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L’université algérienne est malade. 20 juin, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , trackback

Je ne sais pas vous mais moi je m’inquiète de plus en plus de la violence croissante à l’université.
J’ai déjà eu à m’exprimer à ce sujet.
Un enseignant aurait été, selon la presse, assassiné à Miliana à coup de marteau.
Il aurait eu le tort d’empêcher les deux meurtriers de copier. Des étudiants.

Le fait de personnes marginales il y a quelques années – qui peut, par ailleurs, survenir sous tous les cieux – qui devient un fait ordinaire aujourd’hui.

Cela est, au plus haut point, inquiétant.
Des agressions nombreuses d’enseignants ont déjà eu lieu, par le passé, dans d’autres universités.
Pour les mêmes raisons.
Grave.
Trop grave.
Les autorités ne semblent pas vouloir aller au devant du problème.
Elles ne laissent faire.
Histoire de laisser pourrir la situation et de réduire à néant l’université algérienne?
Histoire de délabrer définitivement la société en ruinant son élite?
Après tout un climat d’insécurité généralisée peut arranger le système.
Un peuple qui a peur est facile à soumettre.
Il faut évidemment faire peur aux universitaires, enseignants et étudiants.
Les étudiants ont aussi peur d’une telle situation de violence.
Tous ne veulent pas copier.
Il serait injuste de mettre tout les étudiants dans le même sac.
Les copieurs et ceux qui se comportent comme des délinquants ne sont pas si nombreux mais ils passent à l’acte.
Ils sont violents.
Ce climat de violence est entretenu par l’agression régulière des étudiants et des enseignants.
Très souvent pour ne pas dire toujours par des personnes extérieurs à l’enceinte universitaire.
Des baltaguis.
Pour des raisons politiques…
Pour empêcher les enseignants de s’organiser librement.
Pour faire taire les étudiants qui militent pour leurs droits ou qui sont engagés dans des activités citoyennes et partisanes.
Il faut empêcher l’université de jouer son rôle d’éveil de la conscience sociale.
Il faut la domestiquer et la soumettre.
Le système y a mis les siens pour ce faire.
Des enseignants…
Qui se comportent aussi comme des délinquants et qui, forts de leur statut, terrorisent étudiants et enseignants.
Dans l’impunité.
Le système a autorisé le plagiat et l’usurpation de titres.
Il a fait de l’imposture un accès privilégié à la responsabilité.
Il a marginalisé la compétence et fait du mérite le maudit, l’exclu de la décision.
C’est une forme de « violence ordinaire », aujourd’hui, dans l’enceinte de nos universités.
Un fait avéré, admis et une communauté universitaire résignée.
Le système ne dédaigne pas, s’il le juge utile, la violence physique.
Il en use très volontiers pour intimider, pour faire peur.
Les baltaguis…
Pendant ce temps, l’institution universitaire se décompose.
Elle se putréfie et l’odeur qu’elle dégage arrive jusque dans la société, déjà elle même en décomposition avancée.
L’une aggravant l’autre par une espèce de contagion…
Tout cela n’est pas bon pour la paix sociale.
Tout cela présage du pire.
Je ne sais pas vous mais moi je suis inquiet.
Si nos étudiants s’attaquent au marteau à nos enseignants et si personne ne fait rien alors…
La situation est grave et l’avenir sombre.
Je suis gagné par l’effroi.

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