obéir au doigt et à l’oeil.
Il ne faut même pas être son ombre.
Il faut être l’ombre de son ombre et même être beaucoup plus loin.
Mais il faut être là et répondre rapidement, sans attendre, à son coup de sifflet.
Il faut croire que certains prétendants au siège à l’hémicycle n’ont pas respecté ces consignes.
Ils ont provoqué l’ire du prince.
Puis la sentence.
La relégation aux derniers rangs, au rang de la figuration…
Le camouflet, la dégradation.
Puis c’est la dérobade, l’escampette sur la pointe des pieds et la queue entre les pattes.
C’est ainsi…
Ah! La politique.
Mais il est vrai que les prétentions politiques sont souvent démesurées, comme il est vrai aussi que des candidatures sont opportunes, justifiées et méritoires.
Il est également vrai qu’au final, les candidatures ne sont pas nécessairement retenues au degré de compétence et d’engagement.
L’allégeance au prince est une condition mais il n’y a pas que cela.
La chkara pèse dans la décision et tout dépend de son poids.
Mais je ne veux pas croire que, dans tout cela, seuls les hommes perdent des plumes.
Les partis politiques – certains du moins – en perdent également. Cela ne peut pas être autrement.
Je crois d’ailleurs que la corruption nait d’abord là, à l’intérieur des partis politiques, avant d’aller gangréner le reste des institutions de l’Etat.
C’est pourquoi, la désaffection populaire pèse sur les élections.
Les citoyens leur tournent le dos, ils ne votent pas.
Sauf que l’abstention menace à la fois les partis politiques, la manifestation citoyenne et la démocratie.
L’abstention profite toujours aux partis du pouvoir.
Ils ont un électorat fixe.
La loi de l’arithmétique veut que le pourcentage des suffrages exprimés soit en leur faveur, si la population ne vote pas massivement.
Puis il y a la mécanique de la fraude, bien rodée celle là et toujours au même avantage. La fièvre du dépôt des candidatures est maintenant tombée.
Attendons de voir si celle – la fièvre – de la campagne électorale va monter.
Au fond, est-ce que cela change quelque chose?
Sans doute non.
Du moins tant que le citoyen est confortablement installé dans la résignation.

« La mixité sexuelle à l’école est la cause N°1 de la violence scolaire ». 11 mars, 2017

