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La Wilaya de Tizi Ouzou en immersion dans les ordures 31 août, 2017

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée dans le quotidien national d’information, El Watan, en date du 24 octobre 2009. Je la propose, aujourd’hui, aux lecteurs de mon blog pour dire que rien n’a changé ou plutôt si, que les choses se sont empirées depuis sa publication, il y a déjà presque huit ans.  Tizi Ouzou, nos villes et nos villages sont dans un état de saleté, de pourriture avancées. Il y a bien quelques initiatives, des volontariats, pour tenter de réduire les dégâts mais il y a tant de choses à faire – des décisions politiques audacieuses à prendre, car il s’agit de cela -, que la simple bonne volonté des citoyens ne suffit pas. Et se contenter de donner un prix annuel pour le village le plus propre ne cachera pas l’insuffisance d’engagement de nos élus, pour la prise en charge déterminée de ce problème.

Quel que soit le chemin que l’on emprunte pour entrer dans la ville de Tizi Ouzou, on est accueilli par des tas d’immondices et des détritus de toutes sortes qui jonchent les bretelles d’accès. A l’intérieur de la cité des genêts, le décor est repoussant. De nombreux dépotoirs occupent les quartiers de la ville et des poubelles crasseuses à la couleur d’un vert franchement laid  sont, – parce qu’elles ont, pour la plupart, perdu leurs roues -, littéralement couchées sur des trottoirs souvent, eux même, éventrés et sales. Horrible vision que celle qui est proposée au citoyen et au voyageur de passage. Toutes les villes et toutes les communes de la wilaya de Tizi Ouzou sont dans le même état. Elles sont vautrées dans les ordures. Une véritable poubelle à ciel ouvert et une pollution de l’environnement qui va hypothéquer, sans doute, l’avenir écologique de la région. Une catastrophe innommable et à terme une menace pour la santé publique.

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La garde des médecins libéraux: une fausse solution au vrai délabrement de notre système de soins. 15 août, 2017

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , 2 commentaires

Cette contribution a été publiée en date du 15 août 2017 dans le quotidien nationale d’informations Liberté.

Le secteur de la santé publique est très malade. Ce n’est un secret pour personne, chacun a pu s’en rendre compte et en subir les fâcheuses conséquences. 

Pour aller à son chevet, le tout nouveau ministre de la santé veut obliger les praticiens en exercice libéral à faire des gardes, dans leurs cabinets. Pour autant, il aurait fallu inscrire cette démarche dans le cadre des dispositions prévues par la loi. La convention et la rémunération en conséquence ou encore exceptionnellement la réquisition. Le médecin d’exercice libéral devant alors être intégré dans le dispositif de garde des structures de santé publique qui sont en difficulté. Une démarche qui aurait été plus logique et plus efficace, à condition bien sûr que l’objectif de cette décision soit de rendre opérante la santé publique. Les médecins libéraux s’y seront prêtés sans contestation. La médecine libéral est un choix, une liberté et il est bien entendu que le praticien  privé, comme son confrère du secteur public, n’est pas exonéré de ses devoirs. Il a aussi des droits et ils sont inaliénables.

L’instruction N°5 du 05 août 2017 relative au service de garde pour les praticiens médicaux installés à titre privé n’est pas dans cet état d’esprit. Elle est coercitive et semble vouloir pénaliser les médecins libéraux comme si la faillite du secteur public de la santé était de leur responsabilité.
Cette « circulaire » est anachronique, elle est en décalage avec la réalité au moins parce qu’un service médical de garde doit avoir la vocation et les moyens que les médecins de ville n’ont pas. De plus, un service de garde a besoin de sécurité et il est une obligation de l’assurer aux praticiens, ce que les pouvoirs publics n’arrivent déjà pas à honorer dans les structures qui appartiennent à l’Etat.

Cette instruction – cette décision – est inepte. Elle est une façon déguisée de tourner le dos aux vrais problèmes que rencontre le secteur public de la santé, elle est aussi une fausse solution pour y remédier. Comme si le délabrement de notre système de santé se limitait seulement à un problème de garde!

