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A propos des enfants qui se sont suicidés à Tizi Ouzou: quelques éléments pour expliquer le geste. 27 juillet, 2015

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Le suicide de l’enfant-du préadolescent il faudra le préciser-est une réalité. Ce passage à l’acte, qui passe la plupart du temps inaperçu, est habituellement assimilé-quand la mort survient-à un accident. C’est le cas quand le décès est du à un accident de la circulation, quand il est le résultat d’une chute d’une hauteur ou encore quand l’enfant est « tombé dans un puits ». Des situations qui font rarement évoquer le désir de mourir  chez l’enfant… sauf quand le moyen utilisé pour se donner la mort est sans équivoque. Ce qui est arrivé chez les trois préadolescents qui viennent de mettre fin à leurs jours dans la wilaya de Tizi Ouzou. Le moyen utilisé, la pendaison, ne permet ici aucun doute sur la volonté de mourir de ces sujets. A moins d’envisager de possibles homicides… une hypothèse qui a couru, d’autant que ceux-ci, ces suicides, sont survenus presque simultanément. Un hasard ? Et puis, la raison humaine-l’inconscient collectif, je devrais dire ( ?)-accepte, sans doute,  plus facilement l’idée du meurtre que celle du suicide à trois, en particulier quand il s’agit d’enfants. Meurtre ou suicide ? Une conjecture, selon mon avis sans intérêt, qui devra trouver une explication dans les enquêtes diligentées par les services de sécurité. lire la suite…

La bibliothèque communale de Aït Mahmoud au nom de Rachid Aliche 21 août, 2014

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La bibliothèque de la commune de Aït Mahmoud a été inaugurée et baptisée au nom de Rachid Aliche ce 20 août 2014. Une occasion qui a été saisie par l’exécutif communal pour également honorer les nouveaux bacheliers de la commune. Ils étaient nombreux, quarante quatre, à avoir décroché ce sésame pour l’accès à l’université. Une mention très bien et plusieurs mentions bien et assez bien ont été obtenues par les lauréats.

Voici le compte rendu de la cérémonie tel qu’il a été fait par le quotidien national d’information Liberté, sous la plume de Mohammed Haouchine.

Dans le cadre de la commémoration du 58e anniversaire du Congrès de la Soummam, l’APC d’Aït Mahmoud (daïra de Béni Douala) a inauguré, hier, un belle bibliothèque municipale  baptisée au nom du regretté Rachid Alliche, ce militant de la cause amazighe, animateur de la radio kabyle et enseignant de tamazight, tout à la fois, qui nous a quittés à la fleur de l’âge le 18 mars 2008. Et ce fut en présence des autorités locales et des invités de marque tels Outoudert Abrous, directeur de Liberté, Malika Matoub, présidente de la fondation Matoub-Lounès, Boukhalfa Bacha, ancien pionnier de la radio Chaîne II et de vieux compagnons du défunt, le Dr Mahmoud Boudarène, ancien député du RCD, sans oublier les amis et les parents proches du regretté Rachid Alliche, que le maire d’Aït Mahmoud, Slimane Allem, a présidé à la cérémonie d’inauguration de la nouvelle bibliothèque municipale érigée à proximité du nouveau siège de l’APC situé à Taguemount Azouz. lire la suite…

« Procès de la cause nationale » 1 avril, 2014

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« Procès de la cause nationale » est le titre du livre que vient de publier – aux éditions El-Amel – Maître Abdelhamid ZEROUAL, avocat, ancien magistrat et ancien journaliste. Un livre qui scrute la période coloniale et les procès intentés par les occupants aux nationalistes algériens depuis 1830 à 1962. Faut-il souligner que la justice française a été implacable, féroce et inique à l’endroit des algériens qui se battaient pour libérer leur pays du joug qui lui était imposé? Faut-il rappeler que la justice française a dénié le droit à ces derniers d’avoir le statut de justiciables politiques? Des personnes qui étaient considérées comme des délinquants de droit commun et qui étaient traitées comme tels.

Maître ZEROUAL m’a fait l’honneur de faire la préface de son ouvrage. La voici.

