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La dépendance à l’Internet ou la cyberdépendance: une réalité sociale et un vrai problème de santé publique? 25 juin, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Une contribution que j’ai proposée au journal Liberté à la suite du billet paru dans la Radar du 14 juillet dernier. Un billet pour le moins alarmiste et inquiétant qui fait part d’un rapport de la gendarmerie nationale qui évoque les « drogues numériques ou électroniques ». Une opportunité pour moi de parler de la cyberdépendance, un phénomène qui n’est pas bien connu dans notre pays mais qui est sans doute en croissance au regard de la démocratisation de l’accès à l’Internet. Cette contribution est aussi inspirée d’une interview que j’ai donnée, à ce sujet, à une journaliste free lance parisienne.

Article publié le 11 Août 2015.

La dépendance à l’Internet ou la cyberdépendance: une réalité sociale et un vrai problème de santé publique?

Un billet paru dans le radar de Liberté du 14 juillet dernier a attiré mon attention. Il évoque les « drogues numériques » et tire la sonnette d’alarme sur « une nouvelle forme de toxicomanie »  qui constituerait un danger pour notre pays. En voici un extrait : « L’Algérie est en proie à une nouvelle forme de toxicomanie. Un rapport de la Gendarmerie nationale, fondé sur des investigations des brigades de protection des mineurs relevant des groupements territoriaux, en fait des révélations inquiétantes. Selon notre source, il s’agit des drogues numériques (appelées également drogues électroniques) et qui menacent les jeunes et les moins jeunes ».
Pour alarmiste que soit ce billet et pour inquiétantes que soient les révélations de la gendarmerie nationale, les drogues numériques ou électroniques ne constituent nullement une menace pour les jeunes algériens et ne sont en réalité – c’est l’avis des spécialistes – qu’une vue de l’esprit. Il n’y a pas d’addiction, de dépendance avérée ou prouvée à ce « produit numérique ». Il s’agit de morceaux de sons (non pas de musique) vendus sur le Net, de durée plus ou moins variable, qui mettraient – du fait de leur fréquence – les personnes qui les « consomment » dans un état de dépendance semblable à celui obtenu par les drogues traditionnelles. Rien n’est moins vrai car aucune étude n’est venue étayer cette assertion; les autorités sanitaires des pays, occidentaux notamment, qui se sont penchés sur cet hypothétique danger, n’en font aujourd’hui plus cas. Cette supposée addiction – qui n’est pas à classer dans la cyberdépendance, il faut le rappeler – n’existe donc pas et les jeunes algériens peuvent tout au plus être abusés financièrement. A contrario, la cyberdépendance et la dépendance aux toxiques tels que les psychotropes, le haschich, la cocaïne ou encore l’héroïne, constituent une réalité grandissante en Algérie. Il faut leur attacher plus d’importance et un travail pédagogique soutenu – de conscientisation – est à faire dans ce domaine; les médias nationaux sont timides à ce sujet et ne font pas assez pour éveiller les potentiels usagers de ces drogues, en particulier les plus jeunes, aux dangers qu’ils encourent en les consommant. lire la suite…

Cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie: les camps de regroupement coloniaux sont toujours là 24 mai, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée en date du 15 juillet 2012 dans le quotidien national Liberté.

Du bilan qui doit être fait pour mesurer le chemin parcouru par notre pays depuis son indépendance, une réalité singulière va sans doute aucun contrarier la volonté du pouvoir de mystifier ses échecs. La survivance des camps de regroupement de l’armée coloniale française en est un et l’achat, dans la presse étrangère, de placards publicitaires pour faire l’apologie de sa gouvernance n’y changera rien. Un demi-siècle après avoir recouvré notre liberté, au prix du sang de nos martyrs, ils sont toujours là et des familles nombreuses y vivent à ce jour en subissant à perpétuité l’humiliation de la déportation qui leur a été infligée par les autorités d’occupation. Faut-il rappeler à nos plus jeunes concitoyens que près de 2000 centres de regroupement ont été crées durant la guerre de libération nationale et que, selon les estimations, 1,5 à 2,5 millions de personnes avaient été, en ce temps, chassées de leur villages et douars pour être rassemblés dans des camps aménagés pour la circonstance. 15 à 25% de la population totale avait été déplacée. Les habitants ont été ainsi forcés à l’exil et à l’abandon de leurs terres et de leur travail. Les villages et douars abandonnés ont été détruits ou déclarés zones interdites, et nombreux sont les algériens qui n’ont pas retrouvé leur domicile au lendemain de l’indépendance. Ceux-là ont continué à vivre, à ce jour, dans ces « camps de concentration ». lire la suite…

