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Violences à l’encontre des femmes : où en est-on en Algérie ? 25 novembre, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

25 novembre.
Journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
Où en sommes dans notre pays, l’Algérie?
Je suis tenté de dire nulle part, tant le chemin à accomplir dans la direction de l’abolition de la violence faite aux femmes est long.
Pesanteurs sociologiques, le patriarcat, contraintes et interdits religieux s’additionnent pour compromettre l’avenir social – sociétal – de la femme
Bouc émissaire et victime expiatoire quand la violence sociale doit trouver sa résolution.
C’est dans ces conditions que la femme est l’objet de comportements violents, dans son foyer, dans son milieu du travail, ou encore dans l’espace social, public.
Le sujet de sexe féminin, un exutoire…
Du vécu quotidien.
Pour autant, il semble, selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population, que 55% des adolescentes algériennes de 15 à 19 ans trouvent justifié qu’un homme batte sa femme (El Watan du 19 novembre 2016).
59% des femmes adultes pensent la même chose.
Le sujet de sexe féminin admet donc ce type de violence
Le femme accepte d’être violentée.
Elle perpétue cela par l’éducation qu’elle prodigue à sa petite fille et à son petit garçon.
Notre société continue de penser que la femme est « d’office » coupable
Il s’agit bien de cela.
Pourquoi?
L’école en est en partie responsable.
Chacun sait ce qu’est devenue cette institution de la République.
Elle est dans un état de délabrement avancé
C’est l’avis de tous.
Chacun sait aussi qu’elle est aujourd’hui la courroie de transmission de la violence.
Elle a également un rôle primordial à jouer dans l’extinction de cette dernière
A condition de la libérer de l’idéologie qui a infiltré l’essentiel des programmes scolaires.
C’est à l’école que revient la mission d’insuffler à l’élève, citoyen de demain, les valeurs d’égalité entre les deux sexes
Et c’est sur les bancs de l’école que le petit garçon doit apprendre à respecter la petite fille qu’il côtoie quotidiennement.
L’enfant auquel on apprend avec quelle longueur de bâton l’homme doit battre sa femme ou encore de quelle façon lapider ou égorger une femme qui se rend coupable d’adultère ne peut pas demain ne pas considérer la femme comme une coupable potentielle
Et être violent à son égard.
L’enfant auquel il est demandé d’épier le comportement de ses parents, de surveiller la façon de s’habiller de sa soeur ou de sa mère, pour ne pas se sentir coupable et pour gagner sa place parmi ses camarades, ne peut pas ne pas devenir demain l’inquisiteur de sa soeur, de sa mère, de sa famille.
L’école doit cesser de distiller le venin de l’intolérance vis à vis de la femme en faisant d’elle un être pervers, source de toutes sortes de vices
Un diable qu’il faut combattre en permanence.
Pour faire prévaloir les valeurs de tolérance, l’école doit être débarrassée du carcan idéologique dont elle est l’otage pour redevenir un espace où le questionnement et l’apprentissage constituent la préoccupation essentielle.
Force est de constater que ce ne sont pas les objectifs assignés, présentement, à l’école algérienne.
Pour autant, si la volonté politique est clairement assumée, les pouvoirs publics peuvent restaurer le système éducatif dans son rôle d’édification des valeurs de citoyenneté.
L’école – qui deviendra alors vraiment républicaine – pourra servir de barrière à toute forme d’intolérance et jeter les bases d’une société indulgente, apaisée et sans violence.
Mais il n’y a pas que l’école.
Les pesanteurs sociologiques – le patriarcat et les traditions – et le poids de la religion – avec le code de la famille notamment – constituent une important frein à l’épanouissement de la femme.
Mais cela est un autre problème.

L’université algérienne est malade. 20 juin, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Je ne sais pas vous mais moi je m’inquiète de plus en plus de la violence croissante à l’université.
J’ai déjà eu à m’exprimer à ce sujet.
Un enseignant aurait été, selon la presse, assassiné à Miliana à coup de marteau.
Il aurait eu le tort d’empêcher les deux meurtriers de copier. Des étudiants.

Le fait de personnes marginales il y a quelques années – qui peut, par ailleurs, survenir sous tous les cieux – qui devient un fait ordinaire aujourd’hui.

