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Aujourd’hui, l’examen du baccalauréat. 29 mai, 2016

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Le baccalauréat est pour aujourd’hui.
Il semble – selon la presse – que l’Etat algérien va mettre 160 000 personnes pour surveiller les tricheurs.
Un objectif louable, vous en conviendrez tous.
Et pour cause, il y a eu des précédents et les copieurs au bac sont devenus plus nombreux que jamais.
Je me rappelle – il y a quelques années – que les parents des copieurs étaient montés au créneau pour défendre leur rejetons.
« Mon fils n’est pas le seul à avoir copier… »
Comment voulez vous que le copiage, la triche, la falsification, ne se fasse pas à ce niveau quand on sait que le copier-coller et le plagiat infestent des niveaux encore plus élevés.
Des mémoires de licences, des thèses de doctorat…
Copions, copions, des bribes de savoir finiront bien par s’inscrire dans notre mémoire pour servir à la transmission des connaissances.
A l’université, le copiage est normal. Il est accepté.
Il est normatif… puisque c’est comme ça qu’on progresse, qu’on gravit les échelons et qu’on accède à la responsabilité.
Nous avons eu des recteurs qui ne sont pas bacheliers, n’est-ce pas?
Les jurys sont composés de personnes qui ne sont pas regardantes.
Les emmerdeurs, les empêcheurs de tourner en rond sont écartés, on ne les laisse pas juger.
Alors pourquoi, on embête ces pauvres candidats au baccalauréat.
On devrait les laisser copier. lire la suite…

Tizi Ouzou, ma ville, est inhospitalière. 7 mai, 2016

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Décidément je ne peux pas m’habituer à l’idée que ma ville est en état de délabrement avancé.
Faire quelques pas et parcourir les rues de Tizi Ouzou est devenu pour moi une véritable punition, un calvaire.
J’imagine que je ne suis pas seul à en souffrir.
Ajouter à cela la surpopulation – Tizi Ouzou draine dans la journée une grande partie de la population de la wilaya – et les interminables bouchons qui caractérisent la capitale du Djurdjura, la boucle est bouclée.
Et vous n’avez plus envie d’y vivre.
Quand à s’y promener…
J’ en suis malade.
Pourtant il aurait fallu peu pour en faire une ville agréable.
Tizi Ouzou était coquette, j’y ai vécu durant mon enfance, de 11 à 18 ans, j’étais au lycée.
J’y vis et y travaille comme toubib depuis 33 ans.
La métamorphose est totale. En mal, en désastre.
Une anarchie urbanistique hors du commun, une catastrophe pour l’environnement.
Une agression morale, une violence insidieuse, quotidienne.
Aujourd’hui la ville est difforme, hideuse, hostile à ses habitants mais aussi au visiteur.
J’ai vécu et je vis encore ces transformations désastreuses.
Qu’on ne vienne pas me dire que c’est le pouvoir qui a fait cela.
Si ce dernier, par son incurie, a une part de responsabilité, les enfants de la ville ont largement contribué à la ruine de la cité des genêts.
Il y a maintenant presque trente années que la ville est gérée par les partis de l’opposition dite démocratique. Et c’est depuis que ça va mal. La descente aux enfers.
Les responsables des dilapidations du foncier et du désastre qui a prévalu dans l’urbanisation de la ville ont été arrêtés, jugés, reconnus coupables, emprisonnés et aujourd’hui libérés.
Mais cela « fait une belle jambe » aux citoyens pour lesquels les choses sont restés en l’état.
Quand à l’entretien et aux réparations minimums de la ville, cela ne dépend que de la bonne volonté des autorités communales.
Mais elle n’y est pas cette « bonne volonté ».
Là aussi, il s’agit d’un problème de culture.
La culture mais aussi le sens de la responsabilité.
Etre maire d’une ville suppose que la personne qui prétend à ce poste a un projet pour sa ville.
Que vais-je faire de ma ville? Quels sont les projets que j’apporte pour que mes concitoyens soient heureux de vivre dedans?
Quel avenir je projette et comment je veux que ma ville soit, non pas à la fin de mon mandat mais dans 15 ou 20 ans, ou plus?
Mais qui est dans cet état d’esprit dans ce pays?
Qui s’interroge?
Est-ce que le président de la République s’est interrogé quand il est arrivé aux commandes? Est-ce qu’il avait seulement un projet pour ce magnifique et riche pays?
La réponse est non.
Est-ce que ses ministres se sont demandés, chacun dans son département, ce qu’ils peuvent apporter de nouveau pour projeter le pays dans l’avenir?
Est-ce que le député?
Est-ce que le wali?
Est-ce que le recteur d’université?

