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L’avenir de la psychiatrie infanto-juvénile en Algérie menacé par des querelles de pouvoir 12 décembre, 2014

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

La polémique autour du service de pédopsychiatrie de Chéraga n’est pas le fait du hasard. Elle est symptomatique du climat délétère qui prévaut, depuis plusieurs années, dans le monde de la psychiatrie de notre pays. Des conflits de personnes, de vaines rivalités et une course effrénée au pouvoir qui empoisonnent notre environnement professionnel. Des querelles qui sont loin du débat d’idées et de la confrontation des savoirs. Une guerre des chefs, feutrée, stérilisante et qui a occasionné des dégâts considérables, notamment sur le plan scientifique et dans la progression des carrières. Faut-il souligner que de nombreux psychiatres – pour ne pas avoir pris partie – ont été victimes de ces discordes? « Tu n’es pas avec moi, donc tu es contre moi ». Difficile de garder sa neutralité! Les représailles ont souvent été féroces. Prétendre à un sujet de thèse devient impossible, arriver à la soutenance est un parcours du combattant et passer l’épreuve avec succès dépend toujours de l’humeur ou des rancoeurs de l’un ou de l’autre. Des entraves aux carrières qui ont pour seul objectif: la soumission et l’allégeance au chef… pour que ce dernier étende son pouvoir et agrandisse son influence sur les territoires. Certains psychiatres – de jeunes loups aux dents longues – réussissent toutefois à rapidement progresser et à garantir, à leur carrière, une ascension fulgurante. Non pas parce que ceux-ci détiennent de compétences scientifiques particulières mais parce qu’ils ont fait le choix de l’obéissance. Une stratégie opérante qui les amène à leur tour aux portes du pouvoir. C’est ainsi que des thèses de piètre qualité sont confectionnées à la hâte et que des soutenances expéditives sont organisées à leur intention, avec des jurys complaisants. Des petits chefs en devenir. lire la suite…

La pédopsychiatrie algérienne en difficultés 30 novembre, 2014

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Ce plaidoyer a été publié il y a quelques jours dans le quotidien national d’information « Liberté ». Il met en relief la situation pour le moins délétère qui prévaut dans les secteurs de la santé et dans l’Université algérienne. Un service de pédopsychiatrie auquel a postulé un psychiatre pour adultes qui n’a pas l’expérience nécessaire en matière de psychiatrie infanto-juvénile et de l’adolescent, et cela sous le fallacieux prétexte d’un classement qui n’a ni légitimité scientifique, ni validité éthique. Pourquoi en est on arrivé à cette situation? J’imagine que les uns et les autres – je parle de ceux qui ont présidé au destin de la psychiatrie dans ce pays – ont toute la responsabilité dans ce qui est arrivé. La lutte des clans et pour le pouvoir est passée par là. Mais ce n’est sans doute pas le moment de soulever ce problème. Pour l’heure, la pédopsychiatrie vit des moments difficiles. Je laisse les lecteurs de mon blog découvrir ce qui se passe. Le texte que je leur propose est évocateur. Une pétition est entrain de circuler sur le Net, il faut aller la signer. Vous la trouverez en bas de page.

Voici le texte.

Les équipes des services de pédopsychiatrie d’Alger, de Constantine et de Blida s’adressent à l’opinion publique pour dénoncer un fait grave qui a entaché l’opération du choix des postes de chef de service hospitalo-universitaires du 25 juin 2014. Ce fait porte atteinte à la crédibilité de la santé publique et à l’université algérienne. Il s’agit d’un maître de conférence A de psychiatrie d’adultes, qui n’a aucun lien avec la pédopsychiatrie, qui a fait le choix d’un service de pédopsychiatrie (psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent) qui fonctionne depuis plus de vingt ans et qui constitue une référence à l’échelle nationale. Lors d’une réunion avec les responsables des deux ministères de tutelle (Enseignement supérieur et Santé) et en présence du syndicat, la proposition que le choix des postes puisse se faire indistinctement entre pédopsychiatrie et psychiatrie a été retenue. Cette décision s’est faite au mépris de l’arrêté de création de la pédopsychiatrie comme discipline à part entière, distincte de la psychiatrie d’adultes, et des circulaires du 30 septembre 2013 et du 27 janvier 2014 qui organisent le concours.

