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Mon livre est en librairie.

Mon livre est en librairie. LAction-politique-en-Alg+%C2%AErie-Dr-Boudarene-Face-206x300L’action politique en Algérie: un bilan, une expérience et le regard du psychiatre.

C’est le titre que j’ai donné à ce livre.

Dans un article que j’ai posté, il y a plusieurs mois, dans ce blog (« un message reçu dans mon blog »), je faisais part à mes lecteurs de la nécessité, pour chaque député, de donner le bilan de son mandat. Un acte à la fois éthique et pédagogique.

La législature à laquelle j’ai appartenu est fini.  J’ai, dès son entame, ouvert ce site web pour rendre compte de mon activité de député. Ce que j’ai essayé de faire du mieux que j’ai pu. L’étape suivante était d’écrire ce livre. J’ai pensé que c’était là une démarche nécessaire, un acte moral et pédagogique dont sont sans doute en attente nos concitoyens… Que chaque parlementaire, et plus généralement chaque élu, fasse part à ses électeurs de son action durant le mandat qui lui a été confié.

Le préambule, que je donne ici en lecture, rend compte des motivations et des objectifs de cet ouvrage. J’espère qu’il fera mouche et qu’il suscitera la curiosité qui poussera chacun à faire l’effort d’aller l’acquérir en librairie. Bonne lecture.

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Préambule

Les textes que j’ai réunis dans ce livre sont le fruit de réflexions, du psychiatre et du député que je suis, sur la vie politique et sociale de mon pays, l’Algérie. Des contributions qui ont paru dans des quotidiens nationaux d’information et dont l’objectif était d’interpeller les pouvoirs publics sur les risques que fait peser, leur mode de gouvernance, sur la paix sociale et la stabilité du pays.

Des lois de finances annuelles inopérantes et des programmes présidentiels « concoctés » pour acheter la paix sociale et tenter, ainsi, de dissimuler le désespoir qui s’est emparé du peuple. Une jeunesse-la vitalité de la nation-livrée à un chômage endémique avec les périls nombreux auxquels ce fléau l’expose : l’émigration clandestine (la harga), la toxicomanie, le suicide, l’émeute ou encore le terrorisme ; une corruption généralisée qui gangrène la quasi-totalité des institutions du pays et contre laquelle il n’y a manifestement aucune volonté de lutter ; un système de santé obsolète, aux nombreux ratages, avec les pénuries des médicaments que nous lui connaissons et les conflits chroniques qui opposent, à leur tutelle, les personnels de santé ; une insécurité permanente et des enlèvements récurrents de personnes, une situation qui dévitalise-parce que la plus concernée-la wilaya de Tizi Ouzou et qui éloigne toute possibilité de son développement ; de graves atteintes à l’environnement en Kabylie qui altèrent la qualité de vie dans cette région du pays et compromettent toute idée de promotion du tourisme, sa vocation naturelle. Autant de sujets, pour ne citer que ceux-là, que j’ai abordés dans ces écrits et qui sont, encore aujourd’hui, d’une brûlante actualité.

Des interpellations qui n’ont pas trouvé l’écho attendu auprès de pouvoirs publics indifférents au désastre que leur gouvernance a occasionné à l’économie de la nation et plus généralement à la société. Des responsables autistes, imperméables et inhumainement insensibles aux appels de détresse d’une population paupérisée qui patauge dans des difficultés chroniques et subit l’indignité dans laquelle l’humiliation quotidienne la fait macérer. Un Etat qui s’est résolument retranché derrière de fausses solutions pour régler les vrais problèmes qui se posent avec acuité au pays. Une gestion des affaires publiques qui privilégie le paternalisme et infantilise le peuple en proposant des réponses inadaptées à la situation. Des artifices qui engloutissent annuellement des budgets colossaux dans la mise en place de dispositifs d’assistance sociale et de clientélisation, tous azimuts, du citoyen. Une gouvernance oublieuse des impératifs du développement et de la nécessité de bâtir une économie qui met au centre de ses préoccupations la ressource humaine, génératrice d’emplois et créatrice de richesses. La seule vraie alternative pour sortir le pays de la dépendance aux hydrocarbures. Une erreur stratégique grave qui met en danger l’avenir économique et social du pays.

Depuis plusieurs années, tout semble s’être figé en Algérie. Les promesses et les programmes du président se suivent et se ressemblent, sans qu’ils aient un réel impact positif sur la vie des citoyens. Seule la misère ne s’est pas arrêtée de galoper, elle continue de progresser et d’envahir les foyers. Une cruelle réalité mise en évidence par les nombreux « mouvements d’humeur » (un euphémisme?) quotidiennement observés dans notre pays. Emeutes répétées, grèves, marches, manifestations en tous genres, etc. Les signes d’un mécontentement généralisé qui a gagné tous les pans de la société.  Des soubresauts ignorés par le pouvoir, quand ils ne sont pas carrément objets de manipulation ou de répression.

