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Suicide en Algérie : mystification et réalité 23 mai, 2012

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Ce texte a été publié dans le quotidien national d’informations « Liberté » en date du 22 et 23 mai 2012, sous le titre « le suicide en Algérie, entre sensationnel et réalité.

Des enfants viennent de se suicider dans notre pays. Un événement qui a jeté l’émoi dans la population et relancé le débat sur le suicide. Un phénomène qui serait en augmentation constante en Algérie. Depuis plusieurs années, les médias en font état de façon récurrente sans qu’un diagnostic sérieux de la situation ne soit fait. Pour autant, les pouvoirs publics ne semblent pas préoccupés par l’inquiétude croissante des citoyens. Ainsi, ce qui aurait été, en d’autres circonstances, un fait divers ordinaire – quand bien même le passage à l’acte suicidaire est toujours tragique – est devenu par le fait d’une information soutenue un fléau social menaçant. Le suicide est naturellement relié par le journaliste aux nombreux problèmes sociaux auxquels sont confrontés les citoyens, le désir de ce dernier étant d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la dégradation des conditions de vie des familles. Le battage médiatique autour de ce phénomène participe d’une bonne intention, c’est pourquoi  il est utile et nécessaire. Faut-il rappeler, en effet, que l’Algérie traverse actuellement une crise sociopolitique d’une rare gravité. La pauvreté s’est installée dans les foyers. Le chômage, notamment celui des jeunes, a atteint des proportions inquiétantes et les inégalités sociales sont flagrantes. Le passage à l’acte suicidaire ne peut, toutefois, être exclusivement réduit au désarroi et à la détresse générés par des problèmes de la vie. Une vulnérabilité particulière et/ou des troubles psychiques sous-jacents constituent, dans la grande majorité des cas, des éléments déterminants dans l’émergence de l’idée suicidaire et du passage à l’acte fatal. lire la suite…

Tailleurs de pierres et « négachas », un destin compromis et des droits Humains ignorés par la République. 12 décembre, 2011

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée le 30 décembre 2010 dans la quotidien national El Watan, rubrique « idées-débats ».

Je le propose, aujourd’hui, à mes lecteurs parce que l’actualité nationale vient de bégayer à nouveau.

Farouk Ksentini, le président de la CNCPPDH – organisation satellite du pouvoir – s’est, une fois de plus, ému – mieux vaut tard que jamais – du sort des algériens. Il a appelé les pouvoirs publics à regarder du côté  de nos jeunes concitoyens pour mieux comprendre leurs difficultés et y apporter les solutions appropriées.  Il souhaite convaincre les décideurs de décriminaliser l’émigration clandestine, la Harga, et leur demande de concentrer leurs efforts, pour lutter contre ce fléau, sur « la consolidation des droits sociaux des citoyens ». Courageusement, il va même jusqu’à manifester sa désapprobation quand aux solutions répressives apportées par l’Etat et trouve « inconcevable qu’un problème social reçoive pour seule réponse une action répressive privative de liberté ». C’est très bien, mais sera-t-il seulement entendu?
Selon le rapport 2010 de l’organisme que Monsieur Ksentini dirige, la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH), près de huit mille harragas ont été interceptés en cinq ans et plus de quatre cents autres ont perdu la vie dans cette aventure.

Voici le texte tel qu’il a été publié ce 30 décembre 2010.

Pour la première fois de sa courte existence, la commission consultative pour la protection et la promotion des droits de l’Homme (CNCPPDH) s’intéresse au sort des algériens. Elle s’émeut des résultats, plutôt alarmants, rendus par une enquête réalisée par le centre national d’études et d’analyses  pour la population et le développement (CENEAP).