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Drame du stade de Tizi Ouzou: la responsabilité du pouvoir politique est entièrement engagée 26 août, 2014

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

C’est le titre que j’ai donné à la contribution que j’ai publié aujourd’hui, 26 août 2014, dans le quotidien national d’information « Liberté ». Une contribution qui fait suite au meurtre du joueur camerounais qui évolue sous les couleurs du club kabyle, la JSK (Jeunesse Sportive de Kabylie). Un  événement, une tragédie, qui a consterné la population de la région en général et les supporters du club en particulier.

Voici le texte tel qu’il a été publié dans la version électronique du journal.

Ce qui vient de se produire au stade de Tizi Ouzou est consternant, grave. Un joueur y laisse la vie uniquement parce que lui et ses coéquipiers n’ont pas offert la victoire que les spectateurs attendaient.  Une pluie de projectiles s’abat sur le terrain. Une main experte touche la cible, et l’irréparable est arrivé. L’assassinat est commis. Un des supporters, un fan, devient meurtrier pour avoir été privé d’une victoire. Une frustration de toute évidence insupportable.
Sans doute que l’auteur de cet acte — comme tous ceux qui ont jeté les projectiles sur le terrain — n’avait pas l’intention de donner la mort. Il n’avait pas mesuré les possibles conséquences de son geste. Il ne sait peut-être pas — pas encore — que c’est la pierre qui était entre ses mains qui a porté  le coup fatal. La mort n’était pas prévue. Il dira que ce n’est pas lui, c’est l’autre, c’est tous, qu’il n’a en tout cas pas fait exprès, que c’était un accident. Comme si cela pouvait l’exonérer de sa culpabilité. Pour autant, les faits sont là. Il y a eu mort d’homme. lire la suite…

Transmettre le savoir : un devoir, une exigence éthique. 3 décembre, 2013

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée ce jour, 03 décembre 2013, dans le quotidien national d’informations Liberté. Il s’agit d’un témoignage que j’ai rendu au Pr Boucebci à l’occasion du colloque organisé le 15 juin dernier pour commémorer l’anniversaire de son assassinat. Pour le rappeler à la mémoire de tous ceux qui l’ont connu et qui n’ont pas l’occasion de participer aux journées de la Fondation éponyme, j’ai pensé opportun de publier ce témoignage dans la presse écrite. C’est chose faite. Le voici pour les lecteurs de mon blog.

Le mois de novembre, le 22, est la date anniversaire de la naissance du Pr Boucebci. Une occasion pour le rappeler à notre souvenir et une opportunité pour mettre en relief une vertu qui avait, de son vivant, animé cet homme de Sciences: la transmission du savoir et de la connaissance. Une valeur sacrée qui a, pour lui, constitué non seulement une exigence de tous les instants mais également un objectif permanent. Voilà un véritable engagement patriotique qui a été longtemps ignoré puis cruellement stoppé par la bêtise et l’ignorance. lire la suite…

Un quatrième mandat pour le président? Je ne veux pas y croire. 17 novembre, 2013

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Le FLN vient de déclarer le président de la République comme son candidat pour l’élection présidentielle d’avril prochain. Mr Bouteflika sera donc candidat à sa succession, si l’on s’en tient du moins au désir des membres du comité centrale de ce parti. Même si  la presse nationale a relayé cette information comme un événement certain, je reste convaincu que tout cela participe de la gesticulation des rentiers du système qui veulent que leurs immenses privilèges continuent de durer. Mr Bouteflika ne se représentera pas. En tout cas, je ne veux pas y croire. Je le disais dans un papier antérieur que j’ai posté dans ce blog. Le président est fatigué. Il est sans doute une erreur de penser qu’il n’est pas conscient des limites que lui impose son état de santé et que le pouvoir a obscurci sa conscience au point de perdre la raison. Les personnes qui l’entourent et qui ont profité de son règne ne veulent rien perdre des profits importants qu’ils ont engrangés durant cette période… et elle a été longue, 15 ans. Pourquoi pas 5 années de plus. C’est pourquoi, ils tentent de prendre en otage leur bienfaiteur et de le mettre devant le fait accompli. Un quatrième mandat…

