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Elections législatives: je ne sais pas encore si je vais voter. 11 avril, 2017

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , trackback

Je ne sais pas encore si je vais voter.
Je n’ai pas d’opinion tranchée à propos de ces législatives.
Boycotter ou aller voter.
Mettre un bulletin blanc ou donner ma voix à une liste de mon choix.
A vrai dire, je ne me pose pas la question.
Ce n’est pas bien mais je pense que c’est peut-être ce que tout le monde fait.
Je veux dire que personne ne se pose la question, quand bien même beaucoup ont déjà décidé de boycotter, certains d’aller voter.
La vérité est que les algériens, en particulier les jeunes n’ont pas la conscience politique.
Ils n’ont pas la conscience sociale.
Ils n’ont pas conscience que leur destin se joue sans eux et que l’engagement en politique constitue un important levier pour la construction de leur avenir.
Personne ne leur a appris cela.
Personne ne s’est occupé d’eux.
Ils ont été oubliés par la, les, politique(s).
La vie qu’il mène en a fait des sujets désabusés, sceptiques.
Ils ne croient en rien, surtout pas en leur avenir.
Alors, ils errent dans la vie.
Ils vagabondent à travers le temps.
Ils voyagent sans destination, vers rien, vers le néant, l’inexistence.
Même ceux qui ont un destin plus ou moins tracé, ceux qui étudient par exemple, vont au hasard.
Ils naviguent à vue et flirtent avec les événements sans seulement essayer d’infléchir leur cour.
Ceux là existent sans vivre.
Un fardeau.
Ceux là ne votent pas.
Ils ne savent pas ce que c’est. Ils en ont entendu parler mais la chose a effleuré leur esprit sans y pénétrer.
La jeunesse de ce pays, la vitalité de la nation.
Laissée en jachère.
Ignorée, méprisée, et abandonnée à l’indignité.
Elle se venge à sa manière.
A son tour elle ignore les affaires de la cité, elle se détourne de la construction du destin commun.
Elle vit à côté de la communauté, elle y est étrangère.
Elle ne vote pas, elle ne sait pas ce que c’est.
Elle en a rien à cirer des élections, de son avenir, de son pays.
Il est inutile de vouloir faire vibrer la « corde » patriotique de cette jeunesse.
Elle est trop dure, elle est raide de désillusions.
Elle a trop macéré dans le désespoir.
La désespérance est la seule patrie et ils ne l’aiment pas.
Ils ne la défendront pas.
Le chemin qui conduit vers l’isoloir est le même que celui qui a toujours mené à la Hogra.
Les jeunes mais aussi les moins jeunes connaissent bien ce chemin.
Ils l’évitent depuis toujours.
Ils continueront à ne pas l’emprunter quoique vous leur chantiez.
Même Kassaman, le chant de l’hymne national, n’y fera rien.
Je ne sais pas vous, mais moi je ne sais toujours pas ce que je vais faire le 04 mai prochain.
Mon opinion n’est pas tranchée.
Pourtant, si voter n’est pas une obligation, cela demeure un acte citoyen.
Mais j’ai conscience aussi que le boycott est le moyen pour punir durement le système qui a pris en otage le pays.
Est-il seulement sensible à ce châtiment, ce système?
Je ne le crois pas.
Un mauvais élève…

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