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« La mixité sexuelle à l’école est la cause N°1 de la violence scolaire ».
Un médecin a écrit cela dans une affiche qui annonce la conférence qu’il va donner à Alger, à ce sujet.
Il ajoute « diagnostic et traitement ».
Rien que ça.
La violence scolaire serait donc une maladie qu’il a déjà diagnostiquée.
Fastoche. Elle est là, cette violence, elle saute à la figure.
Nous l’avons en plein dans la gueule.
C’est un constat.
Dans sa conférence, ce médecin a proposé son traitement.
Normal, c’est un médecin et il a un grand savoir.
Si on se fie à ce qu’il a écrit sur cette annonce, le traitement est déjà tout trouvé.
La cause est connue, la mixité scolaire.
La « messe est dite ».
Il faut l’éradiquer, cette mixité sexuelle.
Il va donc interdire la proximité des filles et des garçons dans les salles de classes de nos écoles.
Ainsi, nos filles et nos garçons ne pourront plus être côte à côte sur les bancs de nos écoles.
Ils seront désormais des étrangers – et un mystère – les unes pour les autres.
Il propose un apartheid scolaire.
Il va mettre les filles au fond de la classe, derrière les garçons.
Une relégation.
Si elles n’apprennent pas, ce n’est pas grave.
Les filles n’ont pas besoin d’apprendre.
Au fond, il vaut mieux créer des salles de classe dédiées spécialement pour les filles, avec, bien sûr, des enseignants de sexe féminin.
Déporter les petites filles dans un ghetto sexuel.
Pourquoi pas?
Au point où en est l’idée…
Mais ne serait-il pas mieux de faire des écoles de filles?
Loin, très loin, de celles des garçons.
Cela va coûter un peu d’argent mais ce n’est rien ça.
Par ce temps de crise économique, cela peut attendre.
Les écoles seront construites plus tard, les filles vont rentrer à la maison et attendre.
Ou alors, décider de ne plus scolariser les filles. Cela se fait ailleurs, cela existe et elles n’en sont pas mortes.
Plus d’écoles pour les filles, plus de violence scolaire.
Voilà la solution!
Après tout, si les filles ne vont pas à l’école, ce n’est la fin du monde.
En tout cas du monde des garçons et…des hommes.
De toute façon, les filles seront plus tard interdites de l’espace public.
Cela va de soi.
Vous voyez, avec une telle idée, la solution à la violence scolaire est évidente.
La petite fille est coupable de la situation. Il faut l’éloigner du garçon pour qu’il ne devienne pas violent.
Pas besoin réflexion sur le sujet et pas besoin de conférence, ni de débat.
Du temps perdu.
Cette manifestation prendra l’allure d’un prêche.
Cela change tout, bien sûr.
Il ne sera pas question d’interrogations, de réflexion, de débat.
L’orateur va parler de vérités et de principes.
Il assénera des certitudes.
Un dogme.
Ce ne sera plus la même chose.
Des vérités qui ne seront évidemment pas sujettes à discussions.
Et pour cause, elles seront drapées des oripeaux de la religion.
Ainsi, si la petite fille est responsable de la violence à l’école, celle – la violence – plus générale qui s’est emparée de notre société est de la faute de la femme.
Il faut donc chasser celle-ci de l’espace public.
Il faut la cloitrer, la bannir.
Elle ne doit surtout pas travailler, conduire, fréquenter les magasins, être dans la rue à flâner et prendre l’air.
Il faut lui interdire de respirer.
Alors, les agressions, les meurtres, les viols, les enlèvements d’enfants et tous les autres fléaux de la société dont elle est responsable vont disparaitre.
Si la mixité doit être supprimée de notre système scolaire, alors la mixité dans l’espace public doit être proscrite à perpétuité.
Vous savez tous, du moins j’espère, que la violence scolaire comme la violence sociale d’ailleurs n’ont rien à voir avec la proximité des deux sexes dans l’espace scolaire et/ou public.
Une proximité naturelle qui est – de mon point de vue – d’un bénéfice certain.
Il faut chercher ailleurs les raisons à l’émergence et à la progression de cette violence.
Le sujet de sexe féminin ne doit pas en être le bouc émissaire ou la victime expiatoire.
Je ne veux pas croire qu’un cerveau intelligent est capable de faire un tel raccourci.
Une pensée pareille ne peut être que le produit d’un esprit charlatan ou fanatique.
Le titre de médecin ne doit pas tromper. Beaucoup de de ceux-ci se sont – par les temps qui courent – abimés dans la mystification et l’imposture.
Le climat social et politique dans notre pays s’y prête, il invite même à ce type de comportement.
C’est là – dans ce climat social et politique, dans la gouvernance – qu’il faut aller chercher les raisons à l’émergence de la violence dans notre pays.
Un véritable cauchemar!

