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Déclaration de politique générale et loi de finances 2011 : le pouvoir résolument autiste. 25 octobre, 2015

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié dans le quotidien El Watan, rubrique « idées débats », en date du 09 novembre 2010.

« … Les algériens, notamment les jeunes, cadres ou chômeurs, ont compris que la pauvreté qui s’est emparée de leur quotidien n’est en rien en relation avec le niveau de prospérité ou les richesses de la nation. Elle est, en réalité, relié à la nature du régime qui dirige le pays. Une caste boulimique qui s’enrichit et qui ne s’en cache pas. Une caste  prédatrice et indifférente au désespoir des familles qui émargent tous les jours à la pauvreté et à l’humiliation ».

J’écrivais cela dans une contribution parue le 24 mai 2009 dans le quotidien El Watan sous le titre : « les jeunes algériens, ces oubliés du programme du président ». C’était tout juste après la réélection de Bouteflika pour un troisième mandat et la présentation aux parlementaires, par l’actuel premier ministre, de son programme d’action.

Est-ce que la vie des algériens a depuis changé ? Est-ce qu’il y a moins de harragas, moins d’émeutes dans le pays ? Des questions auxquelles chacun peut répondre par la négative. Le projet de la loi de finances 2011 et la déclaration de politique générale du gouvernement ne sont ni prometteurs ni porteurs d’espoir. Ils viennent, avec les réponses du premier ministre aux interrogations des députés, confirmer que l’avenir du pays est sombre.

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Suicide, Toxicomanie, Emeutes, Harraga, Jeunesse et Désespérance. 5 octobre, 2015

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié par le quotidien national d’information El watan  les 29, 30 septembre et le 1 octobre 2007

Les médias algériens font état, depuis plusieurs mois, d’une augmentation du nombre de décès par suicide, d’un accroissement important du nombre de toxicomanes, des émeutes qui éclatent ici ou là et enfin d’un phénomène nouveau qui prend de plus en plus d’ampleur dans le pays, l’émigration clandestine ou « harraga ».
Le battage médiatique autour de ces événements, qui rythment la vie sociale et qui sont de l’avis général en relation avec les difficultés existentielles des citoyens, est bienvenu. Il est nécessaire et participe d’une bonne intention: attirer l’attention des pouvoirs publics sur la dégradation des conditions de vie des familles. L’Algérie, faut-il le rappeler, traverse depuis maintenant une quinzaine d’année une grave crise économique et sociale. La pauvreté s’est installée dans les foyers. Le chômage, en particulier celui des jeunes, a atteint des proportions inquiétantes et les inégalités sociales sont flagrantes. Tous les ingrédients pour l’émergence de la violence sociale sont réunis. Pourtant, le pays n’est plus endetté, le pétrole n’aura jamais atteint un tel coût et les réserves financières sont, nous dit-on, plus que confortables. Plusieurs dizaines de milliards de dollars…

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Les jeunes algériens, ces oubliés du programme du président. 20 juillet, 2015

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée en mai 2009 dans le quotidien national d’information El Watan. C’était quelques semaines après la prise de fonction pour un troisième mandat du chef de l’Etat. Le lecteur remarquera que, six années plus tard, rien n’a changé dans l’univers algérien, tant en ce qui concerne le développement économique et social qu’en ce qui concerne les conditions sécuritaires. Entre temps, le quatrième mandat est largement entamé.

Le plan d’action qui est actuellement en débat à l’assemblée nationale rappelle étrangement, à quelques nuances près, celui déjà voté en décembre dernier. Dans son chapitre premier, ce plan d’action fait, comme le précédent, un éloge appuyé de la réconciliation nationale et inscrit cette capitulation de la République devant le terrorisme comme l’argument essentiel pour « consolider une Algérie sereine ». Il y est dit que : «la porte demeure toujours ouverte devant tous ceux qui sauront se ressaisir et revenir dans les rangs de la nation ». Pour autant, les terroristes ne l’entendent pas de cette oreille, ils continuent à semer la mort et à apporter à l’Algérie son lot de deuils.

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Le boulevard des 12 salopards de Tizi Ouzou : une conséquence de la désastreuse politique publique de la toponymie en Algérie. 19 juin, 2015

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Ce texte a été publié dans le quotidien national « Liberté », en date du 11 mars 2013.

Il y a quelques mois, je reçois un courrier qui porte cette adresse: « 12 salopards, Nouvelle ville, Tizi Ouzou. Cette lettre m’est, sans doute, parvenue parce que le facteur me connait bien. Chacun comprendra que cela n’est pas, bien sûr, le nom officiel donné à cet important axe de la nouvelle ville. Pourtant depuis plus de 20 ans, le boulevard des frères Belhadj est ainsi désigné.