Un peuple malmené par des aléas de la vie imposés par une gestion hasardeuse des affaires publiques et une gouvernance où l’injustice le dispute à l’incompétence et à l’incurie. Le résultat? Une société angoissée qui se défait « sociologiquement » parce que ses mécanismes élémentaires de régulation se déconstruisent de façon progressive et irrémédiable. Le risque ? La chute des interdits qui fondent l’ordre social et la menace de l’installation définitive d’une situation d’anomie avec la violence qui lui est consubstantielle. Un péril potentiel pour l’avenir du pays.

La révolte couve. Ce qui est survenu dans les autocraties arabes ne peut pas, dans un futur proche, ne pas concerner l’Algérie. Tous les ingrédients sont réunis pour y parvenir et, n’était la miraculeuse aisance financière actuelle, due au renchérissement du prix des hydrocarbures, la lame de fond du mécontentement aurait depuis longtemps emporté le régime qui nous gouverne et balayé, avec, la caste privilégiée qui vit ostensiblement aux dépens d’une population de plus en plus indigente.

L’environnement économique international n’est, présentement, pas réjouissant. La crise qui s’est emparé de l’espace européen menace l’ensemble de la planète. Un crash financier international et un effondrement des prix du gaz et du pétrole ne sont pas à écarter. Les 200 milliards de Dollars, que les décideurs de ce pays ont thésaurisés, n’y feront rien. L’explosion populaire-quand elle adviendra-remettra, alors, en cause jusqu’à l’existence même de l’Etat-nation algérien.

Nos concitoyens veulent leur part des richesses du pays. Ils veulent aussi plus de considération, plus de démocratie et de liberté. Des revendications politiques légitimes et des droits constitutionnels que le pouvoir feint d’ignorer. Au lieu de réduire les convulsions sociales récurrentes à de simples jacqueries de la faim-comme le ministre du commerce l’a affirmé au début de l’année écoulée et comme cela vient d’être certifié ( ?) par l’enquête parlementaire créée à cet effet-les pouvoirs publics devraient comprendre ces émeutes comme un désir profond de recouvrer une dignité malmenée, et en prendre acte. Dans tous les cas, il faudra bien, un jour très prochain, entendre cette demande et la satisfaire.

Les textes que je propose, dans cet ouvrage, au lecteur sont repris tels qu’ils ont été publiés dans la presse nationale. J’ai fait, toutefois, une relecture de chacun d’eux pour apporter les corrections nécessaires quand le besoin est venu à se manifester, notamment concernant les coquilles éventuelles qui s’y seraient glissées, les fautes d’orthographe, de syntaxe ou de style. Il n’a été apporté aucune modification de fond et l’esprit général de ces écrits n’a pas été changé.

En annexe, se trouve les correspondances que j’ai adressées aux ministres. Pour rendre, au lecteur, plus aisée leur consultation, elles sont référencées dans les écrits avec lesquels elles ont un lien particulier.

Ces contributions ont toutes été écrites durant mon mandat de député. Une législature qui est arrivé à son terme et qui prend fin en mai prochain. Est donc venu, pour moi, le temps de faire le point sur mon travail de représentation à l’Assemblée nationale. J’ai la conviction que chaque député doit, pour des considérations pédagogiques mais également éthiques, rendre public ce qu’il a fait, durant son mandat, pour honorer la mission qui lui a été confiée par ses électeurs. Chacun choisira, bien sûr, la forme qu’il voudra ou pourra donner à cette initiative. En ce qui me concerne, je pense que la publication de ce livre est la forme la plus appropriée. Le lecteur appréciera mais il peut déjà être assuré que le désir et la volonté de mettre à sa disposition cette partie de mon bilan constituent un objectif que je me suis fixé dès l’entame de cette législature. La création, immédiatement après ma prise de fonction, de mon site Internet participait de la même démarche. Rendre compte au citoyen de mon activité d’élu de la nation.

L’opportunité m’a été offerte d’intervenir assez régulièrement dans la presse écrite nationale. Une chance que je ne pouvais pas ne pas attraper. Un excellent moyen pour moi de m’exprimer, une occasion que j’ai saisie sans hésitation parce que j’ai pensé que j’avais là l’instrument idéal pour rappeler, et c’est mon rôle, les pouvoirs publics à leurs responsabilités. Une occasion-parce que cela est également dans mes attributions-de tenir informée la population du travail du parlementaire (que je suis) et de la façon dont sont gérées, par l’Etat, les affaires publiques. Informés, les citoyens peuvent, ainsi, être amenés à manifester plus d’intérêt à la vie politique nationale et à s’impliquer davantage dans la construction de leur destin personnel et de celui de la communauté. J’espère que cette modeste initiative aura la portée que je souhaite et qu’elle constituera un précédent positif qui fera des émules.

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