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Risques liés à la sexualité des jeunes, prévention et nouvelle loi sanitaire algérienne. 3 juin, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Une étude réalisée par le ministère de la santé, et rendue publique il y a un an environ, a révélé que les garçons commencent leur vie sexuelle à 16 ans et les filles à 17 ans.
C’est dit, la sexualité existe chez nos jeunes.
Ce n’est plus un tabou.
Il est évident que cette situation – somme tout normale – suscite des questions, notamment en ce qui concerne les risques liés à l’activité sexuelle et les moyens à mettre en place pour s’en prémunir.
Une autre enquête qui n’a interrogé que les filles âgées de 15 à 19 ans (?) a montré que 6,8% d’entre elles seulement connaissent ce qu’est le SIDA et ses modes de transmission.
Deux arguments importants pour mettre en place l’information et l’éducation, notamment sexuelle, en direction des jeunes, dès lors que ceux-ci ont atteint l’âge pour entendre et comprendre un tel discours. lire la suite…

Exiber sa chaussure, une manière insolite de tromper… 2 mai, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Il a enlevé sa chaussure et l’a exibée pour assurer qu’il soutient le « made in Bladi ».
J’aurai applaudi si j’avais pu croire un instant qu’il pensait ce qu’il disait.
A l’instar de tous les autres, il ment …
Il ment pour tromper.
Un abus de confiance, un de plus.
Un autre viol des consciences.
Il portait peut-être ce jour là, hier, une chaussure faite ici mais est-ce cela l’essentiel?
Lui suffit-il de porter une godasse made in chez nous pour nous assurer qu’il travaille réellement à faire le bonheur des algériens?
Bien sûr que non.
Il aurait même dit qu’il ne portera jamais un costume St Laurent.
Pourquoi pas?
Porter un costume Cardin ou même Smalto peut être conjugué avec honnêteté et amour de son pays.
Cela ne me semble pas constituer une trahison si ces vêtements ne sont pas achetés avec de l’argent volé, celui du peuple notamment.
Si cela ne constitue pas un bien mal acquis.
Le quidam peut s’habiller d’un costume Sonitex ou encore de haillons et être un véritable mystificateur.
Et un voleur.
Ali Baba cachait bien son butin dans une caverne !
Mais cela participe du populisme habituel.
L’habit ne fait pas probablement pas le moine mais déguise assurément le bonimenteur.
Quand l’hypocrisie s’habille des oripeaux de la vertu…
La chaussure n’était qu’une mise en scène, du théâtre de mauvais aloi.
Et le comédien est lamentable, affligeant.
Le costume et les chaussures « intaj watani » ne trompent plus personne.
Les enjeux sont ailleurs, les fortunes aussi.
Chacun de nous le sait.
Nous savons tous aussi que ce n’est pas au discours que l’on reconnait l’homme vertueux mais à ses actes.
Le scénario de la chaussure n’est pas bon.
Le décor choisi – le premier mai, une date symbole – est mauvais.
Suspect !
La mise en scène a fait rire…jaune.
Elle a fait sourire certains, d’autre ont en fait un moment de dérision.
L’histoire en fera un autre moment tragique pour notre pays.
Également une trahison.
Je ne sais pas vous mais moi je pense que la comédie a trop duré.
Elle doit prendre fin.
Le rideau doit tomber et jeter dans l’oubli tous ces imposteurs.

La nouvelle loi sanitaire algérienne: que devient la médecine gratuite? 28 avril, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

J’ai envie de faire un peu de pédagogie et vous expliquer ce que propose la nouvelle loi sanitaire.
Je n’irai pas dans les détails des différents articles proposés mais je m’appesantirai sur sa signification politique.
Elle est – sur le plan social – en net recul par rapport à celle en cours, la loi 85-05.
Le principe de la médecine gratuite est définitivement écarté par la loi qui est proposée au débat à l’Assemblée nationale, quand bien même le pouvoir et ses relais politiques claironnent sans cesse que la gratuité des soins est toujours garantie.
Un acquis social inaliénable, qu’ils nous disent…
Il y a une nuance entre la médecine gratuite et la gratuité des soins.
La médecine gratuite est une décision politico-idéologique consacrée dans un premier temps par l’ordonnance 73-65 du 28 décembre 1973 et dans un deuxième temps par l’article 67 de la constitution (de 1976) qui garantit les soins gratuits au citoyen.
Au frais de l’Etat, bien entendu. lire la suite…