J’avais, en ce temps, fait part de mon indignation au maire de la ville et au premier responsable de la wilaya. J’avais également envoyé au bureau local du quotidien Liberté une copie de l’enveloppe dans l’espoir de susciter une réaction. Un petit billet est paru dans le radar de ce quotidien, en date du 19 janvier 2012. « Un médecin, dont le cabinet privé est situé au “Boulevard des Frères Belhadj” à Tizi Ouzou, a reçu tout récemment un courrier postal à l’adresse étonnante mais malheureusement insultante de… “Boulevard des douze salopards”, et ce, à défaut de porter la dénomination officielle de ce grand boulevard, situé à la Nouvelle-ville de Tizi Ouzou ». Un papier qui est passé inaperçu. lire la suite…

L’avenir de la psychiatrie infanto-juvénile en Algérie menacé par des querelles de pouvoir 12 décembre, 2014

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

La polémique autour du service de pédopsychiatrie de Chéraga n’est pas le fait du hasard. Elle est symptomatique du climat délétère qui prévaut, depuis plusieurs années, dans le monde de la psychiatrie de notre pays. Des conflits de personnes, de vaines rivalités et une course effrénée au pouvoir qui empoisonnent notre environnement professionnel. Des querelles qui sont loin du débat d’idées et de la confrontation des savoirs. Une guerre des chefs, feutrée, stérilisante et qui a occasionné des dégâts considérables, notamment sur le plan scientifique et dans la progression des carrières. Faut-il souligner que de nombreux psychiatres – pour ne pas avoir pris partie – ont été victimes de ces discordes? « Tu n’es pas avec moi, donc tu es contre moi ». Difficile de garder sa neutralité! Les représailles ont souvent été féroces. Prétendre à un sujet de thèse devient impossible, arriver à la soutenance est un parcours du combattant et passer l’épreuve avec succès dépend toujours de l’humeur ou des rancoeurs de l’un ou de l’autre. Des entraves aux carrières qui ont pour seul objectif: la soumission et l’allégeance au chef… pour que ce dernier étende son pouvoir et agrandisse son influence sur les territoires. Certains psychiatres – de jeunes loups aux dents longues – réussissent toutefois à rapidement progresser et à garantir, à leur carrière, une ascension fulgurante. Non pas parce que ceux-ci détiennent de compétences scientifiques particulières mais parce qu’ils ont fait le choix de l’obéissance. Une stratégie opérante qui les amène à leur tour aux portes du pouvoir. C’est ainsi que des thèses de piètre qualité sont confectionnées à la hâte et que des soutenances expéditives sont organisées à leur intention, avec des jurys complaisants. Des petits chefs en devenir. lire la suite…

La pédopsychiatrie algérienne en difficultés 30 novembre, 2014

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Ce plaidoyer a été publié il y a quelques jours dans le quotidien national d’information « Liberté ». Il met en relief la situation pour le moins délétère qui prévaut dans les secteurs de la santé et dans l’Université algérienne. Un service de pédopsychiatrie auquel a postulé un psychiatre pour adultes qui n’a pas l’expérience nécessaire en matière de psychiatrie infanto-juvénile et de l’adolescent, et cela sous le fallacieux prétexte d’un classement qui n’a ni légitimité scientifique, ni validité éthique. Pourquoi en est on arrivé à cette situation? J’imagine que les uns et les autres – je parle de ceux qui ont présidé au destin de la psychiatrie dans ce pays – ont toute la responsabilité dans ce qui est arrivé. La lutte des clans et pour le pouvoir est passée par là. Mais ce n’est sans doute pas le moment de soulever ce problème. Pour l’heure, la pédopsychiatrie vit des moments difficiles. Je laisse les lecteurs de mon blog découvrir ce qui se passe. Le texte que je leur propose est évocateur. Une pétition est entrain de circuler sur le Net, il faut aller la signer. Vous la trouverez en bas de page.

Voici le texte.

Les équipes des services de pédopsychiatrie d’Alger, de Constantine et de Blida s’adressent à l’opinion publique pour dénoncer un fait grave qui a entaché l’opération du choix des postes de chef de service hospitalo-universitaires du 25 juin 2014. Ce fait porte atteinte à la crédibilité de la santé publique et à l’université algérienne. Il s’agit d’un maître de conférence A de psychiatrie d’adultes, qui n’a aucun lien avec la pédopsychiatrie, qui a fait le choix d’un service de pédopsychiatrie (psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent) qui fonctionne depuis plus de vingt ans et qui constitue une référence à l’échelle nationale. Lors d’une réunion avec les responsables des deux ministères de tutelle (Enseignement supérieur et Santé) et en présence du syndicat, la proposition que le choix des postes puisse se faire indistinctement entre pédopsychiatrie et psychiatrie a été retenue. Cette décision s’est faite au mépris de l’arrêté de création de la pédopsychiatrie comme discipline à part entière, distincte de la psychiatrie d’adultes, et des circulaires du 30 septembre 2013 et du 27 janvier 2014 qui organisent le concours.

