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Faut-il une refondation du système de santé algérien et quel avenir pour la médecine gratuite? 25 octobre, 2012

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a paru ce jour premier novembre 2012 dans le quotidien « Liberté », sous le titre : une refondation du système de santé algérien. Quel avenir pour la médecine gratuite ?

Le conseil de l’ordre des médecins, section ordinale régionale de Constantine, a organisé en juin dernier une journée placée sous le signe du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays et consacrée au bilan du secteur de la santé. Une opportunité pour faire une rétrospective sur le chemin qui a été parcouru par celui-ci depuis que l’Algérie a recouvré sa liberté, d’en dresser aujourd’hui le bilan et de regarder avec lucidité l’avenir. L’occasion pour débattre enfin de notre système de soins.

Parmi les communications présentées, durant cette rencontre, nombreuses ont été celles qui ont établi un constat sombre de la situation sanitaire dans notre pays. S’il est vrai que notre système de santé est à bout de souffle et que ce secteur rencontre à présent de graves difficultés, il serait toutefois injuste de faire dans le nihilisme et d’occulter les bénéfices qu’il a apportés par le passé à nos concitoyens. Il avait, en effet, répondu avec efficacité au besoin d’une population qui s’était retrouvée au lendemain de la libération sans couverture sanitaire, avec une espérance-vie des personnes à 50 ans et une mortalité infantile à 180 pour 1000 naissances. Est-il nécessaire de souligner que l’Algérie disposait, après le départ des français, tout au plus de 200 médecins ?… Pour 10 millions d’âmes. lire la suite…

Un autre enlèvement s’est produit aujourd’hui à Béni Douala. 21 septembre, 2012

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Un agriculteur a été enlevé aujourd’hui, 21 septembre, à Béni Douala. Le sixième dans cette région et le soixante dixième dans la wilaya de Tizi Ouzou. Des enlèvements qui se sont- hormis l’assassinat d’un entrepreneur qui ne s’était pas laissé faire- terminés, pour la plupart, par le paiement de la rançon. Les pouvoirs publics ont, à chaque fois, failli et montré leur incapacité à lutter contre ce phénomène qui terrorise les habitants et fait fuir les opérateurs économiques investisseurs dans la région. J’avais, du temps où j’étais député de la nation, interpellé  tour à tour les ministres Zerhouni et Ould Kablia pour leur demander de mettre tous les moyens de l’Etat pour mettre fin à cette situation. Le premier ne m’a pas répondu, le second a « fait porter le chapeau » aux citoyens de la wilaya. Outré par une telle attitude, j’avais, pour dénoncer la réponse du commis de l’Etat, écrit un papier dans la presse. Force est de constater que nous en sommes aujourd’hui au même point.

Je propose à nouveau cette contribution aux lecteurs de ce blog. lire la suite…

Pénurie des médicaments en Algérie : le ministère de la santé a toujours menti. 19 juin, 2012

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

La polémique sur la pénurie des médicaments s’intensifie. Les syndicats de médecins accusent le ministère de la santé d’inertie. Ce dernier s’enfonce dans son autisme et continue d’accuser les « autres » de cette situation. J’avais en septembre 2010 écrit au ministre pour attirer son attention sur ce problème et j’avais un peu plus tard publié une contribution dans la presse (El Watan). De toute évidence, le problème reste entier. C’est pourquoi, j’ai écrit cette nouvelle contribution, publiée ce jour, jeudi 21 juin 2012, dans le quotidien Liberté sous le titre:  Praticiens et pouvoirs publics se rejettent la balle. Pénurie de médicaments : à qui la faute ?