La seule question que chacun a du se poser est comment durer au poste.
Il suffit de regarder l’état dans lequel est notre pays pour s’en rendre compte.
Qu’on ne vienne pas me dire que je suis nihiliste et que je ne vois pas les progrès réalisés.
L’Algérie a dépensé, en 15 ans, 900 Milliards de Dollars…pour faire l’autoroute est-ouest (?), quelques logements et poser du carrelage sur les trottoirs des villes.
Ailleurs, une telle somme aurait permis de construire entièrement deux pays comme l’Espagne.
Voilà que je suis à nouveau en colère.

Amar Imache: évocation. 13 avril, 2016

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

« La vérité seule est constructive. Ne laisser pas dénigrer ce qui est bien et déformer les faits.
Car s’il est une chose qu’un peuple ne doit pas laisser déformer, ternir ou voler, c’est son histoire.
S’il est une chose qu’un peuple doive défendre, c’est son idéal et la route qu’il doit suivre pour y parvenir… ».
Des propos de Imache Amar, extrait de sa lettre d’adieu aux algériens résidant en France.
Des propos pertinents en son temps et qui le sont, sans doute, encore aujourd’hui…
Plus que jamais, alors que le mensonge et l’imposture sont les deux arguments qui ont permis – qui continuent de permettre – à ceux qui décident aujourd’hui de confisquer la décision politique dans notre pays et d’interdire au peuple – marginalisé – de participer aux choix qui engagent son avenir et à la construction de son bonheur, du destin commun.
Imache Amar avait voulu infléchir ce destin commun en s’engageant dans le combat pour asseoir la véritable identité de l’espace Nord Africain.
Chacun sait dans quelle instabilité politique se trouve aujourd’hui notre pays, il n’est pas de mon intention de m’y étendre.
Mais nous sommes à quelques jours de l’anniversaire d’avril 80 et du printemps noir de Kabylie. L’occasion de faire une petite halte et de mesurer le chemin parcouru, depuis.
S’il est indéniable que l’identité millénaire de notre pays ne mène pas à la prison quand elle est évoquée, la dispersion des rangs a retardé – retarde encore – son épanouissement total.
Oui Tamazight est langue nationale. Mais Tamazight n’a pas encore le statut de langue officielle qui lui permette d’entrer véritablement dans les institutions de la République algérienne.
Elle a le statut d’une concubine du deuxième collège .
Cela est intolérable.
C’est pourquoi, les rangs doivent se resserrer – au moins dans ce combat pour notre identité – pour peser davantage sur la décision politique.
C’est pourquoi, le destin personnel de chacun ne doit pas obscurcir les consciences et détourner les esprits de l’indispensable construction de l’avenir communs… De toute façon, la seule garantie pour l’épanouissement de chacun.
C’es la seule vérité.
Ce propos de Amar Imache tombe à point nommé pour rappeler les individus – en particulier les militants – à leur responsabilité.
Ici, un seul idéal, notre histoire et notre identité, socle indispensable, un préalable (?) pour toute prétention démocratique; et un seul chemin pour y parvenir, l’union « sacrée », pourquoi pas.
Amar Imache était un membre fondateur du mouvement nationaliste algérien et de l’Etoile Nord Africaine.
De graves divergences avec le Zaïm Messali Hadj, concernant notamment l’histoire et l’avenir politico-idéologique de l’Algérie, l’ont amené à s’en séparer.
Ce grand militant de la cause nationale n’a pas eu un parcours politique long mais celui-ci était riche et dense.
J’invite ceux qui ne le connaissent pas à faire l’effort de lire ce qu’il a écrit.
Un visionnaire.