Chacun sait aujourd’hui, le citoyen lambda plus que tout autre, que notre système de soins est moribond. Non seulement la population n’y a pratiquement plus accès mais il n’offre plus les soins de qualité attendus. Les examens biologiques et radiologiques – les plus élémentaires – sont pratiqués chez le privé, à la charge exclusive du malade car non remboursés par les caisses de sécurité sociale. Des médicaments ne sont pas fournis aux malades, même ceux qui sont hospitalisés doivent les acheter en officines privées… Quand à la prise en charge des malades les plus graves, les malades du cancer notamment, les listes d’attentes sont longues pour accéder aux cures de soins appropriées. L’exemple de la radiothérapie est édifiant. Pour autant la médecine est gratuite dans notre pays. Elle est encore garantie par l’ordonnance N°73-65 du 28 décembre 1973 portant institution de la médecine gratuite dans les structures publiques de la santé. La gratuité des soins est également inscrite dans le chapitre 3 – articles 20 à 22 – de la loi sanitaire N° 85-05 du 16 février 1985 relative à la protection et à la promotion de la santé. Cette loi est toujours en vigueur. C’est peut-être, sans doute (? ) , là que si situe le nœud du problème. Notre système de soins n’a plus les moyens de sa politique, il ne peut plus assumer la gratuité des soins. Cette instruction vient dans la précipitation pour travestir cette situation.

Une jeune femme et son bébé sont morts à Djelfa du fait notamment de la défaillance de ce système de soins. Il y aurait eu négligence et/ou incompétence, le mari aurait empêché sa femme de consulter un médecin de sexe masculin…l’enquête déterminera les responsabilités, il n’en demeure pas moins que c’est tout le système de santé qui est interpellé. Il est mis en cause dans cette affaire et, s’il y a faute avérée des professionnels de santé, la responsabilité incombe non pas au personnel de soins mais à l’administration.  Au ministre de la santé, d’abord.

Des événements aussi tragiques que celui de Djelfa sont survenus par le passé dans notre pays, à l’intérieur mais aussi dans les grandes villes, dans les CHU. Rien n’a été fait pour apporter des solutions. On a laissé le couvercle au puits. La situation s’est dégradée malgré les alertes qui ont été données par des enquêtes diligentées par le ministère lui-même, et par la cour des comptes… Les choses ont pourri, aujourd’hui il est trop tard. Le point de non retour est atteint, d’autant que la situation économique du pays est peu reluisante. « Taqachouf », le mot qui est dans la bouche de tous nos responsables, la santé est le secteur qui en est le plus touché. Tous les projets, les nouveaux CHU notamment, sont suspendus. Les pouvoirs publics ont fait dans la fuite en avant. Une fuite éperdue qui s’est cristallisée dans un nouveau projet de loi sanitaire qui ne verra sans doute pas le jour parce qu’irréaliste, il fait fi du coût véritable de la prestation de soins.

Si la santé n’a pas de prix, elle a un coût. Faut-il souligner que celui-ci – le coût de la santé  -n’est toujours pas indexé sur l’environnement économique national ? Les tarifs des consultations viennent, s’il en est, le rappeler. A titre d’exemple, la consultation du médecin généraliste est toujours fixée à 50 Dinars – tarif du début des années 80 – et elle est remboursée par la sécurité sociale sur cette base. Aujourd’hui la consultation est à 1000 dinars en moyenne, un tarif qui est en harmonie – en rapport -  avec le coût de la vie. Celui-ci ayant été multiplié, depuis le début des années 80, par 15. Ce prix a naturellement suivi celui du kilogramme de viande, de la banane ou encore de la cerise… Seule le coût de la prestation de soins est resté figé.

La réalité économique nationale a donc rattrapé le système de santé qui a vu les dotations budgétaires de ses structures de soins de plus en plus insuffisantes. La santé publique s’est appauvrie et ne peut plus assurer aux citoyens l’accès aisé à une prise en charge de qualité. Aujourd’hui, le ministre de la santé, aux abois, pense régler un aussi grave problème en montrant d’un doigt presque accusateur le médecin de pratique privée. Le bouc émissaire est tout trouvé. Comme si le praticien privé était le responsable de la descente aux enfers de notre système de santé. Ça ne marche pas dans nos hôpitaux et nos policliniques, il faut faire faire des gardes aux médecins libéraux. La solution magique, un tour de passe passe, de la prestidigitation. De l’incantation, cela fait partie des us.