En première page de sa livraison du lundi 18 juin, le quotidien Liberté s’interrogeait qui des pouvoirs publics ou des praticiens et des malades mentaient au sujet de la pénurie des médicaments qui sévit dans notre pays. En ce qui me concerne, la question ne se pose pas. Je sais qui, dans cette affaire, nous abuse. Le ministère de la santé. Les médicaments manquent en Algérie, c’est une réalité que vivent douloureusement nos concitoyens malades depuis plusieurs années, pour ne pas dire depuis toujours. Il est inutile de faire l’inventaire des produits qui ne sont pas disponibles. Chacun sait que ceux utilisés pour les maladies chroniques et graves, notamment ceux qui servent au traitement des cancers, sont actuellement importés par les malades eux-mêmes ou, fait inédit, de plus en plus proposés dans le commerce informel. Des molécules acheminées dans notre pays en dehors des circuits contrôlés par l’Etat, et/ou objets de trafics transfrontaliers ou encore détournées des pharmacies des hôpitaux… La presse algérienne en fait part depuis quelques jours.

Je connais au moins deux personnes qui sont victimes de cette situation. Une jeune femme porteuse d’un cancer du sein opéré qui importe pour une somme de 400 Euros par mois les médicaments indispensables à sa chimiothérapie et un homme diabétique en traitement pour une hépatite B depuis 2008 qui, en dépit de plusieurs démarches faites auprès de la CNAS et du ministère, s’est résigné à acheter son traitement en France pour une facture de 500 Euros par mois. Une réalité nationale, des assurés sociaux qui paient leur cotisation et qui ne seront, sans doute, jamais remboursés ; une situation gravissime qui met en danger, depuis plusieurs années, la vie de nombreux citoyens. lire la suite…

Suicide en Algérie : mystification et réalité 23 mai, 2012

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Ce texte a été publié dans le quotidien national d’informations « Liberté » en date du 22 et 23 mai 2012, sous le titre « le suicide en Algérie, entre sensationnel et réalité.

Des enfants viennent de se suicider dans notre pays. Un événement qui a jeté l’émoi dans la population et relancé le débat sur le suicide. Un phénomène qui serait en augmentation constante en Algérie. Depuis plusieurs années, les médias en font état de façon récurrente sans qu’un diagnostic sérieux de la situation ne soit fait. Pour autant, les pouvoirs publics ne semblent pas préoccupés par l’inquiétude croissante des citoyens. Ainsi, ce qui aurait été, en d’autres circonstances, un fait divers ordinaire – quand bien même le passage à l’acte suicidaire est toujours tragique – est devenu par le fait d’une information soutenue un fléau social menaçant. Le suicide est naturellement relié par le journaliste aux nombreux problèmes sociaux auxquels sont confrontés les citoyens, le désir de ce dernier étant d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la dégradation des conditions de vie des familles. Le battage médiatique autour de ce phénomène participe d’une bonne intention, c’est pourquoi  il est utile et nécessaire. Faut-il rappeler, en effet, que l’Algérie traverse actuellement une crise sociopolitique d’une rare gravité. La pauvreté s’est installée dans les foyers. Le chômage, notamment celui des jeunes, a atteint des proportions inquiétantes et les inégalités sociales sont flagrantes. Le passage à l’acte suicidaire ne peut, toutefois, être exclusivement réduit au désarroi et à la détresse générés par des problèmes de la vie. Une vulnérabilité particulière et/ou des troubles psychiques sous-jacents constituent, dans la grande majorité des cas, des éléments déterminants dans l’émergence de l’idée suicidaire et du passage à l’acte fatal. lire la suite…

Tailleurs de pierres et « négachas », un destin compromis et des droits Humains ignorés par la République. 12 décembre, 2011

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée le 30 décembre 2010 dans la quotidien national El Watan, rubrique « idées-débats ».

Je le propose, aujourd’hui, à mes lecteurs parce que l’actualité nationale vient de bégayer à nouveau.

