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Les harragas:délinquance ou quête du bonheur? 23 août, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , commentaires desactivés

Cet article est paru dans la rubrique idées-débat du quotidien El Watan du 03 août 2008. C’était l’été et il aurait pu passer inaperçu. Je saisis l’opportunité de l’élection présidentielle du 09 avril 2009 pour le re-proposer aux lecteurs de mon blog.

L’Algérie de Bouteflika de ces dix dernières années a exacerbé les fléaux sociaux, malgré une manne financière que nous envient beaucoup de pays. Les émeutes de la faim n’ont jamais été aussi nombreuses, – le recours aux drogues mine le citoyen algérien en particulier le jeune, – les conduites délinquantes, vols et agressions notamment, augmentent de façon exponentielle, – enfin, phénomène nouveau, les algériens quittent l’Algérie, un pays qu’ils n’aiment pas parce qu’il n’offre même plus la possibilité de rêver. Ils partent par tous les moyens, particulièrement de façon clandestine, la harga.

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A propos du quatrième mandat pour le président. 13 août, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Personnellement, je ne pense pas que M. Bouteflika rempilera pour un quatrième mandat ou encore qu’il voudra se donner la possibilité – en amendant la constitution – de prolonger l’actuel pour deux années. Faire un septennat. Quand bien même, les observateurs de la scène politique nationale et autre analystes pensent qu’il s’agit d’une éventualité à envisager sérieusement, ma conviction est que le président ne se représentera pas. Au moins parce que la biologie a fait son œuvre irrémédiable et que la maladie et le pouvoir l’ont usé. Et s’il s’est accaparé ces dernières semaines les leviers de commandes en plaçant ses hommes aux postes les plus sensibles, c’est sans doute pour garantir la survie du clan et pour faire conserver à ce dernier le pouvoir. Une conjecture qui a été évoquée par certains avant qu’elle ne soit balayée par la certitude du quatrième mandat ou de la prolongation de celui-ci. Si M. Bouteflika est un autocrate rigide, un monarque (qui ne s’ignore pas), je ne pense pas que ses capacités de discernement soient obscurcies par la soif du pouvoir au point d’aller droit vers le mur. Il a certainement conscience des limites que lui impose son état de santé, comme il a conscience aussi de l’usure que lui ont infligé 15 années de règne. Non, je ne pense pas qu’il ira au suicide politique et, s’il laisse ses courtisans l’appeler à un quatrième mandat, c’est pour cultiver le mystère – M. Bouteflika aime ça – et flatter son ego. Après tout, il n’a encore rien dit. Il s’est pour le moment enfermé dans le mutisme, laissant libre court à toutes les supputations. Ceci dit, de mon point de vue – et pour qu’il n’y ait pas de mal entendu -, le président ne doit pas prétendre à un nouveau mandat. Pour des raisons de santé, pour le bien de la démocratie, pour le bien de l’Algérie et enfin pour avoir raté durant ces trois mandats précédents l’occasion de faire de l’Algérie un pays de prospérité et de justice sociale.

Le 09 avril dernier, j’ai publié un article dans le quotidien national d’information, Liberté, sous le titre suivant : « un quatrième mandat pour le président, pourquoi faire ?». Je pense que ce texte est plus que jamais d’actualité. Je le propose à nouveau à mes lecteurs. Le voici. lire la suite…

Pourquoi le pouvoir-FLN n’a pas gagné ? 11 août, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée en date du 15 mai 2012 dans le quotidien national d’informations « Liberté ». Les élections législatives venaient de se tenir. Les partis du pouvoir (FLN-RND) avaient, comme il était attendu, raflé la mise. Mais la palme était revenu au FLN. Un événement qui a plombé un peu plus la vie politique nationale mais surtout l’avenir du pays. Pour bien montrer au lecteur de mon blog que la situation d’aujourd’hui – le quatrième mandat du Président est passé – donne l’impression du déjà vu, je lui propose à nouveau cette contribution. 