Point de concertation. On ne demande l’avis de personne, surtout pas de concernés, surtout pas de leurs organisations professionnelles, de leur syndicat. Les choses se font d’autorité…et dans  la précipitation. A la hussarde, l’instruction N°5 est donnée et est immédiatement appliquée. On a travaillé le week end au ministère de la santé et la montagne a accouché d’une souris. Les médecins ont aussitôt reçu des listes de garde, avant même qu’ils ne soient informés de l’existence de cette instruction.

Pour autant, les médecins libéraux sont des partenaires, ils assument pleinement leur appartenance au système national de soins. A ce titre, ils ont droit au respect en tant que praticien mais aussi et avant tout en tant que citoyen. Mais dans notre pays, la responsabilité exonère du respect que chacun doit à chacun. Il y a dans l’esprit de nos responsables confusion entre autorité et autoritarisme, en particulier quand ils sont à court d’arguments. Sauf que les problèmes ne se règlent pas de cette façon, ils se compliquent davantage. Les gardes des médecins libéraux ne régleront pas les problèmes graves que vit notre système de soins. Les solutions sont ailleurs. Il faut bien sûr de l’imagination pour les trouver, il faut aussi la volonté politique. Il n’y a chez nos responsables ni l’un ni l’autre.

Ce système de gardes, qui a existé par le passé et qui a été abandonné parce que peu opérant, est une fausse solution à un vrai problème. Comme toute fausse solution, il avortera. La galère pour nos concitoyens malades continuera. Nos responsables – quant à eux, parce qu’ils n’ont pas confiance dans notre système de soins – iront au besoin se soigner dans les hôpitaux parisiens ou genevoix…aux frais de l’Algérie.

Les conduites addictives en Algérie, que faire? 2 juillet, 2017

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée hier 1er juillet 2017 dans le quotidien national d’information Liberté. Je l’avais proposé pour le 26 juin,  journée internationale dédiée à la lutte contre les drogues. Cette année, cette journée s’est confondue avec la fête de l’Aïd El Fitr. 
Bonne lecture.


1 – Etat des lieux

Les conduites d’addiction – le vocable toxicomanie aujourd’hui désuet est remplacé par le terme addiction pour désigner les comportements d’intoxication aux drogues – sont un phénomène mondial qui ne peut pas ne pas concerner l’Algérie. Du fait de sa situation géographique et de ses frontières importantes, notre pays constitue une plaque tournante idéale pour inonder le marché européen mais aussi, et cela est plus dangereux pour notre pays, une opportunité pour susciter et développer une consommation locale. De plus, les marchands de stupéfiants ont compris que la population juvénile, majoritaire dans notre pays, est fragilisée par la précarité sociale. Les jeunes, dans la détresse, constituent de ce fait des proies faciles, un marché potentiel. Le pire est donc à venir. Les saisies de stupéfiants, de plus en plus nombreuses, réalisées par les services des douanes ne sont que la partie visible de l’iceberg. L’Algérie est sans aucun doute dans une situation de vulnérabilité sociale et les conduites addictives seront de plus en plus le « recours naturel » au désespoir des personnes. Une grave menace à laquelle les pouvoirs publics doivent se préparer. lire la suite…

Le printemps berbère : il y a 35 ans l’espoir a éclos. 19 avril, 2017

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée en avril  2015 par le quotidien national d’information « Liberté ».
Depuis, le statut de Tamazight a évolué. Elle était déjà reconnue langue nationale, elle est maintenant devenue officielle. Quand bien même elle n’est pas encore « langue officielle de l’Etat », voilà une évolution qui est, de mon point de vue, importante. Concubine – de deuxième rang, pour l’instant – de la langue arabe, il appartient à ses enfants, par leur détermination et surtout par leur travail, de la hisser au statut qu’elle mérite. Il ne faut pas oublier qu’il y a seulement quelques dizaines d’années, la simple évocation de l’identité Amazigh menait à la prison. Il ne faut pas oublier non plus que le chef d’inculpation d’atteinte à la sûreté de l’Etat était suspendu sur la tête de tout militant qui revendiquait l’appartenance identitaire berbère de l’Algérie. Le chemin est encore long, il est vrai, mais il est moins ardu et le bout est en vue. Il suffit d’être ensemble, unis, déterminés pour atteindre cet objectif. L’histoire est en marche, rien ni personne ne peut l’arrêter. Donnons lui un coup de pouce pour accélérer sa course. Il suffit de peu.

Le printemps berbère : il y a 35 ans l’espoir a éclos.