Préface

L’ouvrage que nous propose Maître Zeroual est sans doute bienvenu. Il s’inscrit dans le sillage de la commémoration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de notre pays et vient, s’il le faut, rappeler à chacun que cette dernière a été acquise au prix de grands sacrifices. lire la suite…

Je me suis trompé. 10 mars, 2014

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Je pensais franchement que le président Bouteflika n’allait pas briguer un quatrième mandat. Pour des raisons de santé mais aussi pour des considérations éthiques. Trois mandats, ça suffit… J’étais convaincu que l’agitation des thuriféraires et autres zélateurs autour de la candidature du chef de l’Etat participait du seul désir des courtisans de voir leur protecteur continuer à leur assurer la prébende et, sans doute aussi, l’impunité. Faut-il, en effet, rafraîchir les mémoires et rappeler aux uns et aux autres les différents scandales de corruption qui ont émaillé ces dernières années la vie politique nationale?

Je me suis trompé. Force est de constater que le vertige du pouvoir a obscurci la raison et que ni la maladie, ni les considérations éthiques, n’ont constitué l’obstacle. Voilà, c’est fait. Pour autant, ce mandat sera le mandat de trop. Il aggravera la situation de précarité qui prévaut dans notre pays et va, n’en déplaise à ceux qui associent le quatrième mandat à la stabilité, hypothéquer la paix sociale. Au moins parce que la prédation des richesses nationales va se poursuivre et que les inégalités sociales se creuseront davantage.

Le danger pour notre pays ne vient pas du refus de ce quatrième mandat, il vient de l’obstination du clan à vouloir reconduire l’échec des trois mandats précédents. Personnellement, je vois les choses comme ça, si tant est que ce qui est exigé d’un chef d’Etat reste la bonne gouvernance et la construction du bien-être des citoyens. En l’occurrence, le bonheur n’est pas ce qui caractérise aujourd’hui l’Algérie. lire la suite…

Bonne année 2014 31 décembre, 2013

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L’année à venir est pleine d’espérances pour notre pays, l’Algérie, et pour son peuple. Des changements sont attendus dans les tous premiers mois de 2014. Ils devraient être de bons augures et nous forcer à l’optimisme. Peut-il en être autrement ?

Notre beau et grand pays ne mérite pas ce qui lui arrive et les algériens, qui se sont sacrifiés pour se libérer de la longue nuit coloniale, étaient promis à un avenir meilleur. Un destin malheureusement contrarié dès l’indépendance.

Cinquante années plus tard, et malgré ses richesses naturelles nombreuses, l’Algérie n’arrive pas à donner du bonheur à ses enfants. « Un pays riche et un peuple pauvre ». Le résultat d’une gouvernance désastreuse, menée par un pouvoir politique qui a, depuis 1962, squatté les institutions de l’Etat pour les mettre au service exclusif de ses intérêts et de ceux de ses différentes clientèles. Une gouvernance faite de gabegie, de corruption mais aussi de privation des libertés et de répression.

Toutefois, le système politique qui a pris en otage l’Algérie ne peut pas échapper au travail de l’horloge biologique et la nature est là pour faire son œuvre. Le temps de la prévarication (et celui de la prédation des richesses nationales) est terminé. Les 15 milliards qui ont été détournés ces 10 dernières années – information rapportée par la presse nationale – profiteront peut-être aux auteurs de la forfaiture mais les nombreux scandales (Sonatrach, autoroute est-ouest, Khalifa, etc.) qui ont entaché la crédibilité de notre pays et terni son honneur ne seront pas oubliés. L’Algérie de demain reconnaitra les siens.

Les jeunes générations devront bien, un jour, prendre le relais et présider à leur destin et à celui de leur pays. A l’occasion de cette année nouvelle, je formule mes vœux pour que ce jour arrive très vite, pour la paix et la prospérité de l’Algérie, pour le bonheur de son peuple. Je profite pour souhaiter également une bonne et heureuse année 2014 aux lecteurs de mon blog, à mes amis et proches, à ma famille.