Cela est, au plus haut point, inquiétant.
Des agressions nombreuses d’enseignants ont déjà eu lieu, par le passé, dans d’autres universités.
Pour les mêmes raisons.
Grave.
Trop grave.
Les autorités ne semblent pas vouloir aller au devant du problème. lire la suite…

A propos des harragas: correspondance avec une universitaire française. 9 juin, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Le problème des harragas se pose toujours avec autant d’acuité et est, corrélativement avec les problèmes que vit la jeunesse algérienne, plus que jamais d’actualité. – Parce que ce phénomène s’est accentué cet été et a fait quotidiennement l’objet d’écrits dans la presse nationale sans que les pouvoirs publics ne s’en émeuvent outre mesure et ne soient capables d’apporter  de solution autre que la répression. – Parce que le désespoir des candidats à l’émigration clandestine est tellement grand qu’ils refusent « activement » d’être arraisonnés par les gardes côtes. Faut-il rappeler en effet qu’un groupe de harragas, interpellé en haute mer, a jeté son embarcation contre la vedette des gardes côtes. Il y a eu deux morts dans cet accident. – Parce que les parents ont interpellé avec détermination l’Etat pour qu’il trouve de vraies solutions aux vrais problèmes de leurs enfants.

Il est indispensable de rappeler aux lecteurs que trois rencontres ont été initiées, depuis deux ans environ, par les pouvoirs publics – dont une par le Président de la République – pour réfléchir (?) aux problèmes réels de la jeunesse algérienne… sans lendemain.

Pendant ce temps, à l’étranger, des universitaires planchent sur ce phénomène qu’ils essaient de comprendre de leur point de vue, c’est-à-dire du point de vue du pays d’accueil et des législations en vigueur. Mais ils essaient également de comprendre le drame des harragas de l’autre point de vue, c’est-à-dire des motivations profondes qui amènent le sujet à se jeter dans cette aventure incertaine.

C’est dans cette perspective que Anne Marie MAISONNEUVE s’est intéressée à ce qui s’est écrit en Algérie sur ce drame humain, véritable, et qu’elle m’a adressé cette correspondance, que je livre à mes lecteurs. Je rappelle que j’ai écrit, à ce sujet, plusieurs contributions dans le quotidien national El Watan (rubrique « idées-débats »). Ces contributions peuvent être retrouvées dans mon blog (rubrique « articles de presse »).

- suicide, toxicomanie, harraga, jeunesse et désespérance

- jeunesse et loi de finances 2008

- harraga, délinquance ou quête du bonheur

- les jeunes, ces oubliés du plan d’action du Président

Voici mes échanges épistolaires avec Anne -Marie MAISONNEUVE.

Je ne la présente pas volontairement aux lecteurs. Elle s’en charge elle-même dans cette correspondance.

