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Le sentiment d’impuissance. Et maintenant que vais-je faire? 11 septembre, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Il m’arrive d’avoir un sentiment d’impuissance quand je suis face à un(e) personne qui souffre beaucoup, qui souffre trop.
Une personne qui est accablée et qui est dans le désespoir absolu.
Un sentiment d’impuissance paralyse mes neurones et inhibe mes ressources intellectuelles.
Mon cerveau est hors service, inopérant.
Un sentiment d’incapacité qui me fait croire au dérisoire d’une possible action et à l’inutilité de ce que je peux apporter comme aide.
Pourtant je fais.
Je m’obstine à agir.
Je m’entête à lutter contre la douleur morale parce qu’elle est insupportable pour le sujet qui la vit, en particulier quand elle est vécue dans le huis clos de la solitude.
Je ne supporte pas la souffrance psychique.
J’en suis même intolérant.
Les personnes qui ont mal à l’âme se cachent.
Quand il y a trop de « bleus » au psychisme, elles souffrent seules et ne disent pas toujours leur douleur.
Parce qu’il n’y a pas de mots et parce qu’elles pensent que les autres ne peuvent pas comprendre.
Ce qui est souvent vrai.
Le désespoir est d’autant plus profond qu’il n’est pas toujours aisé de saisir les raisons de cette souffrance.
Une incompréhension qui est vécue comme une indifférence et qui creuse un abime sans fond entre la personne et les siens…et les autres.
Et souvent entre la personne et celle qui est en charge de lui apporter de l’aide, le médecin, le thérapeute ou seulement l’ami, le confident.
Est-il utile, nécessaire, de comprendre les raisons de la douleur morale pour admettre sa réalité, son irrévocabilité?
Pour autant, la douleur morale n’a pas toujours la matérialité qui donne le point d’ancrage à l’aide – à l’action thérapeutique.
Même quand cette dernière est indispensable et – si la souffrance trouve une raison tangible (matérielle) dans l’histoire ancienne ou récente de la personne, dans sa vie – le lien de proportionnalité laisse toujours perplexe et ne justifie pas à priori l’ampleur de la souffrance.
Pourtant la souffrance et la détresse qui va avec sont là.
Je ne sais pas être neutre.
Vous savez cette « neutralité bienveillante » dont se drape le psychanalyste pour soigner la personne qui souffre.
Une neutralité qui interdit au médecin, au thérapeute, d’entrer en résonance émotionnelle avec la personne qui vient partager sa douleur, son affliction.
Il s’agit bien d’un partage, je ne me trompe pas.
Je ne sais pas refuser ce partage.
Dans mon travail de psychiatre de tous les jours, je ne sais pas être neutre, « insensible », quand bien même cette insensibilité peut être voulue, volontaire, impérieuse et souvent justifiée.
Je suis poreux.
Je suis comme une éponge, je prends facilement une part – ma part – des émotions des autres.
Je ne sais pas être ou faire autrement.
Je suis incapable de rester hermétique à la souffrance.
L’empathie…
D’aucuns diront la générosité.
Je l’accepte, je la revendique, sans faux semblant.
Une façon de réduire la charge qui accable l’individu, d’adoucir la souffrance, de réconforter.
Sans prendre vraiment de risque.
Et s’il y a un risque – pour l’économie psychique, je vais dire les choses comme ça – il faut l’assumer.
C’est ce que je fais.
Pourtant cela ne suffit pas toujours à sortir du gouffre la personne que l’on veut soutenir.
Une personne lestée par la souffrance.
Notamment quand celle-ci, pour des raisons qui ne sont pas toujours aisées à comprendre, s’enferme comme un huitre, dans sa coquille, dans sa douleur morale.
Quand celle-ci vous fait « offrande » de sa souffrance et qu’ensuite elle change d’avis et renonce.
Elle baisse les bras, abandonne et vous laisse là, au milieu du gué, sans vous tendre la main pour l’aider, pour l’amener à vous.
Elle n’entrevoit pas d’autre solution que le mutisme dans lequel elle s’emmure.
Dans ce cas, je ne sais plus, je suis impuissant.
Toutes les tentatives me paraissent vaines, dérisoires.
« Et maintenant, que vais-je faire? »