Il est pour le moins surprenant que cet organisme « officiel » des droits de l’Homme – préoccupé, depuis sa création, par la seule promotion de la réconciliation nationale du chef de l’Etat – manifeste aujourd’hui, par la voix de son président, Farouk K’sentini, de l’inquiétude face au devenir du jeune algérien. Ce dernier découvre avec étonnement que 33% des jeunes algériens n’aiment plus leur pays et veulent le quitter ; il se rend compte que 60% d’entre eux n’ont pas de perspectives d’avenir et ne savent pas où « donner de la tête » ;  il s’aperçoit en outre que 73% n’ont pas de cadre de vie et naviguent au hasard ; enfin, il réalise que 90% n’adhèrent à aucune association, ce qui veut dire que nos jeunes concitoyens se détournent des affaires de la cité et qu’ils sont aux abonnés absents sur le plan social. Ce sont là, les chiffres effrayants, il faut le souligner, rendus par l’enquête en question. lire la suite…

A propos de l’éthique médicale 12 juillet, 2011

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié par le quotidien national d’information El Watan les 10, 11 et 12 décembre 2006. Je le soumets, aujourd’hui, aux lecteurs de mon blog parce qu’il me semble que la profession médicale est plus que jamais en danger. La morale médicale et la déontologie subissent des coups de boutoir qui mettent déjà en péril notre profession. Aujourd’hui, l’imposture a gagné notre corporation. L’usurpation de titres est devenue la règle et, pour « attirer »  à eux les malades, de nombreux confrères s’attribuent des compétences qu’ils n’ont pas. A l’exemple de tous ceux qui usurpent – dès lors qu’ils ont soutenu leur thèse – le titre de professeur en médecine. Une entorse à l’éthique, une faute; un comportement qui n’interpelle ni l’administration de tutelle – la faculté de médecine qui laisse faire -, ni le conseil de l’ordre, encore moins le ministère de la santé. Chacun est en droit de s’interroger sur la signification de la tolérance, des pouvoirs publics notamment, pour ce type de forfaiture. Ne voudrait-on pas, par cette attitude des autorités administratives  de ce pays, discréditer la profession, pour mieux la clientéliser et la soumettre. Une question, sans doute, opportune.

Pourquoi ces confrères s’abiment dans de tels comportements? Pourquoi manifestent-ils un tel empressement à se donner des titres qu’ils n’ont pas ou qu’ils n’ont pas encore obtenus? … Un comportement qui témoigne, en tous cas, de l’état de délabrement dans lequel se trouve la société algérienne en générale et la profession médicale en particulier. Ne serait-ce pas pour cela que les médecins sont déconsidérés? Le conflit qui opposent à l’Etat, depuis plusieurs mois,  les médecins spécialistes et les résidents de notre pays en est, au regard du mépris affiché par les pouvoirs publics, le symptôme révélateur. Une situation dangereuse pour la profession médicale et pour la mission qui lui est destinée: la santé du citoyen. 

Voici le texte tel qu’il a été publié en ce temps.

Nous venons d’élire les conseils régionaux et le conseil national de l’ordre des médecins. Les conditions dans lesquelles s’est déroulé ce scrutin sont discutables, pour ne pas dire contestables. Cet événement important pour la corporation a été organisé par l’administration alors qu’il doit être l’affaire exclusive et souveraine du corps médical. Le cafouillage autour de la date de son déroulement et les nombreux reports qui ont caractérisé cette dernière montrent combien sont importants les enjeux autour de ce scrutin et combien présider à l’ordre des médecins suscite de convoitises. L’élection du conseil régional a été contestée à Batna. A la suite de protestations dont les raisons semblent – selon de nombreux écrits relayés par la presse nationale – liées à une irrégularité (?) dans l’organisation du scrutin de juin dernier, l’administration a suspendu les activités des conseils régionaux et annulé sans aucune explication l’élection du conseil national. Ce dernier est reporté sine die au début du mois de septembre passé. Les tractations qui ont émaillé l’installation des membres du bureau du conseil national de l’éthique et du conseil national de déontologie médicale (CNDM) ont montré toutes les limites et le dérisoire de ce suffrage. Tout cela n’est pas bon pour l’avenir du conseil de l’ordre dont la souveraineté et le crédit sont hypothéqués.