Ah! La politique… 28 mars, 2016

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J’ai remarqué, sans doute vous aussi, que l’action politique est privatisée. Je veux dire que celle-ci n’a plus comme objet (et objectif) la construction du destin commun mais qu’elle se préoccupe plutôt de l’avenir de celui qui s’en saisit.
La politique au service de soi, en quelque sorte.
Du coup, l’acteur politique joue son avenir personnel et quand il s’oppose, il ne s’oppose pas à des idées, à un projet mais il s’oppose à des individus.
Du coup, l’acteur politique ne propose pas de projet – ou même s’il en propose, c’est formel – pour bâtir la prospérité ou le bonheur des siens, mais il échafaude des plans pour arriver, pour renverser l’autre et prendre la place…sans se préoccuper pourquoi.
Du coup, la logique de « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » prévaut quelques fois. Des alliances improbables – contre nature? – se mettent en place. Les ennemis d’hier devenant des amis d’aujourd’hui…parce que l’ennemi d’aujourd’hui qui était l’ami d’hier ne l’est plus pour personne aujourd’hui. lire la suite…

Aujourd’hui 19 mars 2016, plus d’un demi siècle plus tard. 19 mars, 2016

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C’est un certain 19 mars 1962 qu’a commencé l’imposture dans notre pays.
Pour les authentiques, c’est la fin d’un cauchemar, la fin de la longue nuit coloniale; pour les autres, pour ceux qui n’ont pas connu ce cauchemar, c’est le début du mensonge, de la conspiration permanente pour l’accès au pouvoir et pour le conserver.
Nous en sommes encore là.
La mystification continue et chaque anniversaire de cette date constitue l’alibi pour mentir plus que jamais.
De discours parjures en fausses larmes versées, la fourberie s’habille du drapeau national pour chanter l’hymne à la gloire des martyrs qui ont donné leur vie pour ce pays.
Les sermons seront répétés encore et encore avant que les uns, une fois de plus abusés, rentrent chez eux avec le sentiment du devoir accompli et les autres avec la satisfaction d’avoir trompé, à nouveau, les survivants et peut-être – je veux le croire – avec le profond remord d’avoir bafoué et trahi la mémoire des morts.
Le 19 mars 2016 sera, bien sûr, pour moi une journée de mémoire et de souvenir; elle le sera sans doute aussi pour tous ceux qui, comme moi, ont perdu leur père pour que l’Algérie soit un pays libre. Quand bien même les serments exprimés au lendemain de la libération, à l’endroit des enfants et des veuves des chouhadas, et les promesses de l’indépendance n’ont pas été tenus, je sais que le sacrifice de mon père – de nos pères – n’est pas vain.
Aimer cette patrie, l’Algérie, pour laquelle chacun d’eux a donné héroïquement sa vie est une façon de glorifier leur combat et de les faire vivre à jamais dans nos mémoires.
Mais je ne veux pas partager cette hypocrisie permanente.
La meilleure façon de rendre hommage à nos martyrs est d’oeuvrer à la prospérité de la patrie et de travailler au bonheur de son peuple.
L’imposture et la mystification qui prévalent aujourd’hui dans notre pays est la pire des offenses qui leur est infligée.
La prédation des richesses nationale et la corruption qui ont ruiné l’espoir de voir l’Algérie accéder à la prospérité est la pire des insultes à leur mémoire.
Une situation qui dure depuis plus d’un demi siècle.
Une trahison qui les empêche de se reposer à jamais.
Ce 19 mars, j’ai une tendre pensée pour mon père et ma mère, je suis fier d’être leur enfant.
J’ai également une particulière affection pour tous les combattants de la liberté (les chouhadas) et leurs veuves.

