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Transmettre le savoir : un devoir, une exigence éthique. 26 août, 2017

Posté par docteurboudarene dans : conférences médicales , ajouter un commentaire

Cette réflexion a été publié, dans la presse nationale (Liberté) en date du 03 décembre 2013. Il s’agit d’un témoignage que j’ai rendu au Pr Boucebci à l’occasion du colloque organisé le 15 juin de la même année pour commémorer l’anniversaire de son assassinat. Pour le rappeler à la mémoire de tous ceux qui l’ont connu et qui n’ont pas l’occasion de participer aux journées organisées par la Fondation éponyme, j’avais pensé opportun de publier ce témoignage dans la presse écrite.

C’était là une occasion pour mettre en relief une vertu qui avait, de son vivant, animé cet homme : la transmission du savoir et de la connaissance. Une valeur sacrée qui avait constitué pour lui non seulement une exigence de tous les instants mais également un objectif permanent. Un véritable engagement patriotique qui avait longtemps été ignoré puis qui avait cruellement été stoppé par la bêtise et l’ignorance.

Perpétuer le savoir, passer le témoin aux générations suivantes, une nécessité mais aussi un devoir moral, une obligation éthique. Le crédo de ce Maître. C’est pourquoi la fondation qui porte son nom a organisé le 15 juin dernier, date anniversaire de son assassinat, un colloque dont le thème générique est : « trans-maître. Que transmettons nous et comment ?». Un sujet qui m’avait immédiatement interpelé, remué ma mémoire et convoqué de vieux souvenirs. Un sujet qui me rappelle un climat dans lequel j’avais été totalement immergé durant mes études de spécialité en psychiatrie. Une ambiance de compétition, rude en apparence, mais qui était en réalité saine et apaisée, positive et sans animosité. Une atmosphère de stimulation et d’émulation permanente entre des élèves qui rivalisaient d’ardeur à apprendre et un maître bienveillant et toujours disponible pour dispenser le savoir. Un espace où la confrontation des idées le disputait au désir de partager des connaissances, celles que chacun de nous avait pu glaner dans ses différentes sources d’informations. C’était cette atmosphère qui régnait à la clinique des Oliviers de Birmandreis. Ce service de psychiatrie était une institution, un sanctuaire du savoir, une véritable école où maître et élèves avaient, d’un commun accord, mis un point d’honneur à être bons et toujours les meilleurs. C’était un challenge permanent et le Pr Boucebci avait mis toute la générosité – que lui permettaient sa compétence et son immense savoir – pour que nous soyions à la hauteur de cette exigence. lire la suite…

Première journée médicale du syndicat national des médecins libéraux de Bouira 17 mars, 2017

Posté par docteurboudarene dans : conférences médicales , ajouter un commentaire
Aujourd’hui 17 mars 2017, journée studieuse.
Vous voyez, même le vendredi, jour saint, les médecins travaillent.
Pour le bien de nos malades.
Aujourd’hui donc, séminaire organisé par le syndicat des médecins libéraux de Bouira.
Le thème générique?
Le responsabilité médicale.
Voilà un sujet qui mérite d’être débattu, par les temps qui courent…
Le charlatanisme et l’imposture étant – la crédulité du citoyen aidant – des pratiques de plus en plus fréquentes, en cours chez nous.
Vous vous souvenez sans doute du médicament miracle contre le diabète, rehmet rebbi, et la clinique de la Rokia.
Je dois intervenir en tout début d’après midi.
Le sujet?
Le stress en milieu du travail.
Je m’apesantirai sur le burn out – épuisement professionnel -, en particulier celui du médecin.
La journée est belle.
Mon voyage de Tizi Ouzou à Bouira a été agréable.
J’ai bien dormi cette nuit.
Vous avez compris que je suis de bonne humeur.
Je vais passer une bonne journée avec mes confrères de Bouira.
Les médecins qui veulent regarder et/ou copier mon intervention peuvent le faire.
Il suffit d’un petit clic et le tour est joué.
fichier ppt le stress au travail

Les médecines traditionnelles: psychologie de la santé ou imposture? 11 décembre, 2015

Posté par docteurboudarene dans : conférences médicales , ajouter un commentaire

C’est l’objet de ma communication de la journée de formation médicale continue organisée par l’association des médecins libéraux de Tipasa. Un moment particulièrement agréable en compagnie de personnes gentilles, attentionnées et particulièrement affables. Un diner avait été organisé la veille dans un superbe restaurant de Bou Ismail, une petite ville, à quelques encablures de Tipasa. Un repas animé par un karaoké enthousiasmant qui a révélé des talents insoupçonnés. Merci à nos amis médecins – exerçant dans cette ville à l’histoire chargée – pour leur accueil chaleureux.