Le 8 mars, une parodie de liberté? 9 mars, 2017

Posté par docteurboudarene dans : Non classé , ajouter un commentaire

Le 8 mars a plié bagages et est rentré chez lui.
Oust! Fissa! Circulez, il n’y a plus rien à voir.
Plus personne n’a rien à cirer non plus…du 8 mars.
Les hommes surtout mais les femmes aussi, pour beaucoup.
Le 9 est là.
Et alors?
Au fond, le 8, le 9, le 10 mars ou même le 20 décembre, qu’est-ce que cela change?
Rien.
Réflexion faite, peut-être si!
La gueule de bois après la fête, après la parodie.
Une gueule de bois sans avoir eu les bulles…
Vous savez? Les bulles qui montent à la tête.
Celles qui donnent l’illusion.
L’illusion d’être libre.
Il parait que la liberté rend ivre, elle fait perdre la raison.
Elle fait perdre le sens des réalités, elle fait prendre ses aises.
Elle fait croire…
L’ivresse de l’homme? Ca peut aller, mais celle de la femme!
Jamais.
La femme ne doit pas connaitre l’ivresse, en tout cas pas celle de la liberté.
Surtout pas en public.
Parce que l’ivresse en public est contagieuse.
Elle peut contaminer les autres femmes et leur donner cette illusion… de liberté.
Mais c’est surtout la contagion de l’homme qui est à craindre.
Il ne faut pas que l’homme ait l’illusion que la femme est libre.
Il peut se faire des idées.
Fausses…
Alors, c’est la gueule de bois garantie.
L’erreur, le péché…
Vous vous rappelez? Le péché originel.
Alors dressons le mur, le rempart.
Pour autant, la femme est dans le besoin permanent de l’illusion. L’homme n’en demande pas moins.
C’est dans la nature de l’un et de l’autre.
Le besoin de l’illusion, le besoin du rêve, de l’évasion, de la chimère.
Elle aime le Khol.
Il aime l’alcohol…l’alcool avec ou sans les bulles.
L’illusion…dans la langue arabe.
Vous le saviez ça?
Khôl, alcohol, même mot, même chose, même interdit.
L’un et l’autre sont proscrits.
Parce que tous les deux trompent. Ca trompe même énormément.
Enfin, c’est ce que les bonnes consciences, celles qui ne sont jamais dans l’illusion, disent.
Des consciences toujours lucides, qui ne se trompent pas et qu’on ne peut jamais tromper.
Des consciences qui veillent au grain, des gardiennes, des matons.
Celles qui pensent que la liberté monte à la tête et qu’elle corrompt les esprits.
Les consciences qui décident pour nous et qui disent qu’il faut l’enchainer, cette liberté.
Qu’il faut réduire au silence la liberté de la femme, parce que celle là est particulièrement corruptrice.
Parce que l’ivresse qu’elle procure est trop violente et qu’elle pervertit l’esprit de l’homme.
Il se trouve que les bonnes consciences sont des hommes.
Ceux là sont les gardiens du temple, ils veillent.
Il ne faut pas les débaucher, enfin pas entièrement.
La liberté est subversive et l’ivresse qu’elle procure gangrène la vie sociale.
Ce n’est pas bien, il ne faut pas.
Les meurs, la morale, la religion, tout cela ne doit pas être perturbé.
C’est pourquoi, il faut interdire à la femme d’être libre.
Il faut protéger la société de ce fléau qu’est la liberté et de cet être séducteur, séditieux, finalement malfaisant, qu’est la femme.
D’ailleurs, il faut la prémunir contre elle même.
Il faut les enfermer tous les deux.
Elle faut écrouer la femme et incarcérer la liberté.
Il faut faire de leur vie un pénitencier.
Les pénitenciers! Il y en a de très durs et des goeliers très féroces.
C’est le cas de ceux que nous avons ici.
Nous? Nous ne faisons rien dans le détail.
Il faut faire de notre vie un enfer. Le paradis est pour après.
C’est promis.
Alors, le 8 mars!
Une simple petite promenade quotidienne dans la cour de la prison