Farouk Ksentini, le président de la CNCPPDH – organisation satellite du pouvoir – s’est, une fois de plus, ému – mieux vaut tard que jamais – du sort des algériens. Il a appelé les pouvoirs publics à regarder du côté  de nos jeunes concitoyens pour mieux comprendre leurs difficultés et y apporter les solutions appropriées.  Il souhaite convaincre les décideurs de décriminaliser l’émigration clandestine, la Harga, et leur demande de concentrer leurs efforts, pour lutter contre ce fléau, sur « la consolidation des droits sociaux des citoyens ». Courageusement, il va même jusqu’à manifester sa désapprobation quand aux solutions répressives apportées par l’Etat et trouve « inconcevable qu’un problème social reçoive pour seule réponse une action répressive privative de liberté ». C’est très bien, mais sera-t-il seulement entendu?
Selon le rapport 2010 de l’organisme que Monsieur Ksentini dirige, la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH), près de huit mille harragas ont été interceptés en cinq ans et plus de quatre cents autres ont perdu la vie dans cette aventure.

Voici le texte tel qu’il a été publié ce 30 décembre 2010.

Pour la première fois de sa courte existence, la commission consultative pour la protection et la promotion des droits de l’Homme (CNCPPDH) s’intéresse au sort des algériens. Elle s’émeut des résultats, plutôt alarmants, rendus par une enquête réalisée par le centre national d’études et d’analyses  pour la population et le développement (CENEAP).

Il est pour le moins surprenant que cet organisme « officiel » des droits de l’Homme – préoccupé, depuis sa création, par la seule promotion de la réconciliation nationale du chef de l’Etat – manifeste aujourd’hui, par la voix de son président, Farouk K’sentini, de l’inquiétude face au devenir du jeune algérien. Ce dernier découvre avec étonnement que 33% des jeunes algériens n’aiment plus leur pays et veulent le quitter ; il se rend compte que 60% d’entre eux n’ont pas de perspectives d’avenir et ne savent pas où « donner de la tête » ;  il s’aperçoit en outre que 73% n’ont pas de cadre de vie et naviguent au hasard ; enfin, il réalise que 90% n’adhèrent à aucune association, ce qui veut dire que nos jeunes concitoyens se détournent des affaires de la cité et qu’ils sont aux abonnés absents sur le plan social. Ce sont là, les chiffres effrayants, il faut le souligner, rendus par l’enquête en question. lire la suite…

A propos de l’éthique médicale 12 juillet, 2011

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié par le quotidien national d’information El Watan les 10, 11 et 12 décembre 2006. Je le soumets, aujourd’hui, aux lecteurs de mon blog parce qu’il me semble que la profession médicale est plus que jamais en danger. La morale médicale et la déontologie subissent des coups de boutoir qui mettent déjà en péril notre profession. Aujourd’hui, l’imposture a gagné notre corporation. L’usurpation de titres est devenue la règle et, pour « attirer »  à eux les malades, de nombreux confrères s’attribuent des compétences qu’ils n’ont pas. A l’exemple de tous ceux qui usurpent – dès lors qu’ils ont soutenu leur thèse – le titre de professeur en médecine. Une entorse à l’éthique, une faute; un comportement qui n’interpelle ni l’administration de tutelle – la faculté de médecine qui laisse faire -, ni le conseil de l’ordre, encore moins le ministère de la santé. Chacun est en droit de s’interroger sur la signification de la tolérance, des pouvoirs publics notamment, pour ce type de forfaiture. Ne voudrait-on pas, par cette attitude des autorités administratives  de ce pays, discréditer la profession, pour mieux la clientéliser et la soumettre. Une question, sans doute, opportune.

Pourquoi ces confrères s’abiment dans de tels comportements? Pourquoi manifestent-ils un tel empressement à se donner des titres qu’ils n’ont pas ou qu’ils n’ont pas encore obtenus? … Un comportement qui témoigne, en tous cas, de l’état de délabrement dans lequel se trouve la société algérienne en générale et la profession médicale en particulier. Ne serait-ce pas pour cela que les médecins sont déconsidérés? Le conflit qui opposent à l’Etat, depuis plusieurs mois,  les médecins spécialistes et les résidents de notre pays en est, au regard du mépris affiché par les pouvoirs publics, le symptôme révélateur. Une situation dangereuse pour la profession médicale et pour la mission qui lui est destinée: la santé du citoyen. 