Voici le résumé de mon intervention.

Qu’elle soit physique ou psychique, la souffrance installe nécessairement l’individu dans un état de vulnérabilité qui le conduit à s’interroger sur la vie et la mort, et sur le sens à donner à l’existence. Inscrit dans une obsédante quête de soins, quand la maladie vient à s’emparer de lui, il est envahi par des pensées magico-religieuses et se réfugie dans un mysticisme naïf qui l’amène à s’en remettre au destin. Quand la médecine moderne n’apporte pas le soulagement attendu et les réponses à ses questionnements, le sujet s’en détourne et confie alors sa souffrance et sa maladie aux solutions alternatives. Un recours supposé être détenteur d’un savoir – celui de soigner et guérir – mais qui est surtout considéré comme étant le dépositaire d’un pouvoir surnaturel, magique ou divin.
En Algérie, la religion et la superstition occupent une place importante dans la vie des sujets. C’est pourquoi s’en remettre aux talebs et, de plus en plus, aux imams constitue le premier recours du malade, en particulier quand les symptômes présentés sont bruyants et qu’ils sont considérés comme étant l’expression d’une possible action extérieure malveillante. Une démarche validée à la fois par le groupe familial et social ; une solution opérante qui apporte, quelques fois, la levée spectaculaire du symptôme et un soulagement rapide de la souffrance du sujet et de sa famille. La consultation en médecine moderne survient généralement après l’échec de ce premier recours.
La souffrance met, sans doute, le sujet dans une relation de dépendance au médecin, au guérisseur, taleb, imam, etc. Une situation qui peut constituer une menace pour son intégrité physique et/ou morale, en particulier quand l’aide qui lui est apportée est inadaptée et inopportune, ou quand l’auteur de « l’acte thérapeutique » – pour des raisons philosophiques, religieuses ou encore politiques – tente de soumettre sa volonté et d’entraver l’expression de son libre arbitre, en exerçant notamment une influence sur sa vie spirituelle. Des abus dont peut être victime le malade, et qui sont de plus en plus souvent observés en Algérie et ailleurs. Des actes perpétrés par des personnes qui se sont attribué un hypothétique savoir et des compétences douteuses et qui s’imposent en directeur de conscience ou en gourou ; une imposture qui représente un danger permanent non seulement pour la santé du sujet mais, plus grave encore, pour sa liberté.
Dans mon exposé, je vais tenter d’étayer mon propos en puisant mes arguments de la réalité de la société algérienne d’aujourd’hui, de l’expérience de ma pratique quotidienne et, enfin, du savoir qu’offrent les connaissances actuelles dans le domaine de la psychologie de la santé.

L’expertise en psychiatrie 2 décembre, 2015

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A la demande de Madame Siad, enseignante à la faculté de droit de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, je suis allé parler, aux étudiant en master de droit, de l’expertise en psychiatrie et de la responsabilité pénale. J’ai rencontré, à cette occasion des étudiantes et des étudiants sympathiques mais surtout curieux et avides d’apprendre. Chacun peut imaginer le plaisir que j’ai eu à me prêter à cet exercice. De nombreuses questions ont été posées, si ces dernières étaient pertinentes, elles témoignaient surtout de la curiosité que ces élèves d’un moment manifestaient au regard de la pathologie mentale et de la psychiatrie. Un discipline mystérieuse et fascinante. Oui cet après midi avec ces étudiant(e)s a été une excellente expérience d’autant que j’ai également appris beaucoup des interventions des enseignants en droit présents dans l’amphithéâtre. Je voudrai remercier Madame Siad qui m’a offert cette opportunité.

Voici en diaporama, l’exposé que j’ai présenté. J’espère qu’il sera utile à la formation de ces futurs juristes.

Expertise en Psychiatrie

 

L’état de la santé mentale dans la wilaya de Tizi Ouzou 2 février, 2015

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L’Assemblée populaire de Wilaya de Tizi ouzou a organisé ce jour 02 février 2015 une session extraordinaire sur la santé dans la Wilaya. Après le rapport du Président de la commission santé de l’APW, le directeur de la santé de la Wilaya et le DG du CHU ont tour à tour  intervenu pour donner le bilan de leur secteur respectif. La parole m’ a ensuite été donnée pour faire le point sur la santé mentale dans la wilaya. Le doyen de la faculté de médecine a, après moi, évoqué les relations de son institution avec les structures de santé. Pour finir, le président de l’association des médecins généralistes (Amejjay) de la Wilaya a expliqué comment s’articule l’action de ces derniers avec le système de santé. Les débats ont ensuite été ouvert.