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Le service civil des médecins spécialistes : un dispositif suranné et un anachronisme alibi. 29 juin, 2011

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée, ce jour 16 juin 2011, dans le quotidien national El Watan, rubrique « idées-débats ».

Les syndicats des résidents en médecine (CAMRA) comme ceux des généralistes et spécialistes de santé publique (SNPSP, SNPSSP), dans le conflit qui les opposent à l’Etat, pose le crucial problème de la survie de notre système de santé.

En revendiquant – pour les premiers l’abrogation du service civil et pour les seconds un statut particulier qui les restaure dans leur dignité – ils mettent en lumière l’obsolescence d’une politique de santé prisonnière des choix idéologiques faits par l’Etat algérien au début des années soixante dix. Une idéologie socialiste qui a opté pour une « médecine gratuite et à la portée de tous les citoyens ». Un choix en son temps, sans doute, généreux mais qui est aujourd’hui suranné et anachronique, parce qu’il ignore totalement les mutations fondamentales qui ont émaillé l’évolution de l’environnement économique national.

Il est actuellement loisible de constater que la médecine n’est plus gratuite, qu’elle est de moins en moins de bonne qualité et qu’elle n’est pas à la portée de l’algérien « lambda ». Les pouvoirs publics le savent, les citoyens et les médecins également. Pour autant, au ministère de la santé, on s’obstine à garder le regard détourné de cette réalité et – pour faire croire à l’algérien, en particulier celui qui réside à l’intérieur du pays, que l’on a le souci de sa santé – l’Etat s’agrippe à un dispositif injuste qui fait obligation, aux seuls médecins spécialistes, d’accomplir un service civil obligatoire. Pour avoir joui gratuitement de l’accès à l’université. C’est là un argument démagogique et une véritable hypocrisie. Pourquoi, de tous les cadres du pays qui ont bénéficié d’un « enseignement universitaire gratuit », seuls les médecins ont l’obligation d’accomplir le service civil ? N’a-t-on pas besoin, à l’intérieur du pays, d’ingénieurs, architectes, juristes, etc. ?

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La centrale thermoélectrique d’Azzefoun: un projet qui ne veut pas voir le jour, pourquoi? 4 juin, 2011

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié, en date du 04 juin 2011, dans le quotidien national d’information Liberté.

Pourquoi ? C’est la question que j’ai posée au premier ministre, voilà plusieurs mois, et à laquelle il n’a pas encore répondu. Je ne veux pas voir dans ce silence la seule expression du mépris habituellement affiché – en violation de l’article 134 de la constitution – par certains membres du gouvernement à l’égard des interpellations des parlementaires. Un silence qui participe, sans doute aussi, de l’embarras d’un premier ministre qui se trouve face à un dossier d’un intérêt économique certain mais qui est également, du fait de son caractère stratégique, éminemment politique… un dossier qui ne relèverait donc pas de sa seule prérogative ? Mais si ce dernier n’a pas, dans ce dossier, le pouvoir de décision, qui doit alors décider ?…

Pour autant, à l’occasion de la présentation, durant l’automne dernier, de sa déclaration de politique générale et dans l’empoignade qu’il a eu avec les députés du RCD, Monsieur Ouyahia a, sûr de lui, affirmé à l’Assemblée nationale que le projet de la centrale thermoélectrique d’Azzefoun était bel et bien retenu. Un argument qu’il a utilisé dans son discours pour contredire l’idée – défendue par les parlementaires et les élus locaux du Rassemblement – selon laquelle le pouvoir s’est inscrit dans la logique du contre-développement de la wilaya de Tizi ouzou.

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Enlèvements de personnes en Kabylie : le ministre de l’intérieur se défausse sur les familles des victimes et les élus locaux. 30 janvier, 2011

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée, en date du 06 février 2011, dans le quotidien national  d’information, Liberté.