Le pouvoir et le FLN ont tort de se réjouir aussi prématurément et de croire qu’ils viennent de gagner la partie qui les oppose au désaveu des citoyens. Désormais, ils ne pourront plus continuer à gouverner le pays dans le tranquille ronron habituel, au moins parce que l’apparente victoire acquise grâce aux dernières élections législatives cache mal la désaffection de la grande majorité de la population en âge de voter, plus particulièrement celle des jeunes. Est-il besoin, en effet, de souligner que moins de 20% des 21 millions et des…, des personnes inscrites sur le fichier électoral, ont donné leurs voix au FLN ? De majorité, sans doute, il n’y en a point, de plébiscite encore moins. Mais c’est moins l’arithmétique électorale qui discrédite le pouvoir-FLN que la pratique usuelle de la fraude – car il est difficile d’imaginer un instant qu’elle n’a pas, cette fois-ci, eu lieu – et son mode de gestion des affaires de l’Etat. Une gouvernance désastreuse qui a occasionné des dégâts considérables à l’économie de la nation et plus généralement à la société. Chaque citoyen peut aisément en juger. lire la suite…

La condamnation à mort des enleveurs/assassins d’enfants en Algérie: un faux fuyant? Une mystification de plus? 2 août, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution est parue ce jour, 07 janvier 2014, dans le quotidien national d’informations Liberté, sous le titre:  » la peine de mort: la fausse solution au vrai problème de la violence sociale en Algérie ». Voici le texte:

Il faut croire que l’émotion provoquée, au début de cette année 2013, par l’enlèvement et l’assassinat des deux enfants de Constantine a profité au pouvoir politique. Ce dernier avait eu l’occasion inespérée pour, simultanément, contenir l’effervescence qui avait gagné la population – à la suite de ce double meurtre – et neutraliser le mécontentement engendré par les nombreux scandales qui ont émaillé la vie politique nationale (Sonatrach, autoroute est-ouest, etc). Une colère grandissante qui s’était immédiatement cristallisé sur le tragique événement de Constantine. Le lecteur se souviendra que de nombreuses voix s’étaient élevées, certaines pour exiger « le châtiment le plus sévère », d’autres pour réclamer la pendaison des coupables sur la place publique ou encore leur lapidation jusqu’à ce que mort s’ensuive. L’émotion avait obscurci la raison. En écho, le premier ministre était monté au créneau pour demander un « durcissement des peines contre les criminels » et - pour être en phase avec l’émoi qui s’était emparé de la société – le précédent ministre de l’intérieur avait, quant à lui, évoqué l’hypothèse d’un réaménagement de la loi pour punir cette nouvelle forme de délinquance. L’opinion publique avait été détournée de son pénible quotidien et… des affaires de corruption. lire la suite…

La dépendance à l’Internet ou la cyberdépendance: une réalité sociale et un vrai problème de santé publique? 25 juin, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Une contribution que j’ai proposée au journal Liberté à la suite du billet paru dans la Radar du 14 juillet dernier. Un billet pour le moins alarmiste et inquiétant qui fait part d’un rapport de la gendarmerie nationale qui évoque les « drogues numériques ou électroniques ». Une opportunité pour moi de parler de la cyberdépendance, un phénomène qui n’est pas bien connu dans notre pays mais qui est sans doute en croissance au regard de la démocratisation de l’accès à l’Internet. Cette contribution est aussi inspirée d’une interview que j’ai donnée, à ce sujet, à une journaliste free lance parisienne.

Article publié le 11 Août 2015.

La dépendance à l’Internet ou la cyberdépendance: une réalité sociale et un vrai problème de santé publique?

Un billet paru dans le radar de Liberté du 14 juillet dernier a attiré mon attention. Il évoque les « drogues numériques » et tire la sonnette d’alarme sur « une nouvelle forme de toxicomanie »  qui constituerait un danger pour notre pays. En voici un extrait : « L’Algérie est en proie à une nouvelle forme de toxicomanie. Un rapport de la Gendarmerie nationale, fondé sur des investigations des brigades de protection des mineurs relevant des groupements territoriaux, en fait des révélations inquiétantes. Selon notre source, il s’agit des drogues numériques (appelées également drogues électroniques) et qui menacent les jeunes et les moins jeunes ».
Pour alarmiste que soit ce billet et pour inquiétantes que soient les révélations de la gendarmerie nationale, les drogues numériques ou électroniques ne constituent nullement une menace pour les jeunes algériens et ne sont en réalité – c’est l’avis des spécialistes – qu’une vue de l’esprit. Il n’y a pas d’addiction, de dépendance avérée ou prouvée à ce « produit numérique ». Il s’agit de morceaux de sons (non pas de musique) vendus sur le Net, de durée plus ou moins variable, qui mettraient – du fait de leur fréquence – les personnes qui les « consomment » dans un état de dépendance semblable à celui obtenu par les drogues traditionnelles. Rien n’est moins vrai car aucune étude n’est venue étayer cette assertion; les autorités sanitaires des pays, occidentaux notamment, qui se sont penchés sur cet hypothétique danger, n’en font aujourd’hui plus cas. Cette supposée addiction – qui n’est pas à classer dans la cyberdépendance, il faut le rappeler – n’existe donc pas et les jeunes algériens peuvent tout au plus être abusés financièrement. A contrario, la cyberdépendance et la dépendance aux toxiques tels que les psychotropes, le haschich, la cocaïne ou encore l’héroïne, constituent une réalité grandissante en Algérie. Il faut leur attacher plus d’importance et un travail pédagogique soutenu – de conscientisation – est à faire dans ce domaine; les médias nationaux sont timides à ce sujet et ne font pas assez pour éveiller les potentiels usagers de ces drogues, en particulier les plus jeunes, aux dangers qu’ils encourent en les consommant. lire la suite…

Cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie: les camps de regroupement coloniaux sont toujours là 24 mai, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée en date du 15 juillet 2012 dans le quotidien national Liberté.

Du bilan qui doit être fait pour mesurer le chemin parcouru par notre pays depuis son indépendance, une réalité singulière va sans doute aucun contrarier la volonté du pouvoir de mystifier ses échecs. La survivance des camps de regroupement de l’armée coloniale française en est un et l’achat, dans la presse étrangère, de placards publicitaires pour faire l’apologie de sa gouvernance n’y changera rien. Un demi-siècle après avoir recouvré notre liberté, au prix du sang de nos martyrs, ils sont toujours là et des familles nombreuses y vivent à ce jour en subissant à perpétuité l’humiliation de la déportation qui leur a été infligée par les autorités d’occupation. Faut-il rappeler à nos plus jeunes concitoyens que près de 2000 centres de regroupement ont été crées durant la guerre de libération nationale et que, selon les estimations, 1,5 à 2,5 millions de personnes avaient été, en ce temps, chassées de leur villages et douars pour être rassemblés dans des camps aménagés pour la circonstance. 15 à 25% de la population totale avait été déplacée. Les habitants ont été ainsi forcés à l’exil et à l’abandon de leurs terres et de leur travail. Les villages et douars abandonnés ont été détruits ou déclarés zones interdites, et nombreux sont les algériens qui n’ont pas retrouvé leur domicile au lendemain de l’indépendance. Ceux-là ont continué à vivre, à ce jour, dans ces « camps de concentration ». lire la suite…

Violence sociale en Algérie: quelques éléments pour expliquer son émergence. 12 mai, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

La société algérienne est aujourd’hui à bout de nerf et les algériens ont très facile le passage à l’acte violent. Mais il est une erreur de penser que c’est là une spécificité de l’Algérie, une espèce d’atavisme propre à notre société. L’algérien n’est pas agressif de naissance, violent ou encore dangereux, comme il est répété ici ou là. Les circonstances, la vie qu’il mène, l’ont conduit à le devenir.

L’histoire tourmentée de notre pays et la violence qui a prévalu durant ces vingt dernières années, la pauvreté grandissante du peuple et les inégalités sociales, l’injustice – la hogra -, la corruption à tous les échelons de la société et dans la sphère du pouvoir, mais aussi la nature du système politique qui a pris possession du destin national depuis l’indépendance – un système qui bâillonne le citoyen, le prive de sa liberté, entrave son désir de s’organiser et de participer à la construction de l’avenir commun -, sont les principaux éléments dont il faut tenir compte pour bien comprendre le pourquoi de l’émergence et de la banalisation de la violence dans notre pays.

La violence qui a gagné la société algérienne n’est donc pas une fatalité comme elle n’est d’ailleurs pas un épiphénomène. Elle fait écho à celle (la violence) insidieuse infligée au citoyen par ses conditions de vie. Une violence imperceptible parce qu’elle se confond avec le quotidien de chacun ; une violence qui s’est emparée des êtres et qui leur est devenue familière ; une violence presque naturelle, normale, ordinaire. lire la suite…

L’avenir de la psychiatrie en Algérie compromis par des luttes de clans. 4 avril, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée ce jour 04 avril 2016 dans le quotidien national d’information El Watan, dans la rubrique contributions.

L’avenir de la psychiatrie en Algérie compromis par des luttes de clans.