Voici le texte tel qu’il a été publié en ce temps.

Nous venons d’élire les conseils régionaux et le conseil national de l’ordre des médecins. Les conditions dans lesquelles s’est déroulé ce scrutin sont discutables, pour ne pas dire contestables. Cet événement important pour la corporation a été organisé par l’administration alors qu’il doit être l’affaire exclusive et souveraine du corps médical. Le cafouillage autour de la date de son déroulement et les nombreux reports qui ont caractérisé cette dernière montrent combien sont importants les enjeux autour de ce scrutin et combien présider à l’ordre des médecins suscite de convoitises. L’élection du conseil régional a été contestée à Batna. A la suite de protestations dont les raisons semblent – selon de nombreux écrits relayés par la presse nationale – liées à une irrégularité (?) dans l’organisation du scrutin de juin dernier, l’administration a suspendu les activités des conseils régionaux et annulé sans aucune explication l’élection du conseil national. Ce dernier est reporté sine die au début du mois de septembre passé. Les tractations qui ont émaillé l’installation des membres du bureau du conseil national de l’éthique et du conseil national de déontologie médicale (CNDM) ont montré toutes les limites et le dérisoire de ce suffrage. Tout cela n’est pas bon pour l’avenir du conseil de l’ordre dont la souveraineté et le crédit sont hypothéqués.

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La centrale thermoélectrique d’Azzefoun: un projet qui ne veut pas voir le jour, pourquoi? 4 juin, 2011

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié, en date du 04 juin 2011, dans le quotidien national d’information Liberté.

Pourquoi ? C’est la question que j’ai posée au premier ministre, voilà plusieurs mois, et à laquelle il n’a pas encore répondu. Je ne veux pas voir dans ce silence la seule expression du mépris habituellement affiché – en violation de l’article 134 de la constitution – par certains membres du gouvernement à l’égard des interpellations des parlementaires. Un silence qui participe, sans doute aussi, de l’embarras d’un premier ministre qui se trouve face à un dossier d’un intérêt économique certain mais qui est également, du fait de son caractère stratégique, éminemment politique… un dossier qui ne relèverait donc pas de sa seule prérogative ? Mais si ce dernier n’a pas, dans ce dossier, le pouvoir de décision, qui doit alors décider ?…

Pour autant, à l’occasion de la présentation, durant l’automne dernier, de sa déclaration de politique générale et dans l’empoignade qu’il a eu avec les députés du RCD, Monsieur Ouyahia a, sûr de lui, affirmé à l’Assemblée nationale que le projet de la centrale thermoélectrique d’Azzefoun était bel et bien retenu. Un argument qu’il a utilisé dans son discours pour contredire l’idée – défendue par les parlementaires et les élus locaux du Rassemblement – selon laquelle le pouvoir s’est inscrit dans la logique du contre-développement de la wilaya de Tizi ouzou.

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Enlèvements de personnes en Kabylie : le ministre de l’intérieur se défausse sur les familles des victimes et les élus locaux. 30 janvier, 2011

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée, en date du 06 février 2011, dans le quotidien national  d’information, Liberté.

En avril 2010, j’ai adressé une correspondance à Yazid Zerhouni, alors ministre de l’intérieur, pour lui demander des explications sur l’absence de réaction de l’Etat face aux nombreux enlèvements de personnes, avec demandes de rançons, qui se sont produits en Kabylie. Ce ministre est parti sans qu’aucune réponse ne me soit parvenue. Au début du mois d’octobre dernier, je rends destinataire son successeur, Ould Kablia, d’un nouveau courrier. Nous venions de vivre le cinquante septième enlèvement. La réponse à cette deuxième interpellation est arrivée au bout de deux mois et demi. Déception, elle n’apporte aucune argumentation qui puisse me faire changer d’opinion et m’amener à croire à une possible volonté des pouvoirs publics d’apporter des clarifications sur les enlèvements commis dans notre région.