Le chewing gum, ce fléau… 26 août, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Je ne m’accommode pas de ce désordre qui s’est emparé de notre quotidien et de notre société.
Chacun fait ce qu’il veut, chacun est dans son désir et peu importe ce que notre comportement peut apporter comme nuisance au voisin.
Regarder par exemple le chewing gum, beaucoup de personnes le mâchouillent.
Ce faisant, certains individus donnent l’impression de ruminer, d’autres le font bruyamment.
Des bulles qui éclatent et une bouche ouverte au point de laisser apparaître jusqu’aux amygdales.
Cela est désagréable si vous êtes à proximité, si vous partagez un transport en commun, une salle d’attente ou encore un bureau.
Mais le pire est que le chewing gum est polluant.
Il est jeté à terre, dans la rue et vient se coller à votre chaussure.
Allez vous en débarrasser.
Il est collé sous la chaise où l’on est assis, dans la salle d’attente ou du bus.
Quelques fois vous le prenez dans le fond de votre culotte.
Cela m’est arrivé, il y a peu, j’ai eu la mauvaise idée d’aller voir un match de foot.
Le chewing gum est jeté au plafond et y reste accroché, dans les salles de classe.
Les élèves, ces sacripants, ils font la même chose avec la chique.
Mais le pire que j’ai vu est dans cet immeuble.
Je m’étais rendu chez quelqu’un.
Depuis le rez de chaussée jusque chez lui, au cinquième étage, une véritable mosaïque sur l’escalier.
Aucune marche n’a été épargnée.
Des chewing gum de toutes dimensions, collés.
Sales.
Les marches n’étaient déjà pas belles, ces choses sont venues les enlaidir davantage.
Horrible.
Tous des propriétaires et leurs maisons sont, à l’intérieur, toutes vêtues de luxe.
L’espace commun, ce n’est pas grave même s’il donne à l’immeuble l’apparence hideuse d’un bidonville en dur.
Bien sûr, je n’ai pas pu me taire.
« Pourquoi vous ne dites pas aux habitants, aux enfants, de ne pas jeter leurs chewing gum dans l’escalier? Vous êtes tous propriétaires, vous devriez sauvegardez votre immeuble. »
« Ce sont les visiteurs ou les locataires qui font cela, les propriétaires font attention ».
La réponse de l’habitant.
J’ai battu en retraite, j’ai renoncé à poursuivre la discussion.
Ce n’est pas nous, c’est les autres.
C’est peine perdue.
En attendant, l’immeuble est crado et tout le monde s’en accommode.
C’est la mentalité qui prévaut, partout, à tous les niveaux.
Tous les espaces publics sont repoussants.
Les administrations, les hôpitaux, les cabinets des médecins libéraux…
Et les esprits.
Même ceux des prétendus intellos.
Comme cet enseignant universitaire qui dit à son fils – qui avait un besoin pressant de faire pipi – d’aller uriner dans la nature.
« Va pisser là bas, dans le coin, un peu plus ou un peu moins n’y changera rien », lui a-t-il dit.
Le petit rejeton voulait rentrer à la maison pour faire ce besoin, le père préférait que son fils urine dans la rue.
Un peu plus de saleté ne ferait pas de mal.
Autant en rajouter.
La théorie de la vitre brisée (Broken window theory).
L’odeur acre de l’urine, un parfum qui nous prend aux narines partout où l’on va.
Ailleurs, sous d’autres cieux, le chewing gum comme le mégot de cigarette ne doivent pas être jetés à terre sous peine de contravention.
Quand à uriner en public…
Mais cela se passe dans des sociétés éduquées avec des gouvernants civilisés…qui pensent à toutes ces petites choses qui font le confort du citoyen.
Nous sommes une société de cracheurs de chique dans la rue, de buveurs de café et d’alcool sur la voie publique et de pisseurs en plein air.
Nous jetons tout dehors
Dans l’espace commun.
Le Beylik.
Nous faisons tous pour nuire, même à mettre en danger la vie de l’autre.
Regarder cette histoire de choléra et tous ces individus qui arrosent leurs plantations avec des eaux usées ou qui ajoutent des tas de saloperies pour faire croitre leurs produits.
Qu’il y ait des morts au bout importe peu.
Au fait le président a exigé que l’on prenne en charge les malades du choléra.
Cela ne semblait pas être le cas jusque là.
Le ministre de la santé est toujours là.