Le printemps amazigh (avril 1980) est sans doute l’événement fondateur de la revendication identitaire dans notre pays. Mais pas seulement parce que les animateurs du mouvement avaient très tôt compris que cette revendication était indissociable de l’exigence démocratique. C’est pourquoi le printemps berbère reste – quand bien même on a voulu minimiser son impact sur la vie politique nationale – le précurseur de l’ouverture politique dans notre pays.

Les personnes qui s’étaient engagés dans ce combat – pour un certain nombre déjà militants politiques dans la clandestinité – connaissaient les enjeux et savaient le risque qu’ils prenaient en donnant ce premier coup de boutoir au régime du parti unique. Pourtant, chacun avait assumé sa responsabilité. L’interdiction de la conférence de Mouloud Mammeri, qui devait avoir lieu au campus universitaire de Hasnaoua en mars 1980, était venue à point nommé pour constituer l’alibi qui allait permettre d’engager le bras de fer avec le pouvoir. Etudiants, enseignants et travailleurs s’étaient donnés la main pour animer la contestation.

La riposte de l’Etat avait été féroce. De nombreuses arrestations avaient eu lieu. Les personnes appréhendées avaient été emprisonnés à Berrouaghia; accusées d’atteinte à la sureté de l’Etat pour appartenance à une « organisation clandestine visant au renversement du gouvernement et pour intelligence avec l’étranger », elles étaient passibles de la peine capitale. lire la suite…

Le printemps amazigh : un message de tolérance et de liberté 18 avril, 2017

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié dans la rubrique « idées débats » du quotidien national El Watan du 20 avril 2010. J’espère que la population berbérophone de l’Algérie mais aussi de toute la Numidie antique continuera, avec la même détermination, à revendiquer le droit à son existence. Le Maroc a déjà officialisé Tamazight, la Lybie le fera, à n’en pas douter, dans un avenir proche, notre pays « traîne les pieds ». Pour autant, l’Histoire est en marche et rien ni personne ne peut l’arrêter. Tamazight entrera un jour prochain dans les institutions de la République algérienne. En attendant, ne baissons pas les bras et soyons nombreux aux marches du 20 avril. Un devoir sacré.

Voici cette contribution,  je la propose à nouveau aux lecteurs de mon blog.

Faut-il rappeler que ce mois d’avril 1980 a vu naître, à l’Université de Tizi ouzou, un mouvement de contestation pacifique dont l’origine était l’interdiction, par le pouvoir de Chadli, d’une conférence que devait y tenir feu Mouloud Mammeri ? Les étudiants et des enseignants avaient, d’un commun accord, décidé d’organiser la protestation. « Que la conférence ait lieu ou non, nous marcherons », avaient-ils convenu, pour bien signifier leur détermination à lutter pour la promotion des langue et culture amazigh et pour l’émancipation des libertés démocratiques. L’Université de Tizi Ouzou avait quitté ses remparts. Est arrivé ce qui devait arriver. Toute la Kabylie, on s’en souvient, s’était soulevée pour soutenir les étudiantes et les étudiants  agressés par les forces de la répression qui avaient investi dans la nuit les cités universitaires.

Grèves générales et marches, ponctuées par les expéditions punitives des services de police et de la gendarmerie, avaient fait le quotidien des citoyens de la région durant plusieurs semaines. 24 animateurs du mouvement, avaient été arrêtés. Ce n’était la mobilisation sans faille de la population, les détenus risquaient la peine capitale pour cause d’ « atteinte à la sûreté de l’Etat ».

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Le député algérien, bouc émissaire ou alibi démocratique? 18 février, 2017

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cet article a été publié, en date du 16 octobre 2011 dans le quotidien national d’information Liberté, sous le titre: « le député, ce mal aimé des algériens ». Je pense qu’il n’est pas inintéressant, compte tenu des circonstances, de le proposer aujourd’hui aux lecteurs de mon blog. Chacun peut imaginer les conditions dans lesquelles seront organisées les élections législatives de mai prochain. Chacun sait aussi que le citoyen y sera, comme à l’accoutumée indifférent. La configuration de l’Assemblée qui va se dessiner ne fera qu’accentuer le divorce entre le citoyen et la politique. La pléthore des partis politiques et des listes qui se bousculent à la porte de l’Assemblée nationale sont les raisons de la désaffection de la population. La crainte récurrente des pouvoirs publics d’un boycott de l’élection me paraît, à ce titre, justifiée. Le député est réputé inconsistant sur le plan politique et vorace quand il s’agit de sauvegarder ses intérêts; l’institution parlementaire est, quant à elle, définitivement discréditée. 