« Guerre d’Algérie, La SAS des Beni Douala, un adolescent dans la tourmente » 26 août, 2013

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C’est le titre du livre que vient de publier en France, à compte d’auteur, Max Drider. Ce livre est un cri de révolte et une réponse aux propos tenus par le Capitaine Oudinot – administrateur de la SAS (Section Administrative Spéciale) de Béni Douala – dans un ouvrage qu’il a publié, il y a quelques années, et dans lequel ce militaire sanguinaire prétend avoir pacifié et civilisé cette région de Kabylie. Max qui est né à Marseille, de père kabyle de Tizi Hibel et de mère française a vécu, à son corps défendant, de l’intérieur, ce pan de l’histoire des Béni Douala. Au décès de son père, alors qu’il est adolescent, il a été obligé de quitter la vie douillette de Marseille pour un « exil forcé » dans ce petit village des montagnes de Kabylie. La vie et l’histoire ont fait le reste.

Un récit émouvant qui raconte les tourmentes de l’adolescence avec le regard de la maturité dûe au crépuscule de la vie. Je laisse le lecteur découvrir la suite dans le parcours du livre. lire la suite…

Six nouvelles centrales électriques à construire en Algérie. Celle d’azzefoun, dans la wilaya de Tizi Ouzou, est oubliée. 30 juillet, 2013

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La presse algérienne vient de rapporter que six centrales électriques nouvelles seront prochainement construites en Algérie. Celle qui était prévu à Azzefoun, un projet qui date de plus de 25 ans, est par contre tombée dans les oubliettes. Pour autant, quand l’ancien premier ministre avait été interpellé – c’était il y a près de trois années – par des députés au sujet de ce projet, il avait assuré que la centrale thermoélectrique d’Azzefoun allait vite être mise en chantier. Je l’avais personnellement interrogé par écrit à ce sujet. Je n’ai jamais eu de réponse, en dehors de la promesse qu’il avait faite à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, compte tenu des événements, force est de constater que ce projet est définitivement enterré. La réponse qui est donné par les autorités du pays est on ne peut plus claire. Il n’y aura donc pas de centrale électrique à Azzefoun. La question est pourquoi?

Je viens également d’apprendre, par la presse nationale, que de nombreuses villes du pays, une quinzaine, vont bénéficier – pour certaines, cela est déjà acquis et pour d’autres des études vont être entreprises – de tramways pour les besoins de transport des populations. La ville de Tizi Ouzou est ignorée par ces projets. Il faut croire que le ministre des transports s’inscrit dans le sillage de celui de l’industrie. Ne pas investir dans des projets structurant dans la wilaya de Tizi Ouzou. La question est encore pourquoi? Pourtant, cette ville a de graves problèmes d’organisation de la mobilité pour les citoyens qui y vivent, et ce mode de transport urbain peut constituer une solution adaptée. Le précédent Wali avait organisé, il y a quelques années, une rencontre avec la société civile pour débattre des problèmes de la ville. Je me rappelle qu’en ce temps, un projet de tramway avait été évoqué et les différentes possibilités de le réaliser avaient été discutées. Un projet viable, idéal pour résorber les problèmes de circulation dans la ville… mais un projet pour lequel il semble que les citoyens de cette ville ne sont pas éligibles.

Que faut-il en penser? lire la suite…

Transmettre le savoir : un devoir et une exigence éthique. 15 juin, 2013

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Aujourd’hui 15 juin 2013 est le vingtième anniversaire de l’assassinat du Pr Boucebci. La fondation qui porte son nom a commémoré cet événement par un colloque dont le thème est consacré à la transmission du savoir et dédié au Dr Ouaar – aujourd’hui disparu à son tour -, le premier élève du Pr Boucebci, son ami fidèle et l’une des chevilles ouvrières de la fondation. Cette commémoration était pleine d’émotion et le souvenir des deux hommes a plané dans la salle Frantz fanon de Riadh El Feth durant tout l’après midi. Des communications et des hommages aux deux hommes ont été donnés par les amis, les familles et les collaborateurs des deux hommes. Voici pour ma part mon intervention.

Je veux, avant tout, remercier le bureau de la fondation pour m’avoir donné l’opportunité d’intervenir dans cette rencontre commémorative du 20ième anniversaire de l’assassinat de mon maître le Pr Boucebci et dédiée à notre ami le regretté Dr Ouaar.