Enlèvements et meurtres d’enfants et peine de mort: le débat est relancé. 22 août, 2018

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A la suite du viol et du meurtre de la petite Salsabil, à Oran, un ancien ministre de la République demande l’exécution sur la place publique des personnes qui se rendent coupables de tels crimes.
Le débat sur la peine de mort est ainsi relancé.
L’irruption de ce type de crime n’est pas un épiphénomène.
Il est l’arbre qui cache la forêt, et s’il se manifeste à nouveau aujourd’hui c’est parce que la société est défaite et que les interdits fondamentaux qui garantissent l’ordre social se sont effondrés.
Des comportements naturellement facilités par le délabrement des institutions de la République et le recul de l’autorité de l’Etat.
Ce sont là les éléments cardinaux qui contribuent à l’émergence de cette nouvelle forme de violence sociale.
Une délinquance horrible, effroyable.
Une abomination d’autant plus insupportable que les sévices infligés à l’enfant enlevé sont cruels.
Une cruauté qui inquiète et interpelle la conscience sociale, une libération des instincts qui interroge la société, une débauche de monstruosité qui témoigne de l’inhumanité des auteurs de tels forfaits.
Une délinquance qui constitue un véritable traumatisme psychique et génère dans le corps social un indicible et envahissant sentiment d’insécurité.
Pour autant, brandir le spectre de la peine de mort – le « meurtre légal, officiel » – ne constitue pas la bonne réponse à cette situation.
Agiter le fantôme de l’exécution du coupable – sur la place publique – ne rétablira pas l’autorité de l’Etat et ne restaurera l’ordre social.
La cruauté des criminels ne disparaitra pas du fait de la brutalité de la loi et des institutions.
Le spectre de cette peine extrême ne fera donc pas se reculer la violence sociale – croissante dans notre pays – et définitivement disparaître, de la cité, la criminalité.
Si cela devait être le cas, la peine capitale aurait été instaurée depuis longtemps à travers toute la planète ; l’Humanité est dans le mouvement contraire, dans le sens de son abolition.
La peine de mort constitue une vengeance collective, la réciprocité dans le crime, et le fait de reproduire le meurtre – de façon légale (légitime, je devrais dire) – ne peut pas conjurer celui-ci et constituer une garantie pour l’avenir.
« Faire du coupable une victime serait accomplir l’acte même que réclame la vengeance, ce serait obéir strictement aux exigences de l’esprit violent », a écrit l’historien et philosophe René Girard (la violence et le sacré, éditions Pluriel).
La violence ne peut pas – ne doit pas – constituer une réponse à la violence.
Pour autant, l’Etat algérien a, par l’amendement du code pénal et l’introduction de l’article 293 bis, autorisé les représailles institutionnelles.
Une démarche qui a, sans doute, valeur de catharsis sociale mais qui est inopérante, d’abord parce que la peine de mort ne restaurera pas les interdits sociaux qui fondent l’ordre social, ensuite parce que l’Algérie a ratifié les conventions internationales contre l’application de la peine de mort.
Pour que la violence et la délinquance reculent, il faut reconstituer le ciment social.
Alors, il faut moins de misère, moins d’inégalités et moins de hogra.
Il faut plus de justice.
Il faut que la loi soit au dessus de tous et qu’elle ne s’applique pas uniquement au citoyen lambda et au faible.
Il faut que l’algérien accède au statut de citoyen digne, avec la possibilité d’exercer son libre arbitre et de participer à la décision politique, celle qui engage son destin propre mais aussi celui de sa patrie.
Il faut que la probité et la droiture soient érigées en valeurs pérennes et que le pouvoir politique en soit à la fois le garant et le modèle.
L’intelligence et la compétence ne doivent plus être marginalisées et forcées au silence ou à l’exil, elles doivent être réhabilitées et constituer les seuls arguments sur lesquels doivent reposer le mérite et l’accès à la responsabilité.
La ruse et l’imposture ne doivent plus être des critères d’accession à la décision, notamment politique, et l’exemplarité doit prévaloir dans l’exercice de la responsabilité et ce, quel que soit le niveau où elle se situe.
Ce sont là les arguments à même de permettre l’érection des interdits fondamentaux qui fondent l’ordre social et la mise en place des mécanismes régulateurs indispensables au maintien de la paix dans la communauté.
Tout le reste participe de l’incantation et/ou d’arrières pensées politico-religieuses.