Voici la contribution telle qu’elle avait été publiée.

La session parlementaire en cours sera, sans doute, la dernière de cette législature. Dans les chapelles politiques, la bataille a déjà commencé pour se positionner, dans la perspective des législatives à venir, en bonne place sur les listes électorales.

Pour autant, de nombreux projets de lois doivent être votés avant la fin de cette session, particulièrement ceux en rapport avec les réformes que veut faire passer le président de la République : le projet de loi relatif au régime électoral, ceux relatifs aux partis politiques, aux cas d’incompatibilité avec le mandat parlementaire, à la représentation des femmes dans les assemblées élues, etc., et, bien sûr, la loi de finances 2012. Au total, une douzaine de projets devront être votés.

Un volume de travail auquel ne sont pas habitués nos députés, mais qui n’explique pas la fébrilité particulière qui s’est, à l’entame de cette session d’automne, emparée de l’Assemblée nationale. Une nervosité dont l’origine n’est pas à relier à l’importance du travail qui attend les parlementaires. Et pour cause, il y a plus préoccupant… Le renouvellement de l’Assemblée nationale est dans quelques mois. Il faut s’y préparer, les élus de la nation concentrent déjà toute leur attention et toute leur énergie en direction de cet objectif. Un statut enviable et une position sociale convoitée. S’y maintenir est la fin qui justifiera les moyens, d’autant que les projets de loi dont il est actuellement question peuvent chahuter les ambitions de chacun et constituer un danger potentiel qu’il va falloir conjurer.

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À propos du suicide de deux étudiants algériens en France. 28 janvier, 2017

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

J’avais envie de réagir dans la presse nationale au sujet des deux étudiants en France qui ont mis fin à leur vie. Cette contribution a été publiée aujourd’hui 28 mars 2015 dans le quotidien national d’information Liberté. Je la poste pour mes lecteurs telle qu’elle a été publiée dans ce journal.

Ainsi, les étudiants algériens en France sont nombreux à vivre dans la précarité. L’association Algériens des deux rives et leurs amis (Adra) viennent, dans un communiqué publié par la presse en ligne, de dénoncer cette situation. Fait gravissime, deux d’entre eux, sans doute parmi les plus vulnérables et en proie au désespoir, viennent de se suicider. Un événement tragique pour les familles et une honte pour notre pays, car ce qui vient d’arriver n’est pas nouveau. «Deux pertes de trop qui s’ajoutent à des cas de suicide déjà recensés depuis l’an dernier…» souligne cette association. Aujourd’hui, il y a 26 000 étudiants algériens en France.
Combien parmi eux bénéficient d’une bourse de leur pays? Un privilège, bien sûr, réservé aux enfants du régime. Les autres – les enfants du peuple qui ont la prétention de vouloir poursuivre des études ailleurs qu’en Algérie – doivent se débrouiller et c’est ce qu’ils font. Des concitoyens qui se sont exilés pour étudier, armés de leur seule volonté et du désir de réussir. Leur mérite est là, quand bien même celui-ci n’est pas reconnu par les responsables.
Pour autant, par leur succès, un grand nombre fera demain la force et la fierté du pays. C’est pourquoi l’État algérien a le devoir de les soutenir et d’utiliser tous les moyens diplomatiques nécessaires pour qu’ils obtiennent les droits que leur attribue le pays d’accueil. Faut-il souligner que les Algériens sont, parmi les étudiants étrangers, les seuls à n’avoir pratiquement – hormis celui d’accéder à l’inscription aux universités – aucun autre droit? Celui de travailler est de ceux-là. lire la suite…

Changement et Démocratie, à quand le tour de l’Algérie ? 9 janvier, 2017

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , 1 commentaire

Je livre aux lecteurs du blog une autre version du texte précédent « Changement et démocratie en Algérie? Une nécessité en marche. » Cette contribution a été envoyée au quotidien El Watan, pour publication il y a environ 15 jours. Elle n’a pas encore été publiée. Compte tenu de l’évolution des événements, il me semble qu’il faut l’actualiser. C’est pourquoi j’ai fait cette nouvelle mouture, que j’ai proposée pour publication au quotidien d’informations Liberté. J’espère que les lecteurs de ce blog y trouveront quelques satisfactions. 