A propos du 08 mars, journée internationale des femmes 8 mars, 2016

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Nous sommes le 08 mars, un jour qui devrait être comme tous les autres.
Il se trouve que c’est la journée internationale de la femme.
Je ne vous cache pas que cela me contrarie.
Non pas que je ne veuille pas dédier cette journée à notre « homologue » de sexe féminin, mais parce que je pense qu’il est temps que nous cessions de par le monde cette hypocrisie.
D’une part, nous chantons – nous les hommes – que la femme est notre égale et… cela est écrit dans la déclaration universelle des droits de l’Homme depuis 1948 (Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits…, art premier); d’autre part, nous continuons à la maintenir à « proximité » de ce droit d’égalité en lui offrant une journée symbolique annuelle: la journée de la femme.
Pourquoi?
Pour que l’humanité entière n’oublie pas qu’il fut un temps où la femme ne pouvait pas voter?
Où alors pour cultiver le souvenir de cette époque et rappeler, insidieusement, à la femme la précarité de son statut?
Car de précarité, il en est toujours question.
Une journée, une seule, pour célébrer la présence de la femme depuis l’aube de l’humanité aux côtés de l’homme…
Pour ensuite la frapper d’une discrimination qui ne dit pas son nom.
Je n’évoquerai pas ce qui se passe dans les pays où elle est clairement – et de façon assumée – reléguée à un rang inférieur.
Ici, point d’hypocrisie.
Ici, le chemin est encore long et cette journée symbolique est ignorée, quand elle n’est pas considérée comme un blasphème.
Mais que dire des pays qui font de l’égalité des deux sexes un acquis définitif. Là, femmes et hommes sont des citoyens ordinaires, avec des rôles sociaux qui devraient être similaires et partagés.
Pour autant, là aussi, tout n’est pas définitivement gagné.
Tout n’est pas rose, quand bien même les acquis sont indéniables… du moins sur le plan de la loi et des textes qui régissent les sociétés.
Les mentalités ne suivent pas et les archaïsmes sont encore là, survivant aux résolutions les plus affirmés.
Beaucoup reste à faire, de ce point de vue.
C’est pourquoi ma conviction est que cette date historique doit changer de symbolique et, si elle doit rappeler le combat des femmes pour leur accès aux mêmes droits que l’homme – elles ont fait ce qu’il fallait faire pour exiger leurs droits – le 08 mars ne doit plus être leur journée, en tout cas pas une journée de fête.
Un moment de l’histoire qui doit ré-orienter sa revendication et se tourner résolument vers la lutte pour le changement des mentalités « médiévales » qui habitent encore l’homme.
En ce qui me concerne, ce changement est fait.
La femme est mon égale, tous les jours, pas seulement le 08 mars.
Je le revendique, même si j’ai conscience que je ne suis pas toujours à la hauteur des exigences qui accompagnent ce crédo.
Mais je suis sûr que celui-ci, ce crédo, ce principe, fait définitivement partie des circuits neuronaux qui font mon être. C’est cela l’essentiel.
Bon 08 mars à tous les hommes qui n’ont pas encore compris que l’humanité est faite des deux sexes.

Quand la soif du pouvoir met en danger l’avenir de la psychiatrie en Algérie. 5 mars, 2016