Risques liés à la sexualité des jeunes, prévention et nouvelle loi sanitaire algérienne. 3 juin, 2018

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Une étude réalisée par le ministère de la santé, et rendue publique il y a un an environ, a révélé que les garçons commencent leur vie sexuelle à 16 ans et les filles à 17 ans.
C’est dit, la sexualité existe chez nos jeunes.
Ce n’est plus un tabou.
Il est évident que cette situation – somme tout normale – suscite des questions, notamment en ce qui concerne les risques liés à l’activité sexuelle et les moyens à mettre en place pour s’en prémunir.
Une autre enquête qui n’a interrogé que les filles âgées de 15 à 19 ans (?) a montré que 6,8% d’entre elles seulement connaissent ce qu’est le SIDA et ses modes de transmission.
Deux arguments importants pour mettre en place l’information et l’éducation, notamment sexuelle, en direction des jeunes, dès lors que ceux-ci ont atteint l’âge pour entendre et comprendre un tel discours. lire la suite…

Exiber sa chaussure, une manière insolite de tromper… 2 mai, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Il a enlevé sa chaussure et l’a exibée pour assurer qu’il soutient le « made in Bladi ».
J’aurai applaudi si j’avais pu croire un instant qu’il pensait ce qu’il disait.
A l’instar de tous les autres, il ment …
Il ment pour tromper.
Un abus de confiance, un de plus.
Un autre viol des consciences.
Il portait peut-être ce jour là, hier, une chaussure faite ici mais est-ce cela l’essentiel?
Lui suffit-il de porter une godasse made in chez nous pour nous assurer qu’il travaille réellement à faire le bonheur des algériens?
Bien sûr que non.
Il aurait même dit qu’il ne portera jamais un costume St Laurent.
Pourquoi pas?
Porter un costume Cardin ou même Smalto peut être conjugué avec honnêteté et amour de son pays.
Cela ne me semble pas constituer une trahison si ces vêtements ne sont pas achetés avec de l’argent volé, celui du peuple notamment.
Si cela ne constitue pas un bien mal acquis.
Le quidam peut s’habiller d’un costume Sonitex ou encore de haillons et être un véritable mystificateur.
Et un voleur.
Ali Baba cachait bien son butin dans une caverne !
Mais cela participe du populisme habituel.
L’habit ne fait pas probablement pas le moine mais déguise assurément le bonimenteur.
Quand l’hypocrisie s’habille des oripeaux de la vertu…
La chaussure n’était qu’une mise en scène, du théâtre de mauvais aloi.
Et le comédien est lamentable, affligeant.
Le costume et les chaussures « intaj watani » ne trompent plus personne.
Les enjeux sont ailleurs, les fortunes aussi.
Chacun de nous le sait.
Nous savons tous aussi que ce n’est pas au discours que l’on reconnait l’homme vertueux mais à ses actes.
Le scénario de la chaussure n’est pas bon.
Le décor choisi – le premier mai, une date symbole – est mauvais.
Suspect !
La mise en scène a fait rire…jaune.
Elle a fait sourire certains, d’autre ont en fait un moment de dérision.
L’histoire en fera un autre moment tragique pour notre pays.
Également une trahison.
Je ne sais pas vous mais moi je pense que la comédie a trop duré.
Elle doit prendre fin.
Le rideau doit tomber et jeter dans l’oubli tous ces imposteurs.

