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Conjecture d’été 18 novembre, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Ce texte a été publié le samedi 09 août 2014, dans le quotidien national d’information Liberté dans la rubrique contributions. Je le dédie aujourd’hui à tous les martyrs qui ont donné leur vie pour libérer notre pays du joug colonial.

« Le tocsin qu’on va sonner n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace… ». Un extrait du discours prononcé par Georges Jacques Danton – un des artisans et figure emblématique de la révolution française de 1789 – pour lever la résistance du peuple contre l’ennemi, quand la France a été en danger et qu’elle a été envahie par les anglais à l’été 1792.

C’est cette audace qui a, sans doute, animé – un siècle et demi plus tard – l’esprit des 22 quand ils ont rédigé la proclamation du premier novembre 1954 et qu’ils ont décidé – pour libérer leur patrie, l’Algérie – de mener une guerre sans merci à l’occupant colonialiste français. Une audace qui n’a pas été vaine et « qui a payé », quand bien même les souffrances endurées par le peuple algérien, durant sept longues années de guerre, ont été difficilement supportables.

L’appel du premier novembre – sans détour dans la formulation de son objectif – avait une double ambition. Susciter, d’une part, l’adhésion de tout le peuple algérien à la démarche et réduire, d’autre part, les clivages politiques qui avaient paralysé, depuis de nombreuses années, le mouvement national en appelant à l’unité de tous les militants autour de la cause sacrée. lire la suite…

La médecine est-elle encore gratuite en Algérie? 14 novembre, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié dans El Watan, édition du samedi 17 mai 2008

Cette question amène une autre plus pertinente. Est-ce que les pouvoirs publics veulent toujours une médecine gratuite pour les citoyens ? Voilà la bonne question, que Mr Amar Tou, ministre de la santé et de la population, devrait se poser, poser à son gouvernement et poser enfin aux parlementaires algériens. Cette question soulève un problème de fond que les pouvoirs publics éludent, avec beaucoup d’hypocrisie, depuis plusieurs années. Celui de la nécessité de repenser le système de santé et partant de remettre en cause le bien fondé de la médecine gratuite. Autrement dit, veut-on sauvegarder ou non cette dernière survivance de la politique socialisante des années 70 ?

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Les enfants de chouhada : des droits légaux confisqués et un Etat coupable d’injustice à leur endroit. 31 octobre, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , 4 commentaires

Cet article a été publié dans le quotidien El Watan du 10 et du 11 juillet 2010, dans la rubrique « idées débats ». 

Je voudrais rappeler aux lecteurs de mon blog que les questions que j’ai posées au premier ministre pour avoir des explications quant à la non application, depuis maintenant 11 ans, de ce texte de loi (la loi relative au chahid et au moudjahid), n’ont toujours pas eu de réponses. Ce qui témoigne en réalité de l’absence d’intérêt accordé par le pouvoir aux lois de la République et de l’indifférence manifeste que celui-ci (le pouvoir) affiche face au rôle des parlementaires et aux difficultés dans lesquelles se débattent quotidiennement les citoyens.

Voici le texte tel qu’il a paru dans le quotidien El Watan.

Evoquer, un demi-siècle après l’indépendance de la nation, les tracas, pourtant bien réels, que rencontrent les enfants de chouhada pour obtenir leurs droits légaux peut paraître décalé, anachronique. Cela peut aussi agacer et faire « grincer des dents » chez ceux là même qui croient que cette catégorie de citoyens baignent dans des privilèges, sans limites, consentis par une nation généreuse à leur endroit. A dire vrai, ce n’est pas le cas et si des enfants de chouhada – ils doivent sûrement être nombreux – ont accès à des faveurs particulières, c’est parce qu’ils sont dans les grâces d’un pouvoir dans le giron duquel ils se sont mis à couvert. Bien sûr, ceux là ne sont pas des enfants de chouhada « ordinaires ». Sans doute des thuriféraires du régime et autres clients.  Le lecteur comprendra que le commun des filles et fils de chouhada – dont je plaide ici la cause – n’a pas la chance d’émarger dans cette « rubrique ». La majorité des orphelins mais aussi des veuves de la guerre de libération nationale vivent encore aujourd’hui dans le besoin quand ils ne sont pas dans un total dénuement. Pour autant, l’Algérie indépendante avait fait le serment d’en prendre soin. Ce serment a vite été oublié, trahi.