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , 1 commentaire

Jusque là, les luttes pour le pouvoir dans le monde de la psychiatrie dans notre pays étaient feutrées.
Tous les coups étaient permis mais il y avait encore un peu d’élégance, un peu de classe.
Les apparences étaient en quelques sortes sauves.
Aujourd’hui, l’acharnement a atteint les limites de l’insoutenable, il est féroce.
Il n’y a plus de place à la hauteur d’esprit, au raffinement, à la majesté.
Il n’y a aucun état d’âme.
Jugez-en.
Le 05 mai prochain, deux rencontres de psychiatrie sont organisées à Alger.
- L’une à l’Aurassi à l’initiative de la Société Algérienne de Psychiatrie (SAP qui organise sa « journée nationale annuelle de psychiatrie ».
- L’autre – la « première journée internationale de psychiatrie universitaire » – se déroule à l’hôtel Hilton et est initiée par un ensemble de chefs de services de psychiatrie.
J’ai reçu les deux appels à communication.
Comment dois-je faire pour être présent à l’une et l’autre journée?
Mission impossible à moins d’avoir des dons d’ubiquité.
Comment doivent faire les psychiatres et autres médecins qui ont de l’intérêt pour les thèmes qui y seront débattus?
Mission également impossible.
Que cache en réalité cette situation?
Les organisateurs de l’une des rencontres – pour des raisons de rivalité – veulent saborder l’autre.
Une pratique qui a déjà été observée dans l’organisation de rencontres locales, à Tizi Ouzou par exemple.
Le rubicond a été franchi dès lors que de telles pratiques se produisent à l’échelle nationale.
Un manque de considération pour les psychiatres qui sont de ce fait pris en otage et sommés de choisir l’un ou l’autre « belligérant ».
Une entrave au code de l’honneur et à la déontologie médicale dans la mesure où des obstacles sont dressés devant la transmission du savoir… si l’objectif de ces congrès est vraiment de transmettre la connaissance.
Ces rivalités existent depuis que je connais ce monde de la psychiatrie. J’imagine que cela existe également dans toutes les spécialités et partout à travers le monde. Mais elles s’expriment dans le débat scientifique et à un très haut niveau des connaissances.
Des disputes d’école, en quelque sorte.
Mais nous n’en sommes pas là dans notre pays.
Seul l’accès au pouvoir et l’élargissement des territoires d’influence comptent. La connaissance peut attendre.
Sauf que jusque là, chacun était dans son coin et faisait sa cuisine avec ses adeptes, sans tenter de gêner le voisin, l’ennemi…
De toute évidence, nous ne sommes plus dans ce cas de figure aujourd’hui puisque le but est de contrarier, de parasiter, pour ne pas dire paralyser, le travail de l’autre.
Le vertige du pouvoir a obscurci les consciences et a évacué des esprits les valeurs qui fondent la mission de médecin.
Le travail, la compétence, le mérite et l’exemplarité.
Quand à la transmission du savoir – en définitive dans l’intérêt du malade, faut-il le souligner ?-, c’est le dernier des soucis des protagonistes.
Personne n’a le droit de me forcer à choisir où je dois aller chercher la connaissance, comme personne n’a le droit de m’inciter à être partie prenante ou à prendre position dans des conflits qui ne servent ni mon intérêt ni celui de ma profession.
Cette situation est pour le moins délétère et nuisible pour l’avenir de notre métier.
Les psychiatres ne doivent pas l’accepter, ils doivent refuser de se laisser entrainer dans des luttes de pouvoir où l’imposture s’érige en argument scientifique et où le travail est voué aux gémonies.
Les médecins, en particulier les psychiatres, font partie de l’élite de la nation, à ce titre, ils n’ont pas le droit de se départir de l’exercice de leur libre arbitre et de leur devoir de citoyen – de militant, pourquoi pas – en laissant les choses en l’état.
Ils doivent dire clairement non a de tels comportements.

Où est passé le projet de la nouvelle loi sanitaire algérienne? 28 février, 2016

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , 3 commentaires

Où est passé le projet de la nouvelle loi sanitaire?

J’ai comme l’impression qu’il est renvoyé aux calendes grecques.

Il devait être dans les casiers des parlementaires pour la session de l’automne dernier et l’on nous avait annoncé qu’il avait été l’objet d’une deuxième lecture du gouvernement, à la fin du mois d’août 2015.