lire la suite…

Le vizir premier est mort vive le premier vizir. 7 juin, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Il est parti, Sellal.
Il est arrivé, Tebboune.
Le vizir premier est mort vive le premier vizir.
Et avec, le programme du président.
Vous ne le savez peut-être pas mais moi je le sais.
Je viens de l’apprendre.
Les décisions de l’ancien premier ministre viennent d’être annulées – pas toute, ouf.
Seulement certaines grandes décisions, elles sont bloquées.
Le nouveau premier ministre et son staff sont entrain de plancher pour les remplacer.
Avec de meilleures, naturellement.
On s’est rendu compte « en haut lieu » qu’elles ne sont pas bonnes, les décisions du wazir précédent.
Pour l’économie nationale qu’on nous dit.
Mais peut-être que c’est pour d’autres raisons, pour d’autres intérêts.
Qui sait?
Pour autant, toutes les décisions prises par les ministres – d’avant ou d’après – s’inscrivent dans le programme du président.
C’est ce qu’on nous dit depuis 1962.
La mise en oeuvre le programme du président, c’est nouveau.
C’est depuis 1999.
Le FLN, le RND et d’autres partis politiques défendent toujours celui-ci, ce programme.
Tous les wazirs, premier ou pas, qui sont passés par là, depuis, l’ont mis en oeuvre.
En tout cas, ils ont essayé.
Apparemment ils le font mal ou ils ne le font pas du tout ou…
ce programme n’existe pas.
Ils nous racontent des histoires à dormir debout.
Et nous dormons…debout.
Je ne sais pas vous mais moi je ne l’ai jamais vu, ce programme.
Il est écrit nulle part et je crois que personne ne l’a jamais aperçu.
Même le président ne le connait pas, il ne sait pas de quel programme il s’agit.
Une arlésienne ce programme, on en parle sans arrêt mais il n’est placardé nulle part.
Il n’est sur aucune place ou édifice publics.
On ne le voit nulle part ailleurs.
Ni dans les livres, ni dans la vie de tous les jours, encore moins dans le portefeuille des travailleurs ou dans l’assiette des familles.
Pourtant il est là, il est dans tous les discours, il plane.
Il est même à l’Assemblée nationale et il est voté – chaque année – par les élus de la nation.
Il est là ce programme du président, tout le monde le voit sauf vous et moi.
Nous ne voulons pas le voir.
Nous sommes aveugles, de mauvaise foi ou trop lucides.
Lucides, oui c’est ça.
Fous, en quelque sorte pas normaux.
Si on ne voit pas le programme du président, on n’est pas normal.
Le peuple est fou, il ne voit rien.
Le programme du président est dans sa marmite.
Il bout tranquillement.
Il faut attendre que la cuisson se termine.
Oui, attendez et soyez patients.
Pourtant aucune effluve n’en sort.
Il va falloir attendre longtemps.
Le nouveau wazir vient d’éteindre le feu.
Les ingrédients ne sont pas bons et ce qu’il y a dans la marmite risque de ne pas être bon.
Il y a même risque pour que la marmite prenne feu et que la maison brûle.
Il y a danger.
C’est ce qui est dit, la presse vient de le rapporter.
Alors, on jette tout et on recommence.
Sauf que la marmite du peuple n’est pas la même que celle du wazir et des autres.
Elle n’est pas la même que celle du président, non plus.
Ce qu’on y met est différent – les ingrédients ne sont pas les mêmes.
La marmite du peuple ne bout jamais jusqu’à la fin.
Celles « des autres » bouillent tout le temps, même si le feu risque de déclencher un grave incendie.
Elles mijotent depuis l’indépendance.
La louche y fait des va-et-vient réguliers, sans discontinuer, et puise sans arrêt.
Ils se servent.
Le peuple sent les odeurs et suit le ballet de la louche qui entre et qui sort de la marmite « des autres ».
Il s’accommode, l’odeur lui suffit.
L’espoir est là.
Je ne sais pas si vous êtes comme le peuple ou comme moi mais moi j’ai l’eau à la bouche.
Sauf que je ne veux pas y goutter, pour justement ne pas prendre goût.
C’est dangereux de prendre goût.
Le piège mortel.
La marmite qui bout, la louche et son va-et-vient…
Pendant ce temps, on dit au peuple que le programme du président lui prépare la meilleure marmite.
Décidément, ils se paient notre tête et nous laissons faire.