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Drame du stade de Tizi Ouzou: la responsabilité du pouvoir politique est entièrement engagée 26 août, 2014

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

C’est le titre que j’ai donné à la contribution que j’ai publié aujourd’hui, 26 août 2014, dans le quotidien national d’information « Liberté ». Une contribution qui fait suite au meurtre du joueur camerounais qui évolue sous les couleurs du club kabyle, la JSK (Jeunesse Sportive de Kabylie). Un  événement, une tragédie, qui a consterné la population de la région en général et les supporters du club en particulier.

Voici le texte tel qu’il a été publié dans la version électronique du journal.

Ce qui vient de se produire au stade de Tizi Ouzou est consternant, grave. Un joueur y laisse la vie uniquement parce que lui et ses coéquipiers n’ont pas offert la victoire que les spectateurs attendaient.  Une pluie de projectiles s’abat sur le terrain. Une main experte touche la cible, et l’irréparable est arrivé. L’assassinat est commis. Un des supporters, un fan, devient meurtrier pour avoir été privé d’une victoire. Une frustration de toute évidence insupportable.
Sans doute que l’auteur de cet acte — comme tous ceux qui ont jeté les projectiles sur le terrain — n’avait pas l’intention de donner la mort. Il n’avait pas mesuré les possibles conséquences de son geste. Il ne sait peut-être pas — pas encore — que c’est la pierre qui était entre ses mains qui a porté  le coup fatal. La mort n’était pas prévue. Il dira que ce n’est pas lui, c’est l’autre, c’est tous, qu’il n’a en tout cas pas fait exprès, que c’était un accident. Comme si cela pouvait l’exonérer de sa culpabilité. Pour autant, les faits sont là. Il y a eu mort d’homme. lire la suite…

Un quatrième mandat pour le président? Je ne veux pas y croire. 17 novembre, 2013

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Le FLN vient de déclarer le président de la République comme son candidat pour l’élection présidentielle d’avril prochain. Mr Bouteflika sera donc candidat à sa succession, si l’on s’en tient du moins au désir des membres du comité centrale de ce parti. Même si  la presse nationale a relayé cette information comme un événement certain, je reste convaincu que tout cela participe de la gesticulation des rentiers du système qui veulent que leurs immenses privilèges continuent de durer. Mr Bouteflika ne se représentera pas. En tout cas, je ne veux pas y croire. Je le disais dans un papier antérieur que j’ai posté dans ce blog. Le président est fatigué. Il est sans doute une erreur de penser qu’il n’est pas conscient des limites que lui impose son état de santé et que le pouvoir a obscurci sa conscience au point de perdre la raison. Les personnes qui l’entourent et qui ont profité de son règne ne veulent rien perdre des profits importants qu’ils ont engrangés durant cette période… et elle a été longue, 15 ans. Pourquoi pas 5 années de plus. C’est pourquoi, ils tentent de prendre en otage leur bienfaiteur et de le mettre devant le fait accompli. Un quatrième mandat…

Mais pour l’Algérie et son peuple, les trois mandats passés n’ont pas apporté la prospérité et le bonheur attendus, en particulier pour les plus jeunes. Il y a quatre années, j’ai publié une contribution dans le quotidien El Watan. Mr Bouteflika venait d’être réélu pour un troisième mandat. Je la propose aux lecteurs de mon blog. Chacun pourra remarquer que depuis, la situation dans notre pays s’est singulièrement compliquée. Alors, un quatrième mandat…

Les jeunes algériens, ces oubliés du programme du Président

Le plan d’action qui est actuellement en débat à l’assemblée nationale rappelle étrangement, à quelques nuances près, celui déjà voté en décembre dernier. Dans son chapitre premier, ce plan d’action fait, comme le précédent, un éloge appuyé de la réconciliation nationale et inscrit cette capitulation de la République devant le terrorisme comme l’argument essentiel pour « consolider une Algérie sereine ». Il y est dit que : «la porte demeure toujours ouverte devant tous ceux qui sauront se ressaisir et revenir dans les rangs de la nation ». lire la suite…

Les tailleurs de pierres: une dixième victime de la silicose dans la wilaya de Tizi Ouzou 6 septembre, 2013