Mouvement des médecins résidents, le pouvoir algérien envoie les fourgons cellulaires. 25 avril, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Je ne sais pas vous mais moi je pense que le pouvoir politique est le seul ennemi de ce pays.
L’ennemi intérieur.
N’allez pas penser, en lisant ce que je vais écrire, que je suis corporatiste.
Vous ne l’avez pas dit, pas encore.
Ne vous y trompez pas, le bras de fer engagé par les médecins résidents avec les pouvoirs publics est un acte éminemment politique.
Ils ne défendent pas leurs intérêts.
Pour cette raison, les citoyens doivent être à leurs côtés et les soutenir. lire la suite…

Quand les barbichettes se tiennent… 16 avril, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Quand tu me tiens et que je te tiens par la barbichette, cela veut dire que nos sorts sont liés.
Tu me défends et je te défends, envers et contre tout, parce que si tu me donnes, je te donne aussi.
Cela veut dire également que si tu dis je dis aussi, et que si je tombe tu tombes avec moi.
Alors, tu me soutiens et je te soutiens, ainsi aucun de nous deux ne tombera.
Et quand il y a plusieurs qui se tiennent les uns les autres par la barbichette, cela s’appelle un système.
Et c’est du solide.
Ça ne tombe pas, enfin rarement. lire la suite…

2019, élection présidentielle, la fièvre gagne le sommet du pouvoir algérien. 11 avril, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

2019, élection présidentielle, la fièvre gagne le sommet du pouvoir algérien. 

La fébrilité s’est emparé du sérail.
Le remue ménage a commencé là haut.
On a fait donner la mesure au chef du FLN, le parti-Etat.
Des choses se passent, vont se passer.
Des « pousse-toi que je me m’y mette ».
Une main experte, invisible, se prépare à déplacer les pions.
A tout changer ou à laisser les choses en l’état.
Les pions, eux, sentent la menace.
Ils ne sont pas contents, certains le disent.
Ensemble ou regroupés en association.
Il y en a qui se rebiffent, puis qui changent d’avis parce qu’ils se disent que peut-être…
Ils ont peur.
Il y a des coups de balai et des mécontents.
Le sérail, un échiquier et un véritable jeu.
La partie a commencé.
Elle va être rude.
Tous les coups seront permis.
Dehors, près ou loin du palais, les conjectures vont bon train.
Les paris aussi.
Des mains se frottent, des réjouissances se manifestent.
Des alliances se tissent et chacun se prépare à occuper la place qui sera libérée.
Il y en a même qui prennent parti avec zèle, trop, beaucoup trop.
La surenchère.
Il y en a qui pense que le gentil est arrivé et qu’il va chasser le méchant.
Je ne sais pas vous mais moi je pense qu’ils sont tous méchants.
Chacun convoite et est prêt à tout, même au pire.
Les places à prendre coûtent.
C’est toujours ainsi dans notre pays.
Lui s’en va, l’autre s’en vient.
Cela ne finit pas depuis l’indépendance.
Celui qui s’en va connait bien celui qui s’en vient.
Ils se saluent à la porte du palais.
Ils ne s’entendent pas, ils sont des ennemis féroces mais ils acceptent « l’alternance » et se saluent.
C’est ça, chacun son tour, avec le sourire jaune, forcé.
Le peuple, lui, il est absent.
Il ne compte pas, il n’existe pas.
Il n’a que ce qu’il mérite.
Il regarde indifférent le spectacle qui se joue devant lui.
Il applaudira le vainqueur, c’est son habitude.
Sauf qu’aujourd’hui ceux qui occupent le palais ne veulent pas partir.
Ils le montrent.
Ils font du bruit, ils semblent déterminés.
Ils se mettent en ordre, ils s’organisent.
Ils montrent les dents, prêts à mordre.
Prêts à livrer bataille.
Le pouvoir et les nombreux privilèges qu’il offre méritent d’engager le bras de fer.
Et puis, le perdant perd tout.
Même si ce n’est pas la coutume chez nous, le vainqueur peut demander des comptes au vaincu – au nom de la République…
Le règlement de comptes.
Alors le perdant risque de perdre ce qu’il a pris.
Il ne perdra pas la vie, ni même son honneur.
Peut-être la liberté…
Il perdra des plumes, surtout s’il n’a pas accepté les règles du jeu de « cette alternance ».
Quel est l’autre adversaire dans la partie qui se prépare?
Quelle est cette main invisible qui crée un vent de panique parmi les pions du cheikh?
Qui se prépare à faire Echec et Mat?
Au sérail, on le sait sans doute.
Tout le monde se connait.
Le temps du changement n’est peut-être pas encore venu.
A moins que…
Cela a trop tardé pour les uns, et pour les autres il est encore trop tôt.
Pourtant, il faudra bien.
Le vent nouveau, celui de l’amour de la patrie.
Telle une bourrasque, il se mettra à souffler.
Peut-être, si nous ne le voulons vraiment.
Le changement qui se prépare sera alors celui que nous désirons.
Il viendra.
Je sais! Votre pessimisme est justifié.
J’y crois, moi.