Nous sommes un peuple trop patient.
Mais 2019 n’est plus trop loin.

Elections législatives en Algérie: l’opposition crie à la fraude. 8 mai, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Les partis politiques dits de l’opposition qui ont participé aux élections législatives crient à la fraude.
Tous, à l’exception du FLN, RND et MPA.
Je crois même que le FLN s’est plaint… victime de la fraude en faveur d’un parti de l’opposition mais il n’a pas beaucoup insisté.
L’hôpital ne peut pas se moquer de la charité, tout de même…
Après plus d’un demi siècle de pratique de fraude, il ne faut pas pousser.
Il semble – cela reste à vérifier – qu’un chef de parti a décidé de faire la grève de la faim pour protester.
Son parti en a été victime.
Ce chef de parti politique ne fait pas la grève de la faim pour le principe de ne pas frauder à une élection mais parce que son parti en paie les frais.
Donc, chacun pleurent sur son sort.
D’ailleurs, c’est toujours comme ça.
Aucun parti ne pleure sur le sort qui est réservé à l’élection ou encore – et cela aurait mieux et plus crédible – sur le sort de la démocratie dans notre pays.
En tout cas, personne ne pleure pour l’honneur ou la dignité perdues de l’Algérie.
Qui peut les croire?
Tout le monde sait que, au fond, la fraude arrange tout le monde.
Parce que si ces partis ne trouvaient pas, pour finir, leur compte dans cette affaire, ils auraient retiré leurs députés élus.
Ce que Benyounès du MPA a, à juste titre, suggéré.
Tu n’es pas content, retire toi.
Vous imaginez la crise institutionnelle que cela aurait crée?
Tous les partis de l’opposition qui démissionnent avant même que l’Assemblée ne soient installée.
Un fait inédit et une crise sans précédent.
Qu’aurait fait le président de la République?
Refaire l’élection? Peut-être, peut-être pas…
Mais voilà un acte politique qui aurait fait désordre dans notre pays.
Un désordre qui aurait été peut-être fondateur.
On ne peut pas dénoncer une fraude et siéger à l’Assemblée avec ceux qui l’ont commise.
Un problème d’éthique.
En réalité le système politique algérien est ainsi fait.
Chacun se plaint de ce système mais tout le monde contribue à le faire vivre et à le renforcer.
Je pense même que les partis politiques de l’opposition sont partie intégrante de ce système. Ils ne sont pas au coeur mais il a besoin d’eux pour exister.
Si on considère que le système est une simple communauté d’intérêts, alors les partis politiques qui sont à sa périphérie s’en repaissent en échange d’une reconnaissance tacite.
De la caution démocratique.
La relation n’est pas mutuelle parce qu’aucun parti politique n’est indispensable à la survie du système et il peut se débarrasser de l’un ou de l’autre et le remplacer.
Ce qu’il fait d’ailleurs avec la virtuosité d’un marionnettiste.
Aujourd’hui c’est l’un, demain c’est l’autre, un jeu de marionnettes…
La relation est commensale.
Celui qui en profite est l’élu du moment.
Le parti qui est dans les bonnes grâces, sous la protection mais le parti qui manifeste sa reconnaissance et son soutien indéfectible.
Les quotas se font ainsi.
Si les partis politiques de l’opposition crient à la fraude, c’est parce qu’ils sont trop nombreux et qu’il y a peu à partager.
Au final, ils ont perdu des plumes, en tout cas pour la plupart.
Les gagnants sont les petits partis qui assument clairement leur appartenance au système ou ceux qui font un appel du pied pour y entrer.
Au fond, le système n’est système que parce que la communauté d’intérêt s’élargit à la périphérie de celui-ci.
Tout se tient.
Cela veut dire qu’il ne sert à rien de hurler surtout quand c’est avec les loups.
Personne ne vous entendra et personne ne viendra à votre secours.
Je ne sais pas vous mais moi je pense que ces partis politiques dits de l’opposition veulent nous abuser.
Ils font semblant de hurler.
Ils ne retireront pas leurs députés élus parce que c’est comme ça.
les partis politiques de l’opposition sont demandeurs et le système est un habile négociateur, il les tient par la barbichette.