Violence sociale en Algérie: quelques éléments pour expliquer son émergence. 12 mai, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

La société algérienne est aujourd’hui à bout de nerf et les algériens ont très facile le passage à l’acte violent. Mais il est une erreur de penser que c’est là une spécificité de l’Algérie, une espèce d’atavisme propre à notre société. L’algérien n’est pas agressif de naissance, violent ou encore dangereux, comme il est répété ici ou là. Les circonstances, la vie qu’il mène, l’ont conduit à le devenir.

L’histoire tourmentée de notre pays et la violence qui a prévalu durant ces vingt dernières années, la pauvreté grandissante du peuple et les inégalités sociales, l’injustice – la hogra -, la corruption à tous les échelons de la société et dans la sphère du pouvoir, mais aussi la nature du système politique qui a pris possession du destin national depuis l’indépendance – un système qui bâillonne le citoyen, le prive de sa liberté, entrave son désir de s’organiser et de participer à la construction de l’avenir commun -, sont les principaux éléments dont il faut tenir compte pour bien comprendre le pourquoi de l’émergence et de la banalisation de la violence dans notre pays.

La violence qui a gagné la société algérienne n’est donc pas une fatalité comme elle n’est d’ailleurs pas un épiphénomène. Elle fait écho à celle (la violence) insidieuse infligée au citoyen par ses conditions de vie. Une violence imperceptible parce qu’elle se confond avec le quotidien de chacun ; une violence qui s’est emparée des êtres et qui leur est devenue familière ; une violence presque naturelle, normale, ordinaire. lire la suite…

L’avenir de la psychiatrie en Algérie compromis par des luttes de clans. 4 avril, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée ce jour 04 avril 2016 dans le quotidien national d’information El Watan, dans la rubrique contributions.

L’avenir de la psychiatrie en Algérie compromis par des luttes de clans.

Jusque-là, les luttes pour le pouvoir dans le monde de la psychiatrie dans notre pays étaient feutrées. Tous les coups étaient permis, mais il y avait encore un peu d’élégance, un peu de classe, les apparences étaient en quelque sorte sauves. Une gué-guerre qui n’avait pas encore envahi l’espace public, une partie d’escrime à fleurets mouchetés. La psychiatrie ne faisait pas exception aux autres disciplines médicales. Aujourd’hui, l’affrontement est acharné. Il a atteint les limites de l’insoutenable, de l’inacceptable. Il est féroce, il n’y a plus de place à la hauteur d’esprit, au raffinement, à la majesté. Il n’y a aucun état d’âme.

Le 5 mai prochain, deux rencontres de psychiatrie seront organisées à Alger. L’une à l’hôtel Aurassi, à l’initiative de la Société algérienne de psychiatrie (SAPsy), qui organise ses «19es journées nationales de psychiatrie», l’autre — la «première Journée internationale de psychiatrie universitaire» — se déroulera à l’hôtel Hilton et a été initiée par un ensemble de psychiatres, chefs de service. lire la suite…

Lutter contre le tabac dans les lieux publics : pourquoi l’Etat n’applique pas la loi ? 9 février, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