Mais pour l’Algérie et son peuple, les trois mandats passés n’ont pas apporté la prospérité et le bonheur attendus, en particulier pour les plus jeunes. Il y a quatre années, j’ai publié une contribution dans le quotidien El Watan. Mr Bouteflika venait d’être réélu pour un troisième mandat. Je la propose aux lecteurs de mon blog. Chacun pourra remarquer que depuis, la situation dans notre pays s’est singulièrement compliquée. Alors, un quatrième mandat…

Les jeunes algériens, ces oubliés du programme du Président

Le plan d’action qui est actuellement en débat à l’assemblée nationale rappelle étrangement, à quelques nuances près, celui déjà voté en décembre dernier. Dans son chapitre premier, ce plan d’action fait, comme le précédent, un éloge appuyé de la réconciliation nationale et inscrit cette capitulation de la République devant le terrorisme comme l’argument essentiel pour « consolider une Algérie sereine ». Il y est dit que : «la porte demeure toujours ouverte devant tous ceux qui sauront se ressaisir et revenir dans les rangs de la nation ». lire la suite…

Les tailleurs de pierres: une dixième victime de la silicose dans la wilaya de Tizi Ouzou 6 septembre, 2013

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Un jeune homme âgé d’une trentaine d’années vient de décéder de silicose dans la région de Makouda. Il était tailleur de pierre. La dixième victime de la wilaya de Tizi Ouzou. Mais les victimes de cette affection pulmonaire, due à l’inhalation des poussières produites par la taille de la pierre, sont très nombreuses. Elles le sont encore plus à l’est du pays, dans la région de Batna, à T’Kout. Une véritable hécatombe sous le regard indifférent des pouvoirs publics…qui constatent et qui n’apportent pas de solution radicale à ce problème de santé publique. Une indifférence qui s’exprime également vis-à-vis de « négachas », ces jeunes chômeurs qui piochent le ciment restant dans les cocottes de transport de ce matériau de construction. Un travail exécuté aux abords des cimenteries et qui ne peut pas échapper au regard des services de l’Etat concernés. Une « profession » à haut risque, qui abime indéniablement la santé… pour un revenu modique. Le décès de cet ouvrier de la pierre de Makouda, comme tous les autres, est révoltant. Une situation qui dure et que j’ai dénoncée déjà, il y a quelques années, dans une contribution publiée dans la presse nationale. Je la livre à nouveau aux lecteurs.

Voici le texte tel qu’il a été publié, ce 30 décembre 2010, dans le quotidien El Watan sous le titre : « tailleurs de pierres et « négachas », un destin compromis et des droits Humains ignorés par la République ». Le lecteur comprendra que le mode de gouvernance n’a pas changé depuis, et que l’Algérie – en tout cas le sort de sa population, notamment les jeunes – fait du sur place.

Pour la première fois de sa courte existence, la commission consultative pour la protection et la promotion des droits de l’Homme (CNCPPDH) s’intéresse au sort des algériens. Elle s’émeut des résultats, plutôt alarmants, rendus par une enquête réalisée par le centre national d’études et d’analyses  pour la population et le développement (CENEAP). lire la suite…

Les médecins de santé publique reprennent leur mouvement de protestation… le ministre de la santé menace. 17 mai, 2013

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée le 13 février 2010 dans le quotidien national d’information, El Watan sous le titre: « menace sur la santé publique…dans l’indifférence des pouvoirs publics ».