Les législatives algériennes: la gueule de bois du lendemain des résultats. 5 mai, 2017

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Bonjour la gueule de bois.
La parodie démocratique est fini.
Le vaudeville a pris fin.
Chacun a fait ce qu’il a pu pour bien jouer son rôle.
Un simulacre de démocratie du début de cette « opération » jusqu’à sa fin.
Une comédie.
Nombreux sont ceux qui ne seront pas retenus pour la suite de la pièce.
C’est comme ça.
Tout le monde n’est pas bon.
Oui, il y a des moins bons aussi et des mauvais.
Il y a surtout ceux qui ont bien joué avant, ceux qui ont été bons lors du premier casting.
La constitution des listes…
Contestée et contestable, qu’il m’a semblé.
Ceux qui ont su plaire au sélectionneur ont été « choisis ».
Il suffisait de… pour figurer en bonne position.
Se mettre à plat ventre et/ou payer… la chkara.
Pas besoin de mouiller la chemise pour être, par la suite, retenu au grand casting, à la sélection finale, au verdict « populaire ».
De grands comédiens ceux-là.
Ils ont su s’assurer un rôle pour cinq ans, même si c’est un tout petit.
Même si c’est un rôle insignifiant, un rôle inaudible…c’est quand même un rôle.
Bien payé, il faut le dire.
Des gens qui n’ont jamais travaillé se sont retrouvés avec des retraites 10 à 15 fois plus importantes que ceux qui ont trimé et sué toute leur vie.
Alléchant.
Injuste aussi.
C’est d’ailleurs peut-être ce qui compte le plus, ce qui fait se bouger tous ceux qui veulent être dans cette mascarade.
Chacun sait que les petits rôles font office de figuration, de décor.
Même quand le comédien essaie par des gesticulations tonitruantes de faire entendre sa petite voix.
Personne ne l’entend, ni ceux qui jouent avec lui, ni les spectateurs.
Je veux dire le peuple.
D’ailleurs dans ce spectacle, toutes les voix sont petites, elles ne comptent pas vraiment.
Mais certaines voix reviennent plus souvent, trop souvent, alors elles paraissent audibles.
On les entend, elles semblent importantes.
Elles décident, enfin elles donnent l’illusion de décider.
Les voix qui portent sont en réalité ailleurs, en dehors de ce carnaval.
Fi Dechra, disent certains.
Bizarrement, les voix qui portent on ne les entend pas.
Etrange!
Pour les autres, ceux qui n’ont pas été retenus au grand casting d’hier, la gueule de bois est assurée, ce matin.
La déception et le goût de l’amertume dureront longtemps.
Ils y ont cru jusqu’à la fin.
On leur a fait croire qu’ils pouvaient être dans le jeu.
Un jeu de dupes, pourtant.
Ils ne pouvaient pas ne pas savoir que la partie était perdue d’avance.
Mais n’est-ce pas la raison même d’exister de la comédie?
Faire illusion.
Faire croire pendant un instant que la chose est possible.
Faire rêver en quelque sorte.
Transformer le rêve en réalité.
Mystifier.
Vous voyez, même le comédien peut s’y tromper.
Lui aussi, en participant au vaudeville, peut s’en trouver abusé.
Et le peuple dans tout cela.
Le dindon de la farce?
Sans doute, non.
Cette fois-ci, il n’est pas entré dans la comédie, il est resté spectateur.
Il sera sans doute ainsi de plus en plus.
Il a bien raison, la comédie est la même depuis l’indépendance du pays.
Les mêmes grands comédiens, les mêmes rôles, le même scénario, le même monologue.
Sauf que les spectateurs ne sont plus les mêmes. Ceux là veulent un autre scénario et ils veulent l’écrire.
Tout cela va être bouleversé.
L’histoire est en marche et elle fera inéluctablement son oeuvre, elle apportera le changement.
2019 n’est plus très loin.
Il faut y croire.
Il faut un souffle de jeunesse et de fraicheur à l’action politique dans notre pays. Les acteurs actuels sont usés par la démagogie et la corruption.
L’Algérie est riche de la vitalité de ses jeunes, c’est à eux qu’il appartiendra de bâtir l’avenir.