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Projet de la nouvelle constitution: Tamazight de nouveau occultée. 19 octobre, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Le pouvoir vient de soumettre à débat la nouvelle constitution. En réalité la constitution précédente qui a été amendée. Une quarantaine d’amendements… Tamazight n’est pas concernée. Le pouvoir persiste dans son entêtement à ne pas donner à la langue originelle de notre pays, de l’Afrique du nord toute entière, un statut officiel et à ne pas en faire l’égale de la langue arabe. Un déni de justice qui témoigne de la volonté du système à maintenir verrouillée la vie politique nationale. Une décision qui ruine tout espoir de restauration de la confiance du peuple à l’endroit des pouvoirs publics et qui hypothèque la démocratie dans notre pays. Sans l’officialisation de Tamazight, les amendements apportés à cette constitution émargent dans l’accessoire et perdent leur crédibilité… Pour autant, l’amendement de la constitution est une opportunité pour réparer une injustice dont est victime la population depuis l’indépendance et pour définitivement panser cette mutilation identitaire infligée à la nation algérienne.  

J’ai publié le 08 janvier 2013, dans le quotidien national d’information Liberté, une contribution sous le titre: « La nouvelle constitution: une opportunité historique pour réparer une injustice et officialiser Tamazight ». C’était aux moments les plus forts du débat sur cette nouvelle constitution. Mon texte avait été réduit par la rédaction du journal, sans doute pour des impératifs liés à la mise en page. J’avais été, en ce temps, très fortement contrarié, d’autant que les paragraphes qui avaient été enlevés étaient indispensables pour la compréhension de l’ostracisme qui a frappé la langue amazigh. Il s’agit notamment de ceux (les paragraphes) qui évoquaient la crise berbériste de 1949 et le conflit qui avait opposé en 1963 le FFS au groupe d’Oujda. Le texte que je propose, à nouveau, aux lecteurs de mon blog est bien sûr complet. Bonne lecture.

En mai 2009, alors que j’étais député à l’Assemblée nationale, j’avais interpellé le premier ministre sur le pourquoi du choix, par les pouvoirs publics, de la transcription sur la quatrième chaine de télévision (chaîne en tamazight) de la langue amazigh en caractère arabe. Je souligne au lecteur que l’enseignement de cette langue (Tamazight) se fait en caractère universel dans nos écoles et dans les deux instituts universitaires – Tizi Ouzou et Vgayet – qui forment les futurs enseignants qui doivent la dispenser. J’avais relevé, dans cette démarche, une grave incohérence pédagogique et exprimé ma crainte quant à une possible tentation ou volonté de manipulation idéologique de l’identité amazigh.

Le premier ministre n’avait pas tardé à répondre. Une réponse préoccupante, à plus d’un titre, quant au sort qui est réservé par les responsables à cette langue.  Avant de rapporter les propos de ce dernier, voici en substance ce que je lui écrivais dans la correspondance que je lui ai adressée. lire la suite…

La peine de mort remise au goût du jour en Algérie : une fausse solution à un vrai problème. 10 septembre, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée en date du 24 mars 2013 dans le quotidien national d’informations « Liberté », sous le titre suivant: « Retour sur le monstrueux meurtre de Haroun et Ibrahim, deux enfants de Constantine: pourquoi ? ».

Je la repropose aujourd’hui aux lecteurs de mon blog, parce que l’Assemblée nationale algérienne vient de voter l’introduction dans le code pénal d’un article spécifique (293 bis) qui remet au goût du jour la peine de mort… En dépit du moratoire qui suspend, depuis 1993, l’application de la peine capitale et en contradiction avec les conventions des droits de l’homme ratifiées par l’Algérie. Le pouvoir politique apporte ainsi une fausse solution à un vrai problème. Une opération de charme à destination de la population? N’oublions pas que l’élection présidentielle se profile à l’horizon.

L’article dont il est question stipule ceci: « quiconque par violence, menaces, fraude ou par tout autre moyen, enlève ou tente d’enlever un mineur de moins de 18 ans est puni de la réclusion à perpétuité. Si la personne enlevée a été soumise à des tortures corporelles ou si l’enlèvement avait pour but le paiement d’une rançon ou si la victime décède, le coupable est passible de la peine prévue à l’alinéa premier de l’article 263 du présent code». Lequel article 263 prévoit la peine capitale pour ce type de délit.