Après un silence de dix mois, le ministre de l’intérieur en poste me fait savoir que l’Etat algérien garantit la sécurité des biens et des personnes dans tout le pays, y compris en Kabylie. Me voilà rassuré et je ne peux que le remercier de m’apprendre, des fois que le doute m’en prit, que l’Etat a le souci du bien-être des citoyens ; encore que, de ce point de vue, il y a beaucoup à dire, notamment en matière de lutte contre le terrorisme.

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Enlèvements en Kabylie : aujourd’hui avec mort d’homme et un Etat toujours mutique. 27 novembre, 2010

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Cet article a été publié dans le quotidien national d’information Liberté, en date du samedi 27 novembre 2010.

Un autre enlèvement en Kabylie. Un de plus, un de trop. Avec cette fois-ci mort d’homme. Un entrepreneur connu dans la région pour son dynamisme, son sens des affaires mais surtout pour sa générosité. Un homme qui n’a pas accepté d’être pris en otage et qui a préféré mourir… Mais ce n’est pas la première fois que des hommes meurent par ici, parce qu’ils se sont défendus, défendu leurs biens ou ceux de l’Etat contre des agressions terroristes. J’ai encore en mémoire le postier de la commune d’Aït Mahmoud, abattu de sang froid par les assaillants qui étaient venu commettre le hold up de son bureau de poste. Il avait tenté de prévenir les services de sécurité. Faut-il rappeler qu’un jeune de 18 ans avait également laissé sa vie, ce jour là. Il était venu porter secours à l’employé des postes.

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Les grands malades algériens privés de médicaments, le résultat de l’incurie des pouvoirs publics. 13 octobre, 2010

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée dans le quotidien national El Watan, rubrique « Idées-Débats », du 05 octobre 2010, sous le titre: « La pénurie des médicaments révélée au grand jour, l’Etat dégage sa responsabilité ».

Je rappelle aux lecteurs de mon blog que j’ai fait, à ce sujet, une interpellation écrite au ministre de la santé, Monsieur Ould Abbas. Je n’ai pas encore eu de réponse. Toutefois, il semble que les choses commencent à bouger au ministère de la santé. Vous pouvez en juger au regard de ce petit article du périscope du journal le Soir d’Algérie du 10 octobre.

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Je ne peux m’empêcher de relever la gabegie dont se rendent coupables nos responsables et l’incurie avec laquelle ils gèrent les finances publiques. Le lecteur remarquera que pendant que le malade est privé de médicaments, des milliards sont gaspillés dans du matériel acheté et qui est ensuite laissé à l’abandon. Pour ce coup, cela se passe à la faculté de médecine de Tizi Ouzou.

Voici ma contribution telle qu’elle a été publiée dans El Watan.

« Les pouvoirs publics savent certainement – s’ils ne le savent pas, les voilà informés – que de nombreux médicaments ne sont pas fournis aux malades hospitalisés dans le secteur public, encore moins à ceux qui sont traités en ambulatoire. Il est de plus en plus souvent demandé à la famille, après que le médecin ait prescrit une ordonnance, d’acheter les médicaments à l’extérieur. Cela concerne un nombre important de produits pharmaceutiques, en particulier certains antibiotiques ou les médicaments utilisés pour traiter les maladies graves et chroniques et ceux qui n’ont pas de génériques disponibles sur le marché. Ces médicaments qui coûtent chers ne sont pas sur les étals des pharmacies hospitalières pour des raisons de budget. Les responsables de ces structures publiques arguent qu’elles disposent d’un financement qui n’est pas suffisant pour répondre à la grande demande en médicaments. Cette raison nous a été, bien sûr, invoquée officieusement. Quant au malade, il lui est simplement dit que le produit est en rupture de stock et qu’il doit le ramener de l’extérieur ».

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