Bataille rangée entre étudiants à l’université de Batna. 28 avril, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Une bataille rangée entre étudiants à Batna.
La police et les responsables de l’université ont ouvert une enquête.
Un scoop! Je veux dire l’ouverture de l’enquête…
Il me semble que cela tombe sous le sens, que cela est normal mais il y a tellement de choses qui ont changé dans ce pays.
Tellement de choses qui sont normales alors qu’elles ne devraient pas l’être et tellement de choses qui devraient l’être et qui ne le sont pas.
Je crois que c’est cela que certains désignent par l’expression consacrée « le monde à l’envers ».
Donc une bataille rangée entre étudiants, à coups de sabres faut-il le préciser et une enquête qui est ouverte.
Ce qui m’interpelle, ce n’est pas cette enquête ouverte – vous l’aurez compris – mais cette guerre de gangs dans l’enceinte de cette institution.
Des voyous qui se règlent les comptes.
L’université…
Je ne sais pas vous mais moi un événement pareil m’inquiète au plus haut point.
Comment est-ce possible qu’une chose pareille arrive dans l’enceinte de cette institution?
Les étudiants arrivent armés de sabres et de toutes sortes d’objets dangereux… pour étudier.
Etrange!
A moins d’avoir l’agression et la violence comme projet.
Les belligérants étaient donc venus non pas pour apprendre mais pour en découdre.
En se brossant les dents le matin – s’il se brosse les dents, il est permis d’en douter -, l’étudiant ne se demande pas quels bouquins il doit emmener avec lui mais de quelle arme il doit se munir pour se rendre à l’université.
Il parait que les filles aussi arrivent dans le même état d’esprit.
Armées de l’agressivité.
Bec et ongles dehors.
Une démarche préméditée.
Et c’est ce qui est inquiétant, la préméditation de la violence.
A l’université!
Un endroit où la parole et l’échange sont les vertus cardinales.
Dans nos universités, l’échange est musclé. Armé, je devrais dire.
Et de sabres.
Je pense que le choix du sabre n’est pas anodin.
Il doit avoir une signification profonde, sans doute liée à l’idée du djihad.
Dangereux.
Il n’y a pas longtemps, à l’université d’Alger, des enseignants avaient été violemment agressés par des « inconnus », venus perturbés l’élection du bureau du CNES.
Une violence qui participe sans doute des mêmes raisons ou causes qui ont déclenché cette violence à Batna.
Des interdits ont été franchis.
L’université n’est pas la rue et les individus qui sont dans son enceinte ne sont pas des voyous, enfin ne ils devraient pas l’être.
Mais, y a t-il aujourd’hui une différence entre le voyou et l’étudiant?
De ce point de vue, non.
Ce n’est plus le monde à l’envers comme je le soulignais plus haut, c’est la Khalouta.
C’est le désordre, l’anomie.
Les interdits fondateurs – je ne sais si je peux dire cela comme ça – qui doivent prévaloir de façon pérenne à l’université sont tombés.
C’est pourquoi cette institution est devenue l’otage de toutes sortes de comportements délinquants.
Enseignants comme étudiants sont concernés.
Les pouvoirs publics sont responsables d’une telle descente aux enfers.
Le travail, la compétence et le mérite qui sont les valeurs sur lesquelles est adossée le caractère sacré de l’université ont été d’abord piétinés par le pouvoir politique.
Pour avoir la main mise sur cette institution, il a autorisé toutes les forfaitures et a déconsidéré le savoir et la connaissance.
Il a placé aux différents postes de responsabilité – recteurs et doyens – des sujets parmi les plus contestables.
Alors que dans tous les pays du monde, ces responsabilités échoient à des personnes qui sont choisies par leurs pairs -pour leur compétence, leur charisme, le respect qui leur est dû, leur ancienneté -, dans notre pays, les personnes auxquelles sont confiées ces missions sont les plus serviles et les plus soumis au pouvoir politique.
De mauvais modèles pour les étudiants qui prennent vite conscience ou qui sont convaincus que le travail, le mérite et la compétence ne sont pas la garantie pour l’accès à la responsabilité.
Cela fait désordre.
Le respect que chacun devra à cette institution disparait.
Mais il n’y pas que cela.
L’université est rongée par l’imposture.
Le plagiat gangrène les travaux des enseignants.
Au vu et au su des autorités de l’université qui laissent faire.
Les mémoires et les thèses des étudiants subissent le même sort.
Sans vergogne, tout le monde copie.
Copier/coller, cela est aisé aujourd’hui, les « malfaits » de l’informatique.
Une mentalité de voyou et une atteinte à la moralité qui doit prévaloir dans cette institution.
Un viol des consciences et une violence infligée aux étudiants.
Quelle différence entre ce comportement plagiaire et l’agression au sabre.
Aucune.
L’agression est la même, c’est la nature de celle-ci qui change.
Encore que personnellement je considère qu’autoriser le plagiat est encore plus dangereux sur le plan moral que fermer les yeux sur l’agression physique perpétrée au sein de l’université.
Il n’y a pas eu beaucoup d’enquête sur les plagiats.
J’ai même en souvenir qu’un enseignant avait été condamné à 8 mois de prison pour avoir dénoncé, dans la presse nationale, un plagiat.
C’était à l’université de M’Sila. Le recteur mécontent avait déposé une plainte contre cet enseignant.
Le monde à l’envers.
L’Algérie est sur la tête.
Et avec ça, l’inénarrable chef du FLN va raconter dans ses meetings électoraux que certains mettent en danger l’Algérie.
Il oublie qu’il vient de commettre une forfaiture, que c’est ce type de comportement qui met en danger moral notre pays.
« Le martyr vivant ».
Une espèce de plagiat, disons une imposture.
Ancien condamné à mort.
Décidément, c’est l’Algérie à l’envers.
L’hôpital se moque de la charité.
Le chef du moment du FLN oublie que c’est le régime du parti unique auquel il appartient qui a ruiné la moralité dans ce pays.
Je ne sais pas vous mais moi je pense que cette violence qui progresse dans notre pays est inquiétante.
Elle est voulue.
Le pouvoir politique en use et abuse à souhait.
Un climat de terreur utile.
Un peuple inquiet, effrayé est facile à soumettre.
Il faut surtout soumettre l’université et les étudiants.
La contestation et la remise en cause viennent de là, n’est-ce pas?
L’université de Tizi Ouzou a fait des émules.