 Cet article a été publié le 26 mai 2013 dans le quotidien national Liberté. Il a fait suite à l’interpellation écrite que j’avais fait au ministre de la santé, Djamel Ould Abbas, concernant la non application des dispositions de loi pour lutter contre le tabac, dans les lieux publics notamment. Il y a de cela un an et dans deux jours ce sera à nouveau la journée mondiale sans tabac. J’ai appris aujourd’hui que notre pays, l’Algérie, selon l’OMS (organisation mondiale de la santé) est « parmi les pays qui n’ont entrepris aucune action de haut niveau pour le contrôle et la lutte antitabac » (El watan de ce jour 28 mai 2014). L’aéroport international d’Alger se singularise toujours par l’odeur du tabac qui nous prend aux narines dès la descente de l’avion, et les lieux publics – ainsi que les institutions – dans notre pays sont toujours sous l’emprise de la pollution au tabac. Une drogue aux ravages immenses qui ruinent la santé, les budgets familiaux et la sécurité sociale. Voici le texte qui avait été publié il y a un an. Je le propose à nouveau aux lecteurs de mon blog.

La journée mondiale sans tabac est dans quelques jours. Le 31 mai prochain. L’Algérie va, comme chaque année, faire sien cet événement. Sauf que celui-ci ne sera pas, une fois de plus, l’occasion de mettre en place le dispositif indispensable pour bannir le tabac des lieux publics. Les citoyens non fumeurs continueront à subir le diktat de la cigarette jusque dans les espaces ou celle-ci devrait être naturellement interdite. lire la suite…

Etre psychiatre, un métier périlleux mais exaltant. Un hommage au Professeur Mahfoud Boucebci. 21 novembre, 2015

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Ce témoignage a été publié en date du 5 et 6 juin 2012 dans le quotidien national d’informations Liberté. Pour mémoire, voilà 19 ans que le Professeur Mahfoud Boucebci a été assassiné par la bêtise. C’était le 15 juin 1993. Les ténèbres venaient d’avoir le dessus sur la lumière. Une perte irremplaçable pour sa famille d’abord, pour la communauté médicale et ses amis ensuite et enfin pour son pays l’Algérie qu’il aimait par dessus tout. A nous ses élèves, il disait régulièrement « h’na y mout Kaci ». C’était fin des années soixante dix, c’était hier.

Voici l’hommage que je lui rends.

A la fin mes études de médecine, je n’avais pas conscience de la mission à laquelle j’étais destiné. Il faut dire qu’en dehors du savoir technique qui nous était dispensé à l’université, nos premiers pas dans ce monde passionnant du soin n’ont pas été accompagnés. Nos aînés, dont le rôle était aussi de nous tenir par la main et de nous guider dans ce métier, ont failli. Sans doute parce que certains d’entre eux, accablés par le travail quotidien, n’avaient pas de temps à consacrer à ce travail initiatique….car il s’agit bien de cela, d’une initiation. D’autres ont manqué à ce devoir par désintérêt ou par méconnaissance de l’importance de la relation maître-disciple. Mais il n’est pas question ici de faire le procès des aînés. lire la suite…

Déclaration de politique générale et loi de finances 2011 : le pouvoir résolument autiste. 25 octobre, 2015

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Cet article a été publié dans le quotidien El Watan, rubrique « idées débats », en date du 09 novembre 2010.

« … Les algériens, notamment les jeunes, cadres ou chômeurs, ont compris que la pauvreté qui s’est emparée de leur quotidien n’est en rien en relation avec le niveau de prospérité ou les richesses de la nation. Elle est, en réalité, relié à la nature du régime qui dirige le pays. Une caste boulimique qui s’enrichit et qui ne s’en cache pas. Une caste  prédatrice et indifférente au désespoir des familles qui émargent tous les jours à la pauvreté et à l’humiliation ».

J’écrivais cela dans une contribution parue le 24 mai 2009 dans le quotidien El Watan sous le titre : « les jeunes algériens, ces oubliés du programme du président ». C’était tout juste après la réélection de Bouteflika pour un troisième mandat et la présentation aux parlementaires, par l’actuel premier ministre, de son programme d’action.

Est-ce que la vie des algériens a depuis changé ? Est-ce qu’il y a moins de harragas, moins d’émeutes dans le pays ? Des questions auxquelles chacun peut répondre par la négative. Le projet de la loi de finances 2011 et la déclaration de politique générale du gouvernement ne sont ni prometteurs ni porteurs d’espoir. Ils viennent, avec les réponses du premier ministre aux interrogations des députés, confirmer que l’avenir du pays est sombre.