Je la livre, à nouveau, aux lecteurs de mon blog parce que le bras de fer – qui oppose les praticiens de santé publique (généralistes et spécialistes) à l’Etat – a pris une dimension autrement plus importante et, sans doute, plus grave. Vient s’ajouter à cela, ce qui n’arrange pas les choses, la contestation – pour des raisons légitimes, il faut le souligner – des autres acteurs des services de santé… Les pouvoirs publics ne semblent pas prendre la mesure de la gravité de cette situation. Ils laissent pourrir les choses, ils alternent intimidations et menaces avec les discours démagogiques et les promesses sans lendemain. De tergiversation en manipulation, les différents ministres de la santé, qui se sont succédés, ont montré leur incapacité à prendre en charge les revendications des grévistes. Ces commis de l’État se sont enfermés dans le déni d’une réalité de plus en plus criante. Ils se sont employés à culpabiliser et à jeter à la vindicte populaire les grévistes en les accusant notamment d’être à l’origine du délabrement de notre système de santé. L’actuel ministre, pour ne pas déroger à la règle, use des mêmes méthodes. Il vient de demander à son administration de sévir et de ponctionner sur les salaires. Quant à résoudre le crucial problème de la dignité des médecins de santé publique et des corps associés – parce qu’il s’agit en réalité de dignité -, le premier responsable du département de la santé fait preuve de mauvaise volonté et/ou d’incompétence. Mais n’était-ce pas le même scénario avec Barkat et Ould Abbès, les précédents ministres ?

Voici cette contribution. Le lecteur appréciera, sans doute, sa pertinente actualité.

Les médecins de santé publique, généralistes et spécialistes, sont engagés dans un mouvement de protestation, depuis plusieurs semaines, sans que les pouvoirs publics ne s’en émeuvent outre mesure. Voilà tout un pan de notre système de santé, le plus important – je devrais dire la colonne vertébrale – qui est en crise, une prestation médicale en direction des citoyens qui est chahutée et mise à mal, sans que le ministre de tutelle n’ouvre un dialogue et ne prenne en charge le problème. Pis que cela, ce dernier fait la sourde oreille et affiche un « mépris inacceptable », sous prétexte que les revendications formulées par les praticiens sont du ressort de la fonction publique. Le premier ministre a été lui-même interpellé et le président de la République rendu destinataire d’une lettre ouverte. Les autorités se sont emmurées dans un silence total qui exacerbe davantage le courroux des praticiens.

Pour autant, le conflit qui oppose, à leur administration, les praticiens de la santé publique et leurs syndicats, SNPSP (syndicat national des praticiens de santé publique) et SNPSSP (syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique) n’est pas d’aujourd’hui. Il date de plusieurs années.

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Faut-il une refondation du système de santé algérien et quel avenir pour la médecine gratuite? 25 octobre, 2012

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a paru ce jour premier novembre 2012 dans le quotidien « Liberté », sous le titre : une refondation du système de santé algérien. Quel avenir pour la médecine gratuite ?

Le conseil de l’ordre des médecins, section ordinale régionale de Constantine, a organisé en juin dernier une journée placée sous le signe du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays et consacrée au bilan du secteur de la santé. Une opportunité pour faire une rétrospective sur le chemin qui a été parcouru par celui-ci depuis que l’Algérie a recouvré sa liberté, d’en dresser aujourd’hui le bilan et de regarder avec lucidité l’avenir. L’occasion pour débattre enfin de notre système de soins.

Parmi les communications présentées, durant cette rencontre, nombreuses ont été celles qui ont établi un constat sombre de la situation sanitaire dans notre pays. S’il est vrai que notre système de santé est à bout de souffle et que ce secteur rencontre à présent de graves difficultés, il serait toutefois injuste de faire dans le nihilisme et d’occulter les bénéfices qu’il a apportés par le passé à nos concitoyens. Il avait, en effet, répondu avec efficacité au besoin d’une population qui s’était retrouvée au lendemain de la libération sans couverture sanitaire, avec une espérance-vie des personnes à 50 ans et une mortalité infantile à 180 pour 1000 naissances. Est-il nécessaire de souligner que l’Algérie disposait, après le départ des français, tout au plus de 200 médecins ?… Pour 10 millions d’âmes. lire la suite…