Jusque-là, les luttes pour le pouvoir dans le monde de la psychiatrie dans notre pays étaient feutrées. Tous les coups étaient permis, mais il y avait encore un peu d’élégance, un peu de classe, les apparences étaient en quelque sorte sauves. Une gué-guerre qui n’avait pas encore envahi l’espace public, une partie d’escrime à fleurets mouchetés. La psychiatrie ne faisait pas exception aux autres disciplines médicales. Aujourd’hui, l’affrontement est acharné. Il a atteint les limites de l’insoutenable, de l’inacceptable. Il est féroce, il n’y a plus de place à la hauteur d’esprit, au raffinement, à la majesté. Il n’y a aucun état d’âme.

Le 5 mai prochain, deux rencontres de psychiatrie seront organisées à Alger. L’une à l’hôtel Aurassi, à l’initiative de la Société algérienne de psychiatrie (SAPsy), qui organise ses «19es journées nationales de psychiatrie», l’autre — la «première Journée internationale de psychiatrie universitaire» — se déroulera à l’hôtel Hilton et a été initiée par un ensemble de psychiatres, chefs de service. lire la suite…

Lutter contre le tabac dans les lieux publics : pourquoi l’Etat n’applique pas la loi ? 9 février, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

 Cet article a été publié le 26 mai 2013 dans le quotidien national Liberté. Il a fait suite à l’interpellation écrite que j’avais fait au ministre de la santé, Djamel Ould Abbas, concernant la non application des dispositions de loi pour lutter contre le tabac, dans les lieux publics notamment. Il y a de cela un an et dans deux jours ce sera à nouveau la journée mondiale sans tabac. J’ai appris aujourd’hui que notre pays, l’Algérie, selon l’OMS (organisation mondiale de la santé) est « parmi les pays qui n’ont entrepris aucune action de haut niveau pour le contrôle et la lutte antitabac » (El watan de ce jour 28 mai 2014). L’aéroport international d’Alger se singularise toujours par l’odeur du tabac qui nous prend aux narines dès la descente de l’avion, et les lieux publics – ainsi que les institutions – dans notre pays sont toujours sous l’emprise de la pollution au tabac. Une drogue aux ravages immenses qui ruinent la santé, les budgets familiaux et la sécurité sociale. Voici le texte qui avait été publié il y a un an. Je le propose à nouveau aux lecteurs de mon blog.

La journée mondiale sans tabac est dans quelques jours. Le 31 mai prochain. L’Algérie va, comme chaque année, faire sien cet événement. Sauf que celui-ci ne sera pas, une fois de plus, l’occasion de mettre en place le dispositif indispensable pour bannir le tabac des lieux publics. Les citoyens non fumeurs continueront à subir le diktat de la cigarette jusque dans les espaces ou celle-ci devrait être naturellement interdite. lire la suite…

Etre psychiatre, un métier périlleux mais exaltant. Un hommage au Professeur Mahfoud Boucebci. 21 novembre, 2015

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Ce témoignage a été publié en date du 5 et 6 juin 2012 dans le quotidien national d’informations Liberté. Pour mémoire, voilà 19 ans que le Professeur Mahfoud Boucebci a été assassiné par la bêtise. C’était le 15 juin 1993. Les ténèbres venaient d’avoir le dessus sur la lumière. Une perte irremplaçable pour sa famille d’abord, pour la communauté médicale et ses amis ensuite et enfin pour son pays l’Algérie qu’il aimait par dessus tout. A nous ses élèves, il disait régulièrement « h’na y mout Kaci ». C’était fin des années soixante dix, c’était hier.

Voici l’hommage que je lui rends.

A la fin mes études de médecine, je n’avais pas conscience de la mission à laquelle j’étais destiné. Il faut dire qu’en dehors du savoir technique qui nous était dispensé à l’université, nos premiers pas dans ce monde passionnant du soin n’ont pas été accompagnés. Nos aînés, dont le rôle était aussi de nous tenir par la main et de nous guider dans ce métier, ont failli. Sans doute parce que certains d’entre eux, accablés par le travail quotidien, n’avaient pas de temps à consacrer à ce travail initiatique….car il s’agit bien de cela, d’une initiation. D’autres ont manqué à ce devoir par désintérêt ou par méconnaissance de l’importance de la relation maître-disciple. Mais il n’est pas question ici de faire le procès des aînés. lire la suite…

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