Quand bien même, il a disparu voilà maintenant une vingtaine d’années, le Pr Boucebci demeure pour moi une personnalité emblématique, un symbole de probité morale et un exemple d’engagement patriotique. Une intelligence dont le destin a été cruellement stoppée par la bêtise et l’ignorance. lire la suite…

Le Docteur Ouaar s’en est allé. Un témoignage en son souvenir. 23 février, 2013

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J’ai rencontré, pour la première fois, le Docteur Ouaar en septembre 1978. C’était à la clinique des Oliviers, dans le service du Professeur Boucebci. Je venais d’y arriver pour faire ma spécialité en psychiatrie.

J’étais jeune, « un jeune loup », lui, le docteur Ouaar, un vieux roublard qui me regardait déjà avec un regard amusé, malicieux mais plutôt – je dois le dire – bienveillant… malgré l’impertinence que transpirait mon jeune âge. J’avais à peine 25 ans.

Il n’était pas souvent aux Oliviers. Il y venait seulement à sa consultation hebdomadaire, qu’il ne ratait jamais, et aux sacro-saintes réunions du mardi après-midi. Des réunions du service desquelles il s’échappait, quelques fois, en faisant discrètement un petit somme ; une brève sieste qu’un délicat ronflement venait régulièrement trahir. Personne ne s’en formalisait et le patron – c’est ainsi que l’on appelait le Professeur Boucebci – le regardait dormir avec amusement. « Il est fatigué », nous disait-il.

Ouaar, comme nous l’appelions tous affectueusement, était un peu (beaucoup ?) notre grand frère. Gentil et particulièrement affable. Il a constitué, pour avoir été le premier collaborateur du patron, un guide, un repère dans les liens que les médecins, qui sont arrivés après lui, ont tissé entre eux et avec l’institution. Des liens marqués par une amitié simple, je dirais dépouillée, mais solide.

Il était constant dans sa disponibilité à ses malades et fidèle dans l’amitié qu’il avait offert généreusement, mais sans effusion, au Professeur Boucebci. Une affection « spéciale » fondée sur une reconnaissance mutuelle que se vouaient les deux hommes.

Le Professeur Boucebci est parti dans les conditions que l’on sait. Le Docteur Ouaar, égal à lui-même, a continué à honorer la mémoire de son ami. Son implication ininterrompue dans la fondation qui porte le nom de ce dernier est un hommage permanent.

Décidément, notre ami Ouaar, dans la modestie et la discrétion qui le caractérisaient, était quelqu’un. Je le revoyais assez souvent. A chaque fois, j’étais envahi par de tendres souvenirs et j’étais étreint par une émotion indescriptible. C’était, en tout cas, toujours un réel plaisir de le rencontrer.

J’ai été surpris par son départ. Je n’en ai pas été informé et je suis frustré de n’avoir pas pu lui dire au revoir. Je le regrette, mais je sais qu’il est arrivé là où il est allé et que là bas il y sera heureux, comme il l’a été sans doute de ce côté ci.

A propos de Yennayer, nouvel an berbère, l’avocate oranaise répond à nouveau 18 février, 2013

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Ce débat est survenu à la suite d’un papier écrit par Arezki Métref dans le soir d’Algérie. Cette avocate oranaise a écrit un brûlot dans lequel elle s’en est prise à ce journaliste. Nous sommes un certain nombre à lui avoir répondu dans le journal en ligne « le matin.dz ». C’est dans ce journal qu’elle a répondu. Je donne à mes lecteurs la réponse qu’elle m’a personnellement adressée. Je livre la mienne en retour. Les écrits précédents sont également dans ce blog.

M. le Docteur Boudarène

Je suis déçue ! Que venez-vous faire, Docteur, dans cette galère ? Votre rôle est d’apporter aide et assistance à vos patients, pas à venir pérorer, appelé en renfort presqu’en service commandé et parler de quoi, d’une fête rurale que l’on veut élever au rang d’évènement international, que dis-je… universel !

Vous avez autre chose à faire, laissez les « bavards » et les « journaleux » s’expliquer entre eux ! Ce sont eux les spécialistes de la polémique ! lire la suite…

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