Je rappelle à mes lecteurs que l’introduction de cette nouvelle disposition dans la loi fait suite à une promesse faite, par les pouvoirs publics, afin de réduire l’émotion qui s’était emparée de la population après l’enlèvement et l’assassinat des deux enfants de Constantine, et éteindre la colère grandissante qui montait dans la société. Une colère qui prend son origine dans un malaise sociale grave,  antérieur à cet événement. Ce que j’avais essayé, en ce temps, d’expliquer dans cette contribution. Bonne lecture. lire la suite…

Des assises nationales pour la santé: incantation ou réelle volonté de venir au secours de notre système de soins? 28 août, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

C’est sous ce titre que je viens de publier – dans les colonnes du quotidien national d’information Liberté, de ce jour, 14 juin 2014 – une contribution sur la politique algérienne de santé. Faut-il rappeler aux lecteurs de ce blog que des assises nationales sur la santé vont se tenir dans les jours à venir. Trois journées pour débattre de ce que deviendra notre système de soins. Incantation ou réelle volonté de venir au chevet du secteur de la santé ? L’avenir nous le dira. En attendant, je livre dans cette contribution mon opinion. Bonne lecture.

Il semble que les pouvoirs publics aient pris conscience de l’état de délabrement dans lequel se trouve notre système de soins et qu’ils aient la volonté d’apporter des solutions au problème. Des assises nationales vont donc se tenir dans les jours prochains. Il faut souhaiter qu’elles ne se perdent pas en conjectures et qu’elles ne constituent pas une incantation de plus ou un faire-semblant. Pour autant, il est question de l’amendement de la loi 85-05 du 16 février 1985 (relative à la protection et à la promotion de la santé) et la perspective d’une nouvelle politique de santé semble aujourd’hui admise et intégrée comme un préalable indispensable pour venir au chevet d’un système de santé moribond. Dès lors, sera-t-il question de l’abrogation de la loi 73-65 du 26 décembre 1973 instaurant la médecine gratuite? Si c’est le cas, les articles 20, 21 et 22 (chapitre III) de la loi 85-05 – fixant les modalités d’application de la gratuité des soins – devront à leur tour être abrogés. Une question fondamentale que je posais déjà en novembre 2012 dans une contribution publiée dans les colonnes du quotidien national Liberté sous le titre: Faut-il une refondation du système de santé algérien? Quel avenir pour la médecine gratuite? Chacun sait que le noeud du problème se situe à ce niveau. lire la suite…

Les harragas:délinquance ou quête du bonheur? 23 août, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , commentaires desactivés

Cet article est paru dans la rubrique idées-débat du quotidien El Watan du 03 août 2008. C’était l’été et il aurait pu passer inaperçu. Je saisis l’opportunité de l’élection présidentielle du 09 avril 2009 pour le re-proposer aux lecteurs de mon blog.

L’Algérie de Bouteflika de ces dix dernières années a exacerbé les fléaux sociaux, malgré une manne financière que nous envient beaucoup de pays. Les émeutes de la faim n’ont jamais été aussi nombreuses, – le recours aux drogues mine le citoyen algérien en particulier le jeune, – les conduites délinquantes, vols et agressions notamment, augmentent de façon exponentielle, – enfin, phénomène nouveau, les algériens quittent l’Algérie, un pays qu’ils n’aiment pas parce qu’il n’offre même plus la possibilité de rêver. Ils partent par tous les moyens, particulièrement de façon clandestine, la harga.

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A propos du quatrième mandat pour le président. 13 août, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Personnellement, je ne pense pas que M. Bouteflika rempilera pour un quatrième mandat ou encore qu’il voudra se donner la possibilité – en amendant la constitution – de prolonger l’actuel pour deux années. Faire un septennat. Quand bien même, les observateurs de la scène politique nationale et autre analystes pensent qu’il s’agit d’une éventualité à envisager sérieusement, ma conviction est que le président ne se représentera pas. Au moins parce que la biologie a fait son œuvre irrémédiable et que la maladie et le pouvoir l’ont usé. Et s’il s’est accaparé ces dernières semaines les leviers de commandes en plaçant ses hommes aux postes les plus sensibles, c’est sans doute pour garantir la survie du clan et pour faire conserver à ce dernier le pouvoir. Une conjecture qui a été évoquée par certains avant qu’elle ne soit balayée par la certitude du quatrième mandat ou de la prolongation de celui-ci. Si M. Bouteflika est un autocrate rigide, un monarque (qui ne s’ignore pas), je ne pense pas que ses capacités de discernement soient obscurcies par la soif du pouvoir au point d’aller droit vers le mur. Il a certainement conscience des limites que lui impose son état de santé, comme il a conscience aussi de l’usure que lui ont infligé 15 années de règne. Non, je ne pense pas qu’il ira au suicide politique et, s’il laisse ses courtisans l’appeler à un quatrième mandat, c’est pour cultiver le mystère – M. Bouteflika aime ça – et flatter son ego. Après tout, il n’a encore rien dit. Il s’est pour le moment enfermé dans le mutisme, laissant libre court à toutes les supputations. Ceci dit, de mon point de vue – et pour qu’il n’y ait pas de mal entendu -, le président ne doit pas prétendre à un nouveau mandat. Pour des raisons de santé, pour le bien de la démocratie, pour le bien de l’Algérie et enfin pour avoir raté durant ces trois mandats précédents l’occasion de faire de l’Algérie un pays de prospérité et de justice sociale.