En avril 2010, j’ai adressé une correspondance à Yazid Zerhouni, alors ministre de l’intérieur, pour lui demander des explications sur l’absence de réaction de l’Etat face aux nombreux enlèvements de personnes, avec demandes de rançons, qui se sont produits en Kabylie. Ce ministre est parti sans qu’aucune réponse ne me soit parvenue. Au début du mois d’octobre dernier, je rends destinataire son successeur, Ould Kablia, d’un nouveau courrier. Nous venions de vivre le cinquante septième enlèvement. La réponse à cette deuxième interpellation est arrivée au bout de deux mois et demi. Déception, elle n’apporte aucune argumentation qui puisse me faire changer d’opinion et m’amener à croire à une possible volonté des pouvoirs publics d’apporter des clarifications sur les enlèvements commis dans notre région.

Après un silence de dix mois, le ministre de l’intérieur en poste me fait savoir que l’Etat algérien garantit la sécurité des biens et des personnes dans tout le pays, y compris en Kabylie. Me voilà rassuré et je ne peux que le remercier de m’apprendre, des fois que le doute m’en prit, que l’Etat a le souci du bien-être des citoyens ; encore que, de ce point de vue, il y a beaucoup à dire, notamment en matière de lutte contre le terrorisme.

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Enlèvements en Kabylie : aujourd’hui avec mort d’homme et un Etat toujours mutique. 27 novembre, 2010

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié dans le quotidien national d’information Liberté, en date du samedi 27 novembre 2010.

Un autre enlèvement en Kabylie. Un de plus, un de trop. Avec cette fois-ci mort d’homme. Un entrepreneur connu dans la région pour son dynamisme, son sens des affaires mais surtout pour sa générosité. Un homme qui n’a pas accepté d’être pris en otage et qui a préféré mourir… Mais ce n’est pas la première fois que des hommes meurent par ici, parce qu’ils se sont défendus, défendu leurs biens ou ceux de l’Etat contre des agressions terroristes. J’ai encore en mémoire le postier de la commune d’Aït Mahmoud, abattu de sang froid par les assaillants qui étaient venu commettre le hold up de son bureau de poste. Il avait tenté de prévenir les services de sécurité. Faut-il rappeler qu’un jeune de 18 ans avait également laissé sa vie, ce jour là. Il était venu porter secours à l’employé des postes.

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Les grands malades algériens privés de médicaments, le résultat de l’incurie des pouvoirs publics. 13 octobre, 2010

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Cette contribution a été publiée dans le quotidien national El Watan, rubrique « Idées-Débats », du 05 octobre 2010, sous le titre: « La pénurie des médicaments révélée au grand jour, l’Etat dégage sa responsabilité ».

Je rappelle aux lecteurs de mon blog que j’ai fait, à ce sujet, une interpellation écrite au ministre de la santé, Monsieur Ould Abbas. Je n’ai pas encore eu de réponse. Toutefois, il semble que les choses commencent à bouger au ministère de la santé. Vous pouvez en juger au regard de ce petit article du périscope du journal le Soir d’Algérie du 10 octobre.

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Je ne peux m’empêcher de relever la gabegie dont se rendent coupables nos responsables et l’incurie avec laquelle ils gèrent les finances publiques. Le lecteur remarquera que pendant que le malade est privé de médicaments, des milliards sont gaspillés dans du matériel acheté et qui est ensuite laissé à l’abandon. Pour ce coup, cela se passe à la faculté de médecine de Tizi Ouzou.

Voici ma contribution telle qu’elle a été publiée dans El Watan.