Changement et Démocratie, à quand le tour de l’Algérie ? (article publié dans le quotidien national Liberté du lundi 28 mars 2011)
Une question qui suscite l’espoir pour un véritable changement dans notre pays mais qui soulève aussi l’inquiétude légitime des lendemains incertains. Les nouvelles qui parviennent des pays voisins, en particulier de la Libye, ne sont pas pour rassurer. Est-ce pour cette raison que la fièvre de la contagion n’a pas encore atteint le peuple algérien et que « la mayonnaise de la contestation n’a pas pris » ? En partie, sans doute.

Pour autant, tous les ingrédients sont réunis pour que l’Algérie quitte le cycle de la violence des émeutes « alimentaires », qui émaillent la vie sociale depuis plusieurs années, pour s’inscrire à son tour dans ce mouvement de la revendication politique qui a gagné tous les pays arabes. La misère sociale a enfermé les sujets dans le désespoir tandis que le verrouillage des espaces d’expression leur a interdit toute possibilité d’épanouissement personnel et la manifestation de leur libre arbitre. Une situation qui a fait de l’algérien non pas un citoyen mais un sujet, moralement désarmé. Un projet savamment entretenu par le pouvoir.

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La nouvelle loi sanitaire sonne le glas de la médecine gratuite. 3 janvier, 2017

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

La nouvelle loi sanitaire devait être en débat à l’Assemblée nationale en décembre dernier. Le scandale de « Rehmet Rebbi et de la clinique Rokia de Relizane ont sans doute amené l’Etat a differér la présentation de ce projet de loi aux parlementaires. A moins qu’il n’y ait d’autres raisons… que les pouvoirs publics ne peuvent pas politiquement assumer. La mise au placard de la médecine gratuite.  Mais attendons de voir, il semble que la présentation de ce projet de loi sanitaire est pour ce mois de janvier.

Cette contribution est parue ce jour 03 janvier 2017 dans le quotidien national d’informations El Watan.

La nouvelle loi sanitaire vient de tomber dans les casiers des parlementaires. Elle sera débattue, nous dit-on, au début du mois prochain. Elle sera sans doute approuvée. Un texte de loi censé apporter des solutions à notre système de santé, moribond mais qui, de mon point de vue, soulève plus de problèmes qu’il n’apporte de solutions, car les rédacteurs de ce projet ont soigneusement évité de poser la bonne question, celle à même d’apporter les meilleures réponses aux difficultés que rencontre aujourd’hui notre système de soins.

Est-ce que la médecine doit rester gratuite ou non?

Le texte de loi en cours, la 85-05 du 16 février 1985 portant protection et promotion de la santé a le mérite de la clarté. Il s’était adossée à un choix politico-idéologique pour lequel l’Algérie indépendante avait opté – le socialisme – et avait été en phase avec celui-ci. lire la suite…

Le nouveau texte de la loi relative à la santé déjuge le décret exécutif 92-276 portant code de déontologie médicale 29 novembre, 2016

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée ce jour, 29 novembre 2016, dans le quotidien national d’information Liberté.

Le conseil de l’ordre des professions médicales – médecins, chirurgiens dentistes et pharmaciens – est né au début des années 90. Une concession qui a été arrachée – au forceps – aux pouvoirs publics hostiles alors à toute forme d’organisation professionnelle qui ne s’inscrivait pas dans le sillage de l’article 120 des statuts du FLN, parti unique, parti Etat. Qu’à cela ne tienne, le pouvoir a, à la faveur de l’ouverture démocratique, décidé de s’accommoder des ordres professionnelles et a donné son consentement à la création de celui des médecins. Le décret exécutif N° 92-276 portant code de déontologie médicale est promulgué en date du 06 juillet 1992. Depuis, tant bien que mal, les conseils régionaux et le conseil national de l’ordre essaient d’exister et de travailler à l’organisation des corporations. Il faut bien reconnaître que les trois corps professionnels, médecins, chirurgiens dentistes et pharmaciens, désabusés et démobilisés, boudent cette organisation. Les pouvoirs publics ne sont pas en reste puisque le ministère de la santé et ses démembrements au niveau des wilayas – les directions de la santé -  ne lui facilitent pas les choses. lire la suite…

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