Le 09 avril dernier, j’ai publié un article dans le quotidien national d’information, Liberté, sous le titre suivant : « un quatrième mandat pour le président, pourquoi faire ?». Je pense que ce texte est plus que jamais d’actualité. Je le propose à nouveau à mes lecteurs. Le voici. lire la suite…

Pourquoi le pouvoir-FLN n’a pas gagné ? 11 août, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée en date du 15 mai 2012 dans le quotidien national d’informations « Liberté ». Les élections législatives venaient de se tenir. Les partis du pouvoir (FLN-RND) avaient, comme il était attendu, raflé la mise. Mais la palme était revenu au FLN. Un événement qui a plombé un peu plus la vie politique nationale mais surtout l’avenir du pays. Pour bien montrer au lecteur de mon blog que la situation d’aujourd’hui – le quatrième mandat du Président est passé – donne l’impression du déjà vu, je lui propose à nouveau cette contribution. 

Le pouvoir et le FLN ont tort de se réjouir aussi prématurément et de croire qu’ils viennent de gagner la partie qui les oppose au désaveu des citoyens. Désormais, ils ne pourront plus continuer à gouverner le pays dans le tranquille ronron habituel, au moins parce que l’apparente victoire acquise grâce aux dernières élections législatives cache mal la désaffection de la grande majorité de la population en âge de voter, plus particulièrement celle des jeunes. Est-il besoin, en effet, de souligner que moins de 20% des 21 millions et des…, des personnes inscrites sur le fichier électoral, ont donné leurs voix au FLN ? De majorité, sans doute, il n’y en a point, de plébiscite encore moins. Mais c’est moins l’arithmétique électorale qui discrédite le pouvoir-FLN que la pratique usuelle de la fraude – car il est difficile d’imaginer un instant qu’elle n’a pas, cette fois-ci, eu lieu – et son mode de gestion des affaires de l’Etat. Une gouvernance désastreuse qui a occasionné des dégâts considérables à l’économie de la nation et plus généralement à la société. Chaque citoyen peut aisément en juger. lire la suite…

La condamnation à mort des enleveurs/assassins d’enfants en Algérie: un faux fuyant? Une mystification de plus? 2 août, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution est parue ce jour, 07 janvier 2014, dans le quotidien national d’informations Liberté, sous le titre:  » la peine de mort: la fausse solution au vrai problème de la violence sociale en Algérie ». Voici le texte:

Il faut croire que l’émotion provoquée, au début de cette année 2013, par l’enlèvement et l’assassinat des deux enfants de Constantine a profité au pouvoir politique. Ce dernier avait eu l’occasion inespérée pour, simultanément, contenir l’effervescence qui avait gagné la population – à la suite de ce double meurtre – et neutraliser le mécontentement engendré par les nombreux scandales qui ont émaillé la vie politique nationale (Sonatrach, autoroute est-ouest, etc). Une colère grandissante qui s’était immédiatement cristallisé sur le tragique événement de Constantine. Le lecteur se souviendra que de nombreuses voix s’étaient élevées, certaines pour exiger « le châtiment le plus sévère », d’autres pour réclamer la pendaison des coupables sur la place publique ou encore leur lapidation jusqu’à ce que mort s’ensuive. L’émotion avait obscurci la raison. En écho, le premier ministre était monté au créneau pour demander un « durcissement des peines contre les criminels » et - pour être en phase avec l’émoi qui s’était emparé de la société – le précédent ministre de l’intérieur avait, quant à lui, évoqué l’hypothèse d’un réaménagement de la loi pour punir cette nouvelle forme de délinquance. L’opinion publique avait été détournée de son pénible quotidien et… des affaires de corruption. lire la suite…

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