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Un jeune homme âgé d’une trentaine d’années vient de décéder de silicose dans la région de Makouda. Il était tailleur de pierre. La dixième victime de la wilaya de Tizi Ouzou. Mais les victimes de cette affection pulmonaire, due à l’inhalation des poussières produites par la taille de la pierre, sont très nombreuses. Elles le sont encore plus à l’est du pays, dans la région de Batna, à T’Kout. Une véritable hécatombe sous le regard indifférent des pouvoirs publics…qui constatent et qui n’apportent pas de solution radicale à ce problème de santé publique. Une indifférence qui s’exprime également vis-à-vis de « négachas », ces jeunes chômeurs qui piochent le ciment restant dans les cocottes de transport de ce matériau de construction. Un travail exécuté aux abords des cimenteries et qui ne peut pas échapper au regard des services de l’Etat concernés. Une « profession » à haut risque, qui abime indéniablement la santé… pour un revenu modique. Le décès de cet ouvrier de la pierre de Makouda, comme tous les autres, est révoltant. Une situation qui dure et que j’ai dénoncée déjà, il y a quelques années, dans une contribution publiée dans la presse nationale. Je la livre à nouveau aux lecteurs.

Voici le texte tel qu’il a été publié, ce 30 décembre 2010, dans le quotidien El Watan sous le titre : « tailleurs de pierres et « négachas », un destin compromis et des droits Humains ignorés par la République ». Le lecteur comprendra que le mode de gouvernance n’a pas changé depuis, et que l’Algérie – en tout cas le sort de sa population, notamment les jeunes – fait du sur place.

Pour la première fois de sa courte existence, la commission consultative pour la protection et la promotion des droits de l’Homme (CNCPPDH) s’intéresse au sort des algériens. Elle s’émeut des résultats, plutôt alarmants, rendus par une enquête réalisée par le centre national d’études et d’analyses  pour la population et le développement (CENEAP). lire la suite…

Les médecins de santé publique reprennent leur mouvement de protestation… le ministre de la santé menace. 17 mai, 2013

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée le 13 février 2010 dans le quotidien national d’information, El Watan sous le titre: « menace sur la santé publique…dans l’indifférence des pouvoirs publics ».

Je la livre, à nouveau, aux lecteurs de mon blog parce que le bras de fer – qui oppose les praticiens de santé publique (généralistes et spécialistes) à l’Etat – a pris une dimension autrement plus importante et, sans doute, plus grave. Vient s’ajouter à cela, ce qui n’arrange pas les choses, la contestation – pour des raisons légitimes, il faut le souligner – des autres acteurs des services de santé… Les pouvoirs publics ne semblent pas prendre la mesure de la gravité de cette situation. Ils laissent pourrir les choses, ils alternent intimidations et menaces avec les discours démagogiques et les promesses sans lendemain. De tergiversation en manipulation, les différents ministres de la santé, qui se sont succédés, ont montré leur incapacité à prendre en charge les revendications des grévistes. Ces commis de l’État se sont enfermés dans le déni d’une réalité de plus en plus criante. Ils se sont employés à culpabiliser et à jeter à la vindicte populaire les grévistes en les accusant notamment d’être à l’origine du délabrement de notre système de santé. L’actuel ministre, pour ne pas déroger à la règle, use des mêmes méthodes. Il vient de demander à son administration de sévir et de ponctionner sur les salaires. Quant à résoudre le crucial problème de la dignité des médecins de santé publique et des corps associés – parce qu’il s’agit en réalité de dignité -, le premier responsable du département de la santé fait preuve de mauvaise volonté et/ou d’incompétence. Mais n’était-ce pas le même scénario avec Barkat et Ould Abbès, les précédents ministres ?

Voici cette contribution. Le lecteur appréciera, sans doute, sa pertinente actualité.

Les médecins de santé publique, généralistes et spécialistes, sont engagés dans un mouvement de protestation, depuis plusieurs semaines, sans que les pouvoirs publics ne s’en émeuvent outre mesure. Voilà tout un pan de notre système de santé, le plus important – je devrais dire la colonne vertébrale – qui est en crise, une prestation médicale en direction des citoyens qui est chahutée et mise à mal, sans que le ministre de tutelle n’ouvre un dialogue et ne prenne en charge le problème. Pis que cela, ce dernier fait la sourde oreille et affiche un « mépris inacceptable », sous prétexte que les revendications formulées par les praticiens sont du ressort de la fonction publique. Le premier ministre a été lui-même interpellé et le président de la République rendu destinataire d’une lettre ouverte. Les autorités se sont emmurées dans un silence total qui exacerbe davantage le courroux des praticiens.

Pour autant, le conflit qui oppose, à leur administration, les praticiens de la santé publique et leurs syndicats, SNPSP (syndicat national des praticiens de santé publique) et SNPSSP (syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique) n’est pas d’aujourd’hui. Il date de plusieurs années.

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