L’action politique n’est le privilège de personne. 16 avril, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

La politique n’est le privilège de personne, un métier qui peut être appris vite et bien par tous.
J’en ai la conviction.
Il suffit pour cela d’avoir des neurones qui se connectent bien.
Je crois que des neurones tout le monde en a, quand bien même quelquefois ces derniers manquent de souplesse et ne se connectent pas avec célérité.
Cela ne rend pas inéligible à l’action politique.
Cela n’empêche pas d’avoir des opinions et de les défendre.
Cela n’empêche pas surtout d’avoir envie de se rendre utile à sa communauté, à son pays.
Si vous avez envie de donner pour les autres et pour votre pays, alors les premières connexions de vos neurones, les connexions indispensables, se font.
C’est là un très bon début.
Les autres connexions dans votre cerveau se feront, avec ou sans rapidité mais elles se feront.
L’essentiel est là.
Si votre objectif – dans l’action politique – est vous rendre utile pour vous même, uniquement pour votre petite personne, vos connexions se feront aussi.
Elles seront peut-être plus rapides mais elles finiront par tourner en rond.
Vous allez briller, vous allez être sur les feux de la rampe mais vous finirez par vous éteindre et disparaitre.
Parce qu’il vous manque l’indispensable.
L’objectif étant votre nombril – votre ego ou votre poche -, vos connexions emprunteront toujours, tout le temps, le même chemin.
Elles ne vont pas se diversifier, se multiplier, s’enrichir. Elles vont s’appauvrir et vous finirez par n’être plus rien.
Les connexions du cerveau ne se nourrissent pas seulement du désir de plaire et de séduire, elles s’abreuvent aussi – surtout – de la générosité et de l’empathie.
Le cerveau se nourrit nécessairement de la sève que lui donne le coeur.
C’est le coeur – parce qu’il est sensible à ce qui nous entoure – qui donne le tempo au cerveau et à ses connexions.
Si le coeur bat vite, les connexions neuronales s’accélèrent et s’assouplissent.
Elles s’enrichissent.
Cela se voit sur vous, vous rayonnez.
Alors tout est possible, vous pouvez tout faire, vous pouvez soulever des montagnes.
En tout cas vous pouvez faire de la politique.
Personne ne peut vous dénier ce droit, personne ne peut la faire mieux que vous.
Si vous êtes en carence de générosité, si vous ne pensez qu’à votre devenir, votre coeur ne battra que pour votre petite personne.
Ce n’est pas énorme votre petite personne.
Le coeur est immense.
Ses capacités sont aussi immenses que votre générosité, et il a besoin de les activer, de les utiliser.
Si vous êtes petit, votre coeur finira par se lasser de vous.
Il ne vous nourrira plus.
Il vous abandonnera.
Alors vous serez terne, vous perdrez votre éclat.
Le coeur est fait pour que sa sève irrigue le cerveau afin que ce dernier, à son tour, le nourrisse de son regard sur les autres.
Le coeur – pour bouger, pour frémir, pour montrer ses capacités – a besoin de ce regard.
Il a besoin de ce regard surtout quand celui-ci est chargé de tendresse, d’amour, de compassion, d’empathie…
La politique c’est ça.
La politique, ce n’est pas la froideur, l’indifférence.
Ce n’est pas être « une bête en politique ».
La politique c’est sentir, ressentir.
C’est échanger, c’est la porosité.
La politique a besoin d’émotion.
Quand vous faites semblant, le coeur le sait.
Quand vous avez perdu votre humanité, le coeur le sait.
Le cerveau aussi.
Vous ne pouvez pas les tromper, en tout cas, pas longtemps.
Vous avez besoin du coeur pour faire de la politique.
L’envie d’en faire, à elle seule, ne suffit pas.
Le cerveau non plus, à lui seul, ne suffit pas.
Pour durer en politique – je veux dire – pour rester dans la postérité, il ne faut pas tromper.
Vous pouvez continuer à briller parce que vous trompez mais vous ne scintillerez plus, vous n’éclairerez plus les esprits une fois que vous n’êtes plus là.
Vous serez à jamais éteint.
Oui je sais, je suis naïf mais ce matin mes neurones se connectent à l’insu de mon plein gré.

Elections législatives: je ne sais pas encore si je vais voter. 11 avril, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Je ne sais pas encore si je vais voter.
Je n’ai pas d’opinion tranchée à propos de ces législatives.
Boycotter ou aller voter.
Mettre un bulletin blanc ou donner ma voix à une liste de mon choix.
A vrai dire, je ne me pose pas la question.
Ce n’est pas bien mais je pense que c’est peut-être ce que tout le monde fait.
Je veux dire que personne ne se pose la question, quand bien même beaucoup ont déjà décidé de boycotter, certains d’aller voter.
La vérité est que les algériens, en particulier les jeunes n’ont pas la conscience politique.
Ils n’ont pas la conscience sociale.
Ils n’ont pas conscience que leur destin se joue sans eux et que l’engagement en politique constitue un important levier pour la construction de leur avenir.
Personne ne leur a appris cela.
Personne ne s’est occupé d’eux.
Ils ont été oubliés par la, les, politique(s).
La vie qu’il mène en a fait des sujets désabusés, sceptiques.
Ils ne croient en rien, surtout pas en leur avenir.
Alors, ils errent dans la vie.
Ils vagabondent à travers le temps.
Ils voyagent sans destination, vers rien, vers le néant, l’inexistence.
Même ceux qui ont un destin plus ou moins tracé, ceux qui étudient par exemple, vont au hasard.
Ils naviguent à vue et flirtent avec les événements sans seulement essayer d’infléchir leur cour.
Ceux là existent sans vivre.
Un fardeau.
Ceux là ne votent pas.
Ils ne savent pas ce que c’est. Ils en ont entendu parler mais la chose a effleuré leur esprit sans y pénétrer.
La jeunesse de ce pays, la vitalité de la nation.
Laissée en jachère.
Ignorée, méprisée, et abandonnée à l’indignité.
Elle se venge à sa manière.
A son tour elle ignore les affaires de la cité, elle se détourne de la construction du destin commun.
Elle vit à côté de la communauté, elle y est étrangère.
Elle ne vote pas, elle ne sait pas ce que c’est.
Elle en a rien à cirer des élections, de son avenir, de son pays.
Il est inutile de vouloir faire vibrer la « corde » patriotique de cette jeunesse.
Elle est trop dure, elle est raide de désillusions.
Elle a trop macéré dans le désespoir.
La désespérance est la seule patrie et ils ne l’aiment pas.
Ils ne la défendront pas.
Le chemin qui conduit vers l’isoloir est le même que celui qui a toujours mené à la Hogra.
Les jeunes mais aussi les moins jeunes connaissent bien ce chemin.
Ils l’évitent depuis toujours.
Ils continueront à ne pas l’emprunter quoique vous leur chantiez.
Même Kassaman, le chant de l’hymne national, n’y fera rien.
Je ne sais pas vous, mais moi je ne sais toujours pas ce que je vais faire le 04 mai prochain.
Mon opinion n’est pas tranchée.
Pourtant, si voter n’est pas une obligation, cela demeure un acte citoyen.
Mais j’ai conscience aussi que le boycott est le moyen pour punir durement le système qui a pris en otage le pays.
Est-il seulement sensible à ce châtiment, ce système?
Je ne le crois pas.
Un mauvais élève…