La nouvelle loi sanitaire algérienne: que devient la médecine gratuite? 28 avril, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

J’ai envie de faire un peu de pédagogie et vous expliquer ce que propose la nouvelle loi sanitaire.
Je n’irai pas dans les détails des différents articles proposés mais je m’appesantirai sur sa signification politique.
Elle est – sur le plan social – en net recul par rapport à celle en cours, la loi 85-05.
Le principe de la médecine gratuite est définitivement écarté par la loi qui est proposée au débat à l’Assemblée nationale, quand bien même le pouvoir et ses relais politiques claironnent sans cesse que la gratuité des soins est toujours garantie.
Un acquis social inaliénable, qu’ils nous disent…
Il y a une nuance entre la médecine gratuite et la gratuité des soins.
La médecine gratuite est une décision politico-idéologique consacrée dans un premier temps par l’ordonnance 73-65 du 28 décembre 1973 et dans un deuxième temps par l’article 67 de la constitution (de 1976) qui garantit les soins gratuits au citoyen.
Au frais de l’Etat, bien entendu. lire la suite…

Mouvement des médecins résidents, le pouvoir algérien envoie les fourgons cellulaires. 25 avril, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Je ne sais pas vous mais moi je pense que le pouvoir politique est le seul ennemi de ce pays.
L’ennemi intérieur.
N’allez pas penser, en lisant ce que je vais écrire, que je suis corporatiste.
Vous ne l’avez pas dit, pas encore.
Ne vous y trompez pas, le bras de fer engagé par les médecins résidents avec les pouvoirs publics est un acte éminemment politique.
Ils ne défendent pas leurs intérêts.
Pour cette raison, les citoyens doivent être à leurs côtés et les soutenir. lire la suite…

Quand les barbichettes se tiennent… 16 avril, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Quand tu me tiens et que je te tiens par la barbichette, cela veut dire que nos sorts sont liés.
Tu me défends et je te défends, envers et contre tout, parce que si tu me donnes, je te donne aussi.
Cela veut dire également que si tu dis je dis aussi, et que si je tombe tu tombes avec moi.
Alors, tu me soutiens et je te soutiens, ainsi aucun de nous deux ne tombera.
Et quand il y a plusieurs qui se tiennent les uns les autres par la barbichette, cela s’appelle un système.
Et c’est du solide.
Ça ne tombe pas, enfin rarement. lire la suite…

2019, élection présidentielle, la fièvre gagne le sommet du pouvoir algérien. 11 avril, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

2019, élection présidentielle, la fièvre gagne le sommet du pouvoir algérien. 