« Les pouvoirs publics savent certainement – s’ils ne le savent pas, les voilà informés – que de nombreux médicaments ne sont pas fournis aux malades hospitalisés dans le secteur public, encore moins à ceux qui sont traités en ambulatoire. Il est de plus en plus souvent demandé à la famille, après que le médecin ait prescrit une ordonnance, d’acheter les médicaments à l’extérieur. Cela concerne un nombre important de produits pharmaceutiques, en particulier certains antibiotiques ou les médicaments utilisés pour traiter les maladies graves et chroniques et ceux qui n’ont pas de génériques disponibles sur le marché. Ces médicaments qui coûtent chers ne sont pas sur les étals des pharmacies hospitalières pour des raisons de budget. Les responsables de ces structures publiques arguent qu’elles disposent d’un financement qui n’est pas suffisant pour répondre à la grande demande en médicaments. Cette raison nous a été, bien sûr, invoquée officieusement. Quant au malade, il lui est simplement dit que le produit est en rupture de stock et qu’il doit le ramener de l’extérieur ».

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Le suicide, un thème récurrent au destin relié, malgré elle, à la Kabylie 16 mars, 2010

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Que la presse parle encore et encore du suicide est normal. Que celle-ci pose toute sa problématique pour amener les pouvoirs publics à s’y intéresser de plus près est dans l’ordre des choses et elle est dans son rôle. Mais qu’elle (la presse) relie le destin de ce phénomène sociologique à la seule  Kabylie est pour le moins inquiétant. Pourquoi veut-on absolument stigmatiser cette région quand on parle de suicide ? A quel dessein répond cette démarche ? Pourquoi ce titre ? » Se suicide-t-on en Kabylie plus qu’ailleurs? ». Des questions qui méritent d’être posées.

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Une loi de finances 2010 pour acheter la paix sociale 14 novembre, 2009

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié dans le quotidien national d’information, El watan, en date du 22 novembre 2009.

Une erreur d’inattention, concernant la dotation budgétaire de la manifestation « Tlemcen capitale de la culture islamique », s’est glissée dans le texte publié par El Watan. Il faut lire 6 milliards de DA au lieu de 6 millions. Budget autrement plus élevé – le lecteur l’aura noté – que celui dont a été doté le ministère de l’aménagement du territoire, de l’environnement et du tourisme. Cette erreur est corrigée dans la mouture publiée dans le blog.

Voici le texte.

Acheter la paix sociale. Un véritable casse-tête pour le pouvoir, une course contre la montre dont l’issue est incertaine. Est-ce le challenge adapté à la circonstance ? Sans doute, non. Parce qu’il est peut être déjà trop tard. Les jeunes algériens, et les moins jeunes d’ailleurs, n’aiment plus leur pays. Au mieux ils le quittent coûte que coûte, au pire ils lui témoignent une aversion violente et l’agresse.

L’Algérie n’a en effet jamais connu dans son histoire contemporaine autant d’émeutes que cette année et jamais il n’y a eu autant d’émigrants clandestins, de harragas. Chacun sait pourquoi nous en sommes là. Il est inutile d’y revenir. Une certitude taraude cependant les esprits : cette situation ne peut pas et ne doit pas durer car elle constitue un véritable risque pour la paix sociale. La révolte gronde dans les quartiers des villes et dans les villages et les hameaux les plus reculés du pays. Mais il n’y a pas que les émeutiers et les harragas qui menacent. Les universitaires – étudiants et enseignants – sont mécontents, le monde de l’éducation est en grève depuis plusieurs jours et les praticiens de la santé publique ne sont pas en reste. L’Algérie ressemble à un seau troué qui fuit de toutes parts. Les pouvoirs publics qui étaient sourds jusque là ont pris maintenant la mesure du danger. Mais en guise de solution aux nombreux problèmes qui hypothèquent la stabilité du pays, ils nous proposent une loi de finances 2010 qui met en place une politique d’assistance du citoyen. Une politique sociale qui dispose de 1000 milliards de DA. Une somme faramineuse pour acheter la paix sociale mais une réponse décalée et certainement inappropriée. Le pouvoir nous fait l’effet d’un pompier qui essaie de prévenir un incendie qu’il sait pourtant inévitable et qu’il ne fait que différer.

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