Ce qu’a dit Issad Rebrab aux étudiants de Tizi Ouzou. 5 avril, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Issad Rebrab était hier matin à Tizi Ouzou, chez lui.
Il a été invité par les étudiants à venir leur parler.
Malgré un planning très chargé, il est venu.
Les étudiants l’ont honoré.
Ils étaient très nombreux.
L’auditorium de l’Université Mouloud Mammeri était plein comme un oeuf.
De nombreux étudiants ont du rester dehors.
Je ne vous ferai pas le résumé de sa conférence. Je n’en fait pas mon objectif.
Je peux vous dire qu’il a fait de la pédagogie.
Je ne vous présenterai pas non plus Issad Rebrab.
Tout le monde sait qui il est.
De plus, il est aisé d’accéder, sur le Net, à son CV.
Je veux vous faire part du message qu’il a voulu délivrer à l’endroit de l’auditoire.
Je vais vous faire de la substance de son propos, de ce que j’en ai personnellement compris.
Issad Rebrab a parlé durant une heure, simplement, avec son coeur.
Il a fait part aux étudiants de ses craintes, de ses espérances et de l’amour de son pays.
Il a expliqué comment il a pu construire un empire aussi prospère que CEVITAL,
Il a répété que le travail est la seule vraie clé de la réussite, que c’est là une vertu cardinale que chacun doit nourrir en son sein.
Il a dit que tout est possible dès lors qu’on est déterminé à bâtir, dès lors que l’on est mû par l’intérêt commun et que la seule motivation est le destin partagé.
Il a évoqué les tracas auxquels son entreprise est confrontée, il a parlé des entraves qu’il a rencontré et qu’ils rencontre encore aujourd’hui, sans animosité, sans rancoeur, sans haine,
Juste de l’amertume et de la tristesse parce que ces entraves sont des obstacles au développement, à la création des richesses et de l’emploi, à la prospérité de son pays.
Il a montré sa détermination à avancer, avec pour seul désir, non pas réussir pour soi mais être utile pour sa communauté, participer à lui assurer la sécurité alimentaire.
Issad Rebrab est venu à la rencontre des étudiants de Tizi Ouzou pour aussi apporter le témoignage de la réussite de son entreprise.
Pour dire que cela peut arriver à tous, à tout un chacun.
Une « success story » nourrie par le travail, le mérite et la compétence.
Un heureuse histoire qu’il est possible de partager, de multiplier dès lors que le chemin emprunté est celui de l’honnêteté et de la probité.
Une histoire possible à reproduire par chacun de ceux qui sont venus l’écouter, une histoire que chacun peut vivre si l’intégrité morale et la droiture tracent le chemin à suivre.
Issad Rebrab est venu semer l’espoir dans les coeurs des étudiants de Tizi ouzou et faire croitre dans les esprits le désir de réussir.
Il est venu faire germer en chacun des présents l’amour du travail.
Il est venu partager avec les futurs cadres du pays sa détermination à entreprendre et à avancer, avec pour seul viatique le bien-être de sa communauté et l’amour de son pays.
De ce point de vue, je crois que son message est passé.
Issad Rebrab est reparti confiant.
Les étudiants de Tizi Ouzou ont fait preuve de beaucoup de maturité.
Le débat était riche et dense, et les échanges ont été profitables aussi pour le conférencier.
Il reviendra sans doute.

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