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Suicide, Toxicomanie, Emeutes, Harraga, Jeunesse et Désespérance. 5 octobre, 2015

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié par le quotidien national d’information El watan  les 29, 30 septembre et le 1 octobre 2007

Les médias algériens font état, depuis plusieurs mois, d’une augmentation du nombre de décès par suicide, d’un accroissement important du nombre de toxicomanes, des émeutes qui éclatent ici ou là et enfin d’un phénomène nouveau qui prend de plus en plus d’ampleur dans le pays, l’émigration clandestine ou « harraga ».
Le battage médiatique autour de ces événements, qui rythment la vie sociale et qui sont de l’avis général en relation avec les difficultés existentielles des citoyens, est bienvenu. Il est nécessaire et participe d’une bonne intention: attirer l’attention des pouvoirs publics sur la dégradation des conditions de vie des familles. L’Algérie, faut-il le rappeler, traverse depuis maintenant une quinzaine d’année une grave crise économique et sociale. La pauvreté s’est installée dans les foyers. Le chômage, en particulier celui des jeunes, a atteint des proportions inquiétantes et les inégalités sociales sont flagrantes. Tous les ingrédients pour l’émergence de la violence sociale sont réunis. Pourtant, le pays n’est plus endetté, le pétrole n’aura jamais atteint un tel coût et les réserves financières sont, nous dit-on, plus que confortables. Plusieurs dizaines de milliards de dollars…

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Les jeunes algériens, ces oubliés du programme du président. 20 juillet, 2015

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée en mai 2009 dans le quotidien national d’information El Watan. C’était quelques semaines après la prise de fonction pour un troisième mandat du chef de l’Etat. Le lecteur remarquera que, six années plus tard, rien n’a changé dans l’univers algérien, tant en ce qui concerne le développement économique et social qu’en ce qui concerne les conditions sécuritaires. Entre temps, le quatrième mandat est largement entamé.

Le plan d’action qui est actuellement en débat à l’assemblée nationale rappelle étrangement, à quelques nuances près, celui déjà voté en décembre dernier. Dans son chapitre premier, ce plan d’action fait, comme le précédent, un éloge appuyé de la réconciliation nationale et inscrit cette capitulation de la République devant le terrorisme comme l’argument essentiel pour « consolider une Algérie sereine ». Il y est dit que : «la porte demeure toujours ouverte devant tous ceux qui sauront se ressaisir et revenir dans les rangs de la nation ». Pour autant, les terroristes ne l’entendent pas de cette oreille, ils continuent à semer la mort et à apporter à l’Algérie son lot de deuils.

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Le boulevard des 12 salopards de Tizi Ouzou : une conséquence de la désastreuse politique publique de la toponymie en Algérie. 19 juin, 2015

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Ce texte a été publié dans le quotidien national « Liberté », en date du 11 mars 2013.

Il y a quelques mois, je reçois un courrier qui porte cette adresse: « 12 salopards, Nouvelle ville, Tizi Ouzou. Cette lettre m’est, sans doute, parvenue parce que le facteur me connait bien. Chacun comprendra que cela n’est pas, bien sûr, le nom officiel donné à cet important axe de la nouvelle ville. Pourtant depuis plus de 20 ans, le boulevard des frères Belhadj est ainsi désigné.

J’avais, en ce temps, fait part de mon indignation au maire de la ville et au premier responsable de la wilaya. J’avais également envoyé au bureau local du quotidien Liberté une copie de l’enveloppe dans l’espoir de susciter une réaction. Un petit billet est paru dans le radar de ce quotidien, en date du 19 janvier 2012. « Un médecin, dont le cabinet privé est situé au “Boulevard des Frères Belhadj” à Tizi Ouzou, a reçu tout récemment un courrier postal à l’adresse étonnante mais malheureusement insultante de… “Boulevard des douze salopards”, et ce, à défaut de porter la dénomination officielle de ce grand boulevard, situé à la Nouvelle-ville de Tizi Ouzou ». Un papier qui est passé inaperçu. lire la suite…

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