Cinquième mandat présidentiel, le FLN en ordre de bataille! 9 avril, 2018

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Nous savons tous que le pays est en crise.
Le président l’a dit et répété dans ses nombreux messages.
Seul l’inénarrable secrétaire général du FLN pense et claironne que l’Algérie baigne dans l’opulence.
Il appelle de tous ses voeux le cinquième mandat.
Et promet qu’il va prouver, chiffres à l’appui, que 1000 milliards de Dollars ont bien été dépensés pour bâtir la prospérité de l’Algérie et de son peuple.
Il va, en grand prestidigitateur, nous faire croire qu’une Algérie nouvelle a été construite. lire la suite…

Quand on perd les pédales! 4 avril, 2018

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Il arrive à tout un chacun de perdre les pédales.
Quelquefois de ne pas savoir ce qu’il faut faire.
Vous êtes sur votre vélo, vous pédalez tranquillement.
Vous vous promenez dans la nature.
Une randonnée bucolique.
Les champs de blé, les coquelicots,
L’odeur des fleurs sauvages,
La farandole des papillons dans le ciel et le piaillement joyeux des oiseaux. lire la suite…

Eliminer la bureaucratie, le voeu pieux de notre ministre de l’intérieur. 2 avril, 2018

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« Nous allons éliminé le papier et le fléau de la bureaucratie ».
C’est le ministre de l’intérieur qui le dit.
Selon ses dires, il faut comprendre que le destin du papier et celui de la bureaucratie sont liés.
L’élimination de la bureaucratie ne se fera pas sans celle du papier.
Si cela pouvait être vrai, je m’en réjouirai.
Nos forêts ne seront dévastées que par les incendies et nous n’abattrons plus les arbres pour nos fabriques de papier.
Il n’y aura pas de files d’attentes interminables pour les légalisations et devant les préposé(e)s aux guichets de l’état civil des mairies, les citoyens seront cool.
Toutefois, un problème se pose. lire la suite…

Et si l’assaillant de la statue de Sétif (Algérie) était réellement malade. 21 décembre, 2017

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Pour rappel, un barbu en Qamis s’est attaqué, il y a quelques jours, à la statue de Aïn Fouara (Sétif) avec un marteau et un burin. Une statue qui date de l’époque coloniale et qui représente une femme nue. Il lui a abimé le visage et les seins. Un événement qui a suscité une émotion importante et qui n’a pas manquer rappelé aux uns et aux autres les dégâts occasionnées par les talibans au patrimoine historique de l’Afghanistan et ceux commis par Daesh à Palmyre en Syrie et au Mali. L’individu qui a commis cet acte à Sétif était seul, ce qui me fait penser qu’il aurait pu agir sous l’effet de la maladie.