La fébrilité s’est emparé du sérail.
Le remue ménage a commencé là haut.
On a fait donner la mesure au chef du FLN, le parti-Etat.
Des choses se passent, vont se passer.
Des « pousse-toi que je me m’y mette ».
Une main experte, invisible, se prépare à déplacer les pions.
A tout changer ou à laisser les choses en l’état.
Les pions, eux, sentent la menace.
Ils ne sont pas contents, certains le disent.
Ensemble ou regroupés en association.
Il y en a qui se rebiffent, puis qui changent d’avis parce qu’ils se disent que peut-être…
Ils ont peur.
Il y a des coups de balai et des mécontents.
Le sérail, un échiquier et un véritable jeu.
La partie a commencé.
Elle va être rude.
Tous les coups seront permis.
Dehors, près ou loin du palais, les conjectures vont bon train.
Les paris aussi.
Des mains se frottent, des réjouissances se manifestent.
Des alliances se tissent et chacun se prépare à occuper la place qui sera libérée.
Il y en a même qui prennent parti avec zèle, trop, beaucoup trop.
La surenchère.
Il y en a qui pense que le gentil est arrivé et qu’il va chasser le méchant.
Je ne sais pas vous mais moi je pense qu’ils sont tous méchants.
Chacun convoite et est prêt à tout, même au pire.
Les places à prendre coûtent.
C’est toujours ainsi dans notre pays.
Lui s’en va, l’autre s’en vient.
Cela ne finit pas depuis l’indépendance.
Celui qui s’en va connait bien celui qui s’en vient.
Ils se saluent à la porte du palais.
Ils ne s’entendent pas, ils sont des ennemis féroces mais ils acceptent « l’alternance » et se saluent.
C’est ça, chacun son tour, avec le sourire jaune, forcé.
Le peuple, lui, il est absent.
Il ne compte pas, il n’existe pas.
Il n’a que ce qu’il mérite.
Il regarde indifférent le spectacle qui se joue devant lui.
Il applaudira le vainqueur, c’est son habitude.
Sauf qu’aujourd’hui ceux qui occupent le palais ne veulent pas partir.
Ils le montrent.
Ils font du bruit, ils semblent déterminés.
Ils se mettent en ordre, ils s’organisent.
Ils montrent les dents, prêts à mordre.
Prêts à livrer bataille.
Le pouvoir et les nombreux privilèges qu’il offre méritent d’engager le bras de fer.
Et puis, le perdant perd tout.
Même si ce n’est pas la coutume chez nous, le vainqueur peut demander des comptes au vaincu – au nom de la République…
Le règlement de comptes.
Alors le perdant risque de perdre ce qu’il a pris.
Il ne perdra pas la vie, ni même son honneur.
Peut-être la liberté…
Il perdra des plumes, surtout s’il n’a pas accepté les règles du jeu de « cette alternance ».
Quel est l’autre adversaire dans la partie qui se prépare?
Quelle est cette main invisible qui crée un vent de panique parmi les pions du cheikh?
Qui se prépare à faire Echec et Mat?
Au sérail, on le sait sans doute.
Tout le monde se connait.
Le temps du changement n’est peut-être pas encore venu.
A moins que…
Cela a trop tardé pour les uns, et pour les autres il est encore trop tôt.
Pourtant, il faudra bien.
Le vent nouveau, celui de l’amour de la patrie.
Telle une bourrasque, il se mettra à souffler.
Peut-être, si nous ne le voulons vraiment.
Le changement qui se prépare sera alors celui que nous désirons.
Il viendra.
Je sais! Votre pessimisme est justifié.
J’y crois, moi.

Cinquième mandat présidentiel, le FLN en ordre de bataille! 9 avril, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Nous savons tous que le pays est en crise.
Le président l’a dit et répété dans ses nombreux messages.
Seul l’inénarrable secrétaire général du FLN pense et claironne que l’Algérie baigne dans l’opulence.
Il appelle de tous ses voeux le cinquième mandat.
Et promet qu’il va prouver, chiffres à l’appui, que 1000 milliards de Dollars ont bien été dépensés pour bâtir la prospérité de l’Algérie et de son peuple.
Il va, en grand prestidigitateur, nous faire croire qu’une Algérie nouvelle a été construite. lire la suite…

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