Voici, en dossier Power point, ma communication

Etat de la santé mentale à Tizi Ouzou

Le club Inner Wheel de Tizi Ouzou organise une rencontre sur l’autisme et la trisomie 21 27 juin, 2014

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Le club Inner Wheel, « pendant féminin » du Rotary, de Tizi Ouzou a organisé le 25 juin dernier une rencontre sur l’autisme et la trisomie 21. Cette manifestation, destinée au grand public et sans doute aussi aux familles des malades, s’est déroulée dans une ambiance agréable et conviviale au petit théâtre de la maison de la culture Mouloud Mammeri. La salle était pleine et les conférences qui ont été données ont particulièrement capté l’attention des personnes présentes.

La première communication a été présentée par le Dr Bouslimane, psychiatre et chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Fernane Hanafi de Tizi Ouzou. Ce praticien a, avec beaucoup de simplicité, expliqué comment il est possible de reconnaître très tôt les premiers signes qui doivent alerter le médecin, le psychologue mais aussi l’enseignant, l’éducateur et même les parents. Le « défi » étant de repérer le plus tôt possible le trouble autistique pour donner les meilleurs chances de réussite à l’action thérapeutique. Une communication qui a suscité beaucoup de questions. lire la suite…

8ièmes journées nationales médico-chirurgicales du SNPSSP 27 janvier, 2014

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Le syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP) a organisé ses 8ièmes journées nationales les 25 et 26 janvier.

Des journées médico-chirurgicales de formation continue qui ont, cette année, consacré une matinée entière à un débat sur le système de santé algérien. Bilan, constat, nécessité d’envisager des réformes, etc., des propos qui avaient été évoqués durant toute cette matinée. Les différents orateurs (le Pr Chaoui, le Pr Aberkane ancien ministre de la santé, Mr Saihi actuel secrétaire général du ministère) ont, presque tous, accepté l’idée que notre système de soins est aujourd’hui essoufflé mais ils ont soigneusement évité d’aborder les vraies raisons de cet échec et la nécessité de, entièrement, repenser la politique de santé. Poser la question brûlante de la pertinence du maintien de la gratuité des soins dans un environnement économique qui lui est totalement hostile. Un pas qu’aucun des intervenants n’a osé franchir. Pourtant le noeud du problème est bien là. L’option pour la médecine gratuite a été prise à un moment historique particulier. L’Algérie qui venait de se libérer de la colonisation avait opté pour le socialisme. lire la suite…

« Greffe, don d’organes, don de vie : problématiques, réflexions éthiques et perspectives »: colloque à Tizi Ouzou. 1 novembre, 2013

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La Faculté des sciences humaines et sociales de l’Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou vient d’organiser un colloque national dédié à la transplantation d’organes. C’était à la fin de ce mois d’octobre (30 et 31) 2013. « Greffe, don d’organes, don de vie : problématiques, réflexions éthiques et perspectives ». C’est le thème choisi par les organisateurs pour annoncer cette manifestation qui s’est déroulée dans l’auditorium du pôle universitaire de Tamda.

Un sujet de société important, un réel problème de santé publique dans notre pays, dont s’est saisie la Faculté des sciences humaines et sociales – sa vocation – mais qui n’a pourtant pas suscité l’enthousiasme attendu. L’assistance était en effet très peu nombreuse et la salle de conférence était presque vide. Une vingtaine de personnes, tout au plus, s’étaient données la peine de se déplacer pour la deuxième journée. Un désintérêt qui témoigne de l’état d’esprit qui prévaut chez nos universitaires. Les enseignants de cette faculté étaient absents, quand aux étudiants… j’imagine qu’ils ont suivi l’exemple de leurs « maitres ».

Le colloque a été marqué par des interventions intéressantes où médecins et psychologues ont échangé leurs expériences respectives. Les difficultés que rencontre la transplantation d’organe a été évoquée – très peu de personnes sont greffés dans notre pays – et les raisons identifiées. A titre d’exemple, 119 greffes de reins ont été pratiquées en 2012 en Algérie pour 160 000 personnes en dialyse. 34 transplantations de foie seulement ont été réalisées dans notre pays en 10 ans. Des chiffres insignifiants au regard de ce qui se fait dans les pays du même niveau de développement que le nôtre. lire la suite…

Neurobiologie des conduites addictives 27 juin, 2013

Posté par docteurboudarene dans : conférences médicales , ajouter un commentaire

A l’occasion de la journée internationale (26 juin) contre l’abus et le trafic de drogues, le centre intermédiaire de soins pour toxicomanes de Bouira a organisé, aujourd’hui 27 juin, une journée d’information et de formation au profit des professionnels de santé ayant pour thème « le toxicomane mérite respect et soins ». Une rencontre qui a eu lieu dans l’enceinte de la maison de la culture de la ville de Bouira. Des psychiatres, psychologues mais aussi des médecins généralistes et autres ergothérapeutes ont débattu durant cette journée de ce grave problème de santé public et des moyens possibles à mettre en place pour apporter une aide efficace aux personnes concernées par cette maladie. Car c’en est une, et les différents intervenants n’ont pas eu de cesse de le répéter.