Et s’il était quand même malade?

Cette interrogation, au sujet de l’assaillant de la fontaine d’Aïn Fouara, m’a valu de très nombreux commentaires.
Pour la plupart désapprobateurs.
Mais très peu de partages de mon petit texte…
Ce que je comprends parfaitement.
L’aspect du personnage et l’idéologie que son accoutrement véhicule y sont sans doute pour beaucoup.
Ils ont – c’est mon point de vue – faussé notre jugement.
Et s’il n’avait pas de barbe et de Qamis, aurions nous eu la même indignation?
Une question qui mérite d’être posée.
Je sais que je suis en train de faire dans la provocation, dans la subversion.
Pour autant, l’émotion doit faire une pause pour laisser la place à un moment de réflexion.
Est-ce que cet acte destructeur aurait eu le même impact si cet individu était habillé « normalement » – quand bien même il aurait été porteur d’une barbe?
Que chacun s’interroge, loin de toute émotion.
En ce qui me concerne, je pense que c’est moins l’acte que l’aspect de cet énergumène qui a suscité en nous ce sentiment mêlé de colère et d’indignation.
Cet acte aura réveillé l’inquiétude, la peur et l’indicible angoisse laissées dans les mémoires par les années de sang.
Un véritable traumatisme.
Puis le souvenir des talibans en Afghanistan et de Daech en Syrie et au Mali.
Comme un flash-back.
Et si tout cela n’était pas fini?
Et si tout cela était encore à nos portes?…
Terrifiant.
La peur nous rend davantage poreux à d’autres peurs et à toutes sortes émotions qui y sont attachées.
C’est ainsi que la contagion émotionnelle se fait et que nous sommes encore plus réceptifs aux événements qui se déroulent devant nous.
Facebook, qui rend aisé la circulation de l’information, constitue un outil extraordinaire pour amplifier les peurs et accroitre cette contagion émotionnelle.
Cela se vérifie tous les jours, et pour tous les événements.
J’en veux pour preuve la facilité avec laquelle les vidéos circulent, même en messages privés alors que souvent nous ne désirons pas les recevoir.
Le jeu de la baleine bleu est à ce titre édifiant.
Il a suscité un climat de psychose dans le pays, alors que le problème est ailleurs.
La dépendance au Net, la cyberaddiction.
Si ce qui s’est passé à Sétif doit susciter de l’inquiétude et de l’indignation, il ne doit pas nous faire perdre de vue les réelles motivations qui ont amené à cet acte.
Quand bien même, l’assaillant de la statue est malade, cela ne doit pas être toléré.
La maladie ne l’exonère pas de sa responsabilité vis à vis de la société.
Cela me semble être une évidence.
La lecture de cet événement doit, par contre, être clairvoyante pour ne pas justement nous tromper.
Pour garder toute notre lucidité, nous devons avoir un ascendant sur nos émotions et avoir un emprise sur nos frayeurs.
Nous devons faire preuve de discernement et de bon sens pour que notre indignation ne soit pas « polluée » par nos peurs, pour qu’elle soit réellement justifiée et…dosée, juste ce qu’il faut.
Notre indignation doit être mesurée, pondérée pour qu’elle trouve un prolongement dans une action efficace et qui porte ses fruits.
Pour ne pas nous abimer dans une forme d’hystérie collective stérile et dans une inertie coupable.
Dans cette histoire de la femme mutilée de Sétif, « l’habit ne fait pas le moine ».
Le climat de religiosité bigote qui prévaut au sein – sans jeu de mot – de notre société est sans doute le grand coupable.
Ce qui, d’ailleurs, est effrayant…parce qu’il a tétanisé les gens qui étaient sur place et qui ont laissé faire.
Le péril est là.
Mon intime conviction est que cet homme est malade.
Le Qamis, la barbe, le marteau et le burin comme le passage à l’acte pourraient signer ici, justement, l’aliénation de l’ être.
Il faut bien connaître la mécanique délirante pour comprendre cela.
Il appartiendra au médecin qui fera l’examen de le prouver.

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