8 mars, journée internationale de la femme. 8 mars, 2017

Posté par docteurboudarene dans : Non classé , ajouter un commentaire

Aujourd’hui 8 mars.
C’est la journée internationale de la femme.
Un événement qui n’en est plus.
De plus en plus…
Un jour de commémoration qui s’est égaré en cours de route et qui ne sait plus où il en est.
En tout cas par ici, sous nos cieux.
Ce jour n’est plus qu’un jour festif et beaucoup n’en connaissent même pas la signification.
Un jour de folklore.
Un jour symbolique qui n’a plus sa substance.
Un jour qui a perdu son sens.
N’est-ce pas plutôt l’occasion pour rappeler à l’humanité – masculine notamment mais aussi à toutes ces femmes qui célèbrent leur soumission à l’homme – que la femme est toujours frappée de discrimination partout à la surface de la planète?
Le 8 mars n’est pas un jour funeste, loin s’en faut et ce n’est pas ce que je veux dire.
Mais il ne peut pas – pas encore – être un jour de fête.
C’est mon point de vue.
Je pense que de là où elles sont, Rosa Luxembourg et toutes les femmes qui se sont battues pour s’émanciper de la domination de l’homme, crient au scandale chaque 8 mars.
Sans doute, la femme a arraché des droits et s’est, dans certaines sociétés, hissée à la même – presque la même – hauteur que son homologue masculin.
Toutefois, beaucoup de chemin reste à faire.
Chacun en conviendra.
Les violences de diverses natures que les femmes subissent de par le monde sont là pour nous rappeler son statut.
Il n’est pas utile de faire ici l’inventaire des violences et des discriminations dont la femme est toujours victime.
La liste est longue.
Quand à la condition de la femme dans notre pays…
Le code de la famille, par ses articles 11 et 12 notamment, l’enchaîne et en fait une mineure à perpétuité.
Un texte de loi – ce code de la famille – qui viole l’article 32 de la constitution :
 » Les citoyens sont égaux devant la loi, sans que puisse prévaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d’opinion ou de toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale ».
Point d’égalité chez nous.
Rien de tout cela et le poids de ce code de la famille est dans tous les esprits, même dans celui de nos responsables.
Les femmes algériennes se rappelleront sans doute longtemps les propos de la ministre algérienne de la solidarité nationale, de la famille et de la condition féminine qui avait – il y a à peine quelques semaines – suggéré aux femmes mariées qui travaillent de faire don de leur salaire à l’état.
« Nous, les femmes cadres, avons des maris qui subviennent à nos besoins », avait-t-elle argumenté.
Deux message dans ce propos.
La femme ne doit pas travailler et elle doit rester sous la dépendance de l’homme.
Et c’est une ministre de la république qui le dit.
Un discours qui montre que le chemin vers l’émancipation de la femme est encore long.
Mais la ministre de la solidarité et de la condition féminine n’est pas la seule à penser que la femme doit dépendre de son mari.
Le poids des traditions et de la religion est trop lourd pour être soulevé par les femmes seules.
Elles ont besoin de l’aide de la décision politique.
Des décisions politiques, il en faut.
Celles-ci nécessitent beaucoup de courage et de détermination.
Des caractéristiques qui manquent aux décideurs de notre pays.
Ce sera peut-être demain la veille de l’arrivée de celui (de ceux) qui décideront.
Qui sait?
Le 8 mars est donc – pour le moment – un mensonge trompeur.
Plus que jamais dans notre pays.
Un vaudeville de mauvais goût… qui ne doit pas détourner l’attention de l’essentiel.
Festoyer étant ici accessoire.
L’essentiel, chez nous, est au moins l’abrogation du code de la famille et l’application pleine et entière des commandements de la loi fondamentale, la constitution.
L’égalité pleine et entière entre les deux sexes.
Faisons alors – femmes et hommes, ensemble – du 8 mars l’occasion pour revendiquer le respect de la constitution par tous les moyens pacifiques que permet la loi de notre pays.
Indignons nous de cette infamie qui frappe plus de la moitié de la population de notre pays.

Le député algérien, bouc émissaire ou alibi démocratique? 18 février, 2017

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié, en date du 16 octobre 2011 dans le quotidien national d’information Liberté, sous le titre: « le député, ce mal aimé des algériens ». Je pense qu’il n’est pas inintéressant, compte tenu des circonstances, de le proposer aujourd’hui aux lecteurs de mon blog. Chacun peut imaginer les conditions dans lesquelles seront organisées les élections législatives de mai prochain. Chacun sait aussi que le citoyen y sera, comme à l’accoutumée indifférent. La configuration de l’Assemblée qui va se dessiner ne fera qu’accentuer le divorce entre le citoyen et la politique. La pléthore des partis politiques et des listes qui se bousculent à la porte de l’Assemblée nationale sont les raisons de la désaffection de la population. La crainte récurrente des pouvoirs publics d’un boycott de l’élection me paraît, à ce titre, justifiée. Le député est réputé inconsistant sur le plan politique et vorace quand il s’agit de sauvegarder ses intérêts; l’institution parlementaire est, quant à elle, définitivement discréditée. 

Voici la contribution telle qu’elle avait été publiée.

La session parlementaire en cours sera, sans doute, la dernière de cette législature. Dans les chapelles politiques, la bataille a déjà commencé pour se positionner, dans la perspective des législatives à venir, en bonne place sur les listes électorales.

Pour autant, de nombreux projets de lois doivent être votés avant la fin de cette session, particulièrement ceux en rapport avec les réformes que veut faire passer le président de la République : le projet de loi relatif au régime électoral, ceux relatifs aux partis politiques, aux cas d’incompatibilité avec le mandat parlementaire, à la représentation des femmes dans les assemblées élues, etc., et, bien sûr, la loi de finances 2012. Au total, une douzaine de projets devront être votés.