Pour les Nations Unies, l’usage des drogues et la toxicomanie constituent un problème de santé publique, avec des conséquences graves sur le développement et la sécurité des pays. 205 millions de personnes consomment des drogues illicites dans le monde et 25 millions en sont dépendantes.

Un fléau qui ira en s’aggravant, et l’Algérie est/sera « naturellement » concernée. Parce que nous sommes notamment mal préparés à ce phénomène, notre pays passera rapidement – si ce n’est déjà fait – du statut de zone de passage vers l’Europe à celui de pays potentiellement consommateur. Un objectif que se sont assignés, à n’en pas douter, les pourvoyeurs de la drogue. Et pour cause, la population algérienne est jeune – 70 à 80% est en dessous de 30 ans -, avec un taux de chômage qui caracole autour de 25-30% et une misère socio-culturelle endémique. Le terreau du mal-être et de l’angoisse de l’avenir. Les ingrédients qui font le lit de la toxicomanie.

La rencontre organisée à Bouira a permis de débattre de tout cela dans la bonne humeur et la convivialité.

Pour couronner cette agréable journée printanière, je suis rentré de Bouira en empruntant la route sinueuse qui grimpe de Bouira vers Tikjda. La vallée d’Assouel puis la « main du juif » et enfin le col de Tizi N’Kouilal. Des paysages magnifiques, d’une rare beauté et que l’on ne trouve que par ici, dans ma Kabylie natale.

Décidément, c’était une belle et agréable journée, un moment particulièrement grisant.

Pour revenir au thème de la rencontre, je n’oublie pas de poster pour mes lecteurs la communication que j’y ai présentée.

fichier ppt Neurobiologie des conduites addictives

Quels mots pour le dire? 5 juin, 2013

Posté par docteurboudarene dans : conférences médicales , ajouter un commentaire

Quels mots pour le dire?

C’est le titre de la communication que je vais donner, demain 06 juin 2013, au colloque dédié à la maladie cancéreuse, organisé par le syndicat national des spécialistes de santé publique. Une rencontre qui se déroulera à l’école hôtelière de Tizi Ouzou.

Une initiative qui me parait opportune et qui témoigne de la volonté des médecins de santé publique à se maintenir à un bon niveau d’information. Une initiative qui montre aussi que la formation continue n’est pas le privilège des seuls médecins hospitalo-universitaires, comme certains de ces derniers ont tendance à le croire.

Voici le résumé de mon intervention.

Quels mots pour le dire ? Une question qui a toujours été, sans doute, au centre des préoccupations des médecins, quand ils doivent annoncer le diagnostic fatidique : « vous avez le cancer ». Est-ce de manière aussi brutale (…) qu’il faut le dire ? Quelle est la bonne façon ? Faut-il vraiment donner cette information au patient ? Comment en parler avec les parents ? En particulier quand il s’agit de la maladie de leur enfant.

Autant de questions auxquelles il n’est pas aisé de répondre. Pour autant, le médecin ne peut faire l’économie de ce questionnement. L’éthique professionnelle lui commande de dialoguer avec son malade, de l’éclairer sur la nature de sa maladie et sur celle (la nature) des traitements qu’il doit lui administrer pour le soigner.

 Des questions qui n’ont pas de réponses justes, objectives. Au moins parce que le cancer interpelle le malade et ses proches – mais aussi le médecin – sur la signification de la vie et de la mort. C’est pourquoi, le praticien doit se garder de la « dictature » des formules toutes faites ou des certitudes qui se sont bâties à l’ombre de théories qui tirent leur légitimité d’un savoir qui n’a pas toujours de fondement scientifique.

Le médecin, interniste ou chirurgien, sait que chaque malade est dans sa singularité. C’est dans cette vérité qu’il doit chercher les arguments qui lui permettront de guider sa démarche. Certains patients, pour guérir, ont besoin de savoir ; d’autres, au contraire, s’inscrivent dans une logique psychologique qui leur interdit, pour amorcer le processus de guérison, d’être mis au courant sur la nature de leur maladie.

Dans son exposé, l’auteur s’efforcera de donner plus de clarté à son propos, qui sera étayé à la lumière des données scientifiques actuelles.

Quels mots pour le dire  (conférence Power Point)

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