Qu’on ne vienne pas nous dire que la nouvelle constitution – qui vient d’être votée – a été la priorité? Douze projets de loi ont été débattus et votés durant cette session.
Alors où est le problème?
Pour autant, le ministre de la santé semblait satisfait de son oeuvre. Un projet de loi « consensuel » qui a été accouché à la suite d’assises régionales puis nationales sur la santé.
Aujourd’hui, il n’en parle plus, il ne s’en vante plus. lire la suite…

Bonne année 2016 30 décembre, 2015

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

J’ai parcouru la ville de Toulouse, à pieds.
Je n’ai pas rencontré un seul trottoir revêtu de carrelage. Ils sont soit recouverts de béton, soit de bitume colorés.
Les seuls pavés que j’ai vus sont posés sur les rues, parce qu’elles sont piétonnes.
Des pavés bien posés avec des dessins particulièrement jolis, qui donnent envie de le piétiner.
Il y a dans le centre ville de Toulouse beaucoup de rues dédiées aux piétons. Des rues commerçantes, joyeuses, illuminées, colorées, apaisantes et apaisées; et qui invitent à la gaieté, à la convivialité et au partage.
Mais je veux en revenir au carrelage sur les trottoirs…
Cette manie ou plutôt cette obsession – qui s’est emparée des pouvoirs publics de notre pays – à vouloir en revêtir, quel qu’en soit le prix, le villes algériennes.
Du travail mal fait, qui coûte cher à la collectivité et qui pose un véritable problème quand des travaux de réparation doivent y être faits.
Une gabegie que chaque citoyen a pu constater.
C’est le programme national pour l’amélioration urbaine, nous a-t-on dit.
Qui a décidé de ce choix?
Paris, Bruxelles, Rome, Barcelone; aucune de ces villes – en dehors de quelques rues prestigieuses – n’a reçu de carrelages, encore moins de marbre, sur ses trottoirs. Ce dont ont bénéficié quelques rues d’Alger.
Alors pourquoi ce choix dans notre pays?
Combien de dizaines (ou de centaines) de millions de Dollars ont été jetés dans cette entreprise?
Et qui en a bénéficié?
Qui s’est enrichi dans cette entreprise au dépens des deniers publics et de l’argent du peuple?
Des questions légitimes que chacun est en droit de se poser.
Des questions qui interpellent les décideurs de notre pays, ceux qui gouvernent, ceux qui sont sensés préserver les richesses nationales et donner du bonheur au peuple. Pour ma part, je considère que ceux qui responsables d’une telle gabegie se sont rendus coupables d’une trahison nationale.

Aujourd’hui, le constat est sombre. Cette fin d’année n’annonce rien de bon pour notre pays. Nos réserves financières sont entrain de fondre comme neige au soleil. Le prix des hydrocarbures poursuit sa descente inexorable, tandis que la vie politique nationale s’emballe et s’engouffre dans l’immoralité et la surenchère aux scandales.

Non, cette fin d’année 2015 ne me plait pas, elle est chargée d’incertitude pour notre pays et ne me rassure pas.
J’espère que l’année qui vient sera porteuse du meilleur pour notre pays et pour le peuple algérien.
C’est mon souhait.
L’Algérie est un beau et grand pays. Son peuple est digne et valeureux. L’une mérite la prospérité et l’autre le bonheur.
L’année 2016 y pourvoira.
Je veux y croire. C’est mon voeu.
Bonne année à tous.

Réflexion de vacances 29 août, 2015

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Cette réflexion est extraite de mon livre « l’action politique en Algérie: un bilan, une expérience et le regard du psychiatre », publié aux éditions l’Odyssée de Tizi Ouzou. Je la propose – un peu comme un divertissement de vacances – aux lecteurs de mon blog qui n’ont pas encore lu ce livre.

Réflexion de vacances

En acceptant la responsabilité politique au sein d’un parti, j’avais la conviction que je pouvais être utile, autrement qu’en étant médecin, à mon concitoyen. Apporter une solution à cette forme de souffrance que la médecine est incapable de soulager. Celle due aux tourments et à l’angoisse d’une vie pénible parce que faute de pouvoir l’agir, le sujet la subit. Grâce à l’action politique, il est en effet possible de bâtir le bien-être du sujet et de lui donner le bonheur que l’acte médical ne peut lui procurer, quand il vient à s’écrouler et à s’enfoncer dans la maladie. La médecine ne soigne pas le malheur. lire la suite…

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