Un volume de travail auquel ne sont pas habitués nos députés, mais qui n’explique pas la fébrilité particulière qui s’est, à l’entame de cette session d’automne, emparée de l’Assemblée nationale. Une nervosité dont l’origine n’est pas à relier à l’importance du travail qui attend les parlementaires. Et pour cause, il y a plus préoccupant… Le renouvellement de l’Assemblée nationale est dans quelques mois. Il faut s’y préparer, les élus de la nation concentrent déjà toute leur attention et toute leur énergie en direction de cet objectif. Un statut enviable et une position sociale convoitée. S’y maintenir est la fin qui justifiera les moyens, d’autant que les projets de loi dont il est actuellement question peuvent chahuter les ambitions de chacun et constituer un danger potentiel qu’il va falloir conjurer.

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Abderahmane Bouguermouh, le réalisateur du film amazigh « la colline oubliée », est mort. 3 février, 2017

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Abderahmane Bouguermouh, le réalisateur du film amazigh

Abderahmane Bouguermouh vient de s’en aller. Il est parti discrètement… comme il a vécu d’ailleurs, tout aussi discrètement malgré le succès indéniable qu’il a eu après la réalisation de son film « la colline oubliée », une histoire tirée du roman de feu Mouloud Mammeri.

J’ai eu à le connaître, très peu il faut le dire, à l’occasion justement de la réalisation de ce film. J’ai été momentanément un des vice-présidents du comité de soutien au film. Affable, gentil, sensible mais surtout particulièrement compétent est ce que j’ai retenu de ce Monsieur.

Il savait ce qu’il voulait, il avait fixé son cap et rien, ni personne, ne pouvait l’en éloigner. Quand bien même, il a rencontré l’adversité tout au long de la construction du film. L’Etat algérien était, en ce temps, particulièrement hostile à la réalisation de ce premier long métrage en langue amazigh (kabyle). Et, il aura fallu toute son énergie et tout son tact pour fédérer toutes les volontés qui se sont manifestées afin de les amener à travailler ensemble et dans la même direction. Ce qui n’était pas évident car il ne faut pas oublier que de nombreuses personnes – des volontaires et des militants de la cause amazigh – ont contribué à l’aboutissement du projet. Il fallait donc gérer la réalisation proprement dite du film mais aussi toutes les susceptibilités qui n’ont pas manqué de s’exprimer. Un exercice qui n’a pas été facile mais qu’Abderahmane Bouguermouh a réussi, parce qu’il était un homme de consensus qui savait reconnaître et mobiliser dans la bonne direction les mérites de chacun.

Son objectif a été atteint, le rêve qu’il nourrissait – parce que, il l’avait confié à ses proches, c’en était un – a été réalisé. Un succès cinématographique mais aussi et surtout un défi relevé : l’acte de naissance du cinéma d’expression amazigh. Ce n’était pas rien. Pour autant, Monsieur Bouguermouh est resté sobre, modeste et plus discret que jamais.

Je l’ai revu plus tard, à Liège, en Belgique. J’y résidais. Il était venu d’Allemagne (Francfort), avec un ami commun, me rendre visite. Nous avions passé une journée ensemble. C’était, je me souviens, une belle journée ensoleillée, comme il est rare d’en avoir dans ce pays. Nous avions flâné une bonne partie de l’après midi et nous avions parlé de choses et d’autres, mais très peu de son travail. Il m’avait donné l’impression de quelqu’un de comblé. Il m’avait semblé que le film qu’il venait de réaliser l’avait rempli de bonheur. Il en avait assez, peut être trop…

Je le revis à la mort de Chérif Kheddam. Il avait tenu, malgré la maladie, à venir rendre un dernier hommage à cette icône de la chanson kabyle. J’ai pu échanger quelques mots avec lui mais il avait l’air très fatigué. Il avait du être éprouvé par le voyage qu’il venait de faire pour arriver au village natal du chanteur défunt et, sans doute aussi, par les échanges qu’il a du avoir avec tous ses admirateurs.

Le voilà parti à son tour. La Kabylie vient de perdre un des siens et pas des moindres. Un immense personnage. Mais pour nous tous, il n’est pas mort, il est juste parti pour un long voyage qui va l’amener de l’autre côté.

Bon voyage Monsieur Bouguermouh, Da Abderahmane, personne de ce côté ci ne t’oubliera. Tu ne seras jamais loin de nous.

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