Un autre enlèvement s’est produit aujourd’hui à Béni Douala. 21 septembre, 2012

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Un agriculteur a été enlevé aujourd’hui, 21 septembre, à Béni Douala. Le sixième dans cette région et le soixante dixième dans la wilaya de Tizi Ouzou. Des enlèvements qui se sont- hormis l’assassinat d’un entrepreneur qui ne s’était pas laissé faire- terminés, pour la plupart, par le paiement de la rançon. Les pouvoirs publics ont, à chaque fois, failli et montré leur incapacité à lutter contre ce phénomène qui terrorise les habitants et fait fuir les opérateurs économiques investisseurs dans la région. J’avais, du temps où j’étais député de la nation, interpellé  tour à tour les ministres Zerhouni et Ould Kablia pour leur demander de mettre tous les moyens de l’Etat pour mettre fin à cette situation. Le premier ne m’a pas répondu, le second a « fait porter le chapeau » aux citoyens de la wilaya. Outré par une telle attitude, j’avais, pour dénoncer la réponse du commis de l’Etat, écrit un papier dans la presse. Force est de constater que nous en sommes aujourd’hui au même point.

Je propose à nouveau cette contribution aux lecteurs de ce blog. lire la suite…

Pénurie des médicaments en Algérie : le ministère de la santé a toujours menti. 19 juin, 2012

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

La polémique sur la pénurie des médicaments s’intensifie. Les syndicats de médecins accusent le ministère de la santé d’inertie. Ce dernier s’enfonce dans son autisme et continue d’accuser les « autres » de cette situation. J’avais en septembre 2010 écrit au ministre pour attirer son attention sur ce problème et j’avais un peu plus tard publié une contribution dans la presse (El Watan). De toute évidence, le problème reste entier. C’est pourquoi, j’ai écrit cette nouvelle contribution, publiée ce jour, jeudi 21 juin 2012, dans le quotidien Liberté sous le titre:  Praticiens et pouvoirs publics se rejettent la balle. Pénurie de médicaments : à qui la faute ?

En première page de sa livraison du lundi 18 juin, le quotidien Liberté s’interrogeait qui des pouvoirs publics ou des praticiens et des malades mentaient au sujet de la pénurie des médicaments qui sévit dans notre pays. En ce qui me concerne, la question ne se pose pas. Je sais qui, dans cette affaire, nous abuse. Le ministère de la santé. Les médicaments manquent en Algérie, c’est une réalité que vivent douloureusement nos concitoyens malades depuis plusieurs années, pour ne pas dire depuis toujours. Il est inutile de faire l’inventaire des produits qui ne sont pas disponibles. Chacun sait que ceux utilisés pour les maladies chroniques et graves, notamment ceux qui servent au traitement des cancers, sont actuellement importés par les malades eux-mêmes ou, fait inédit, de plus en plus proposés dans le commerce informel. Des molécules acheminées dans notre pays en dehors des circuits contrôlés par l’Etat, et/ou objets de trafics transfrontaliers ou encore détournées des pharmacies des hôpitaux… La presse algérienne en fait part depuis quelques jours.

Je connais au moins deux personnes qui sont victimes de cette situation. Une jeune femme porteuse d’un cancer du sein opéré qui importe pour une somme de 400 Euros par mois les médicaments indispensables à sa chimiothérapie et un homme diabétique en traitement pour une hépatite B depuis 2008 qui, en dépit de plusieurs démarches faites auprès de la CNAS et du ministère, s’est résigné à acheter son traitement en France pour une facture de 500 Euros par mois. Une réalité nationale, des assurés sociaux qui paient leur cotisation et qui ne seront, sans doute, jamais remboursés ; une situation gravissime qui met en danger, depuis plusieurs années, la vie de nombreux citoyens. lire la suite…

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