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Lendemain du 20 août…un lendemain qui ne chante plus. 22 août, 2016

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , trackback

Aujourd’hui est un jour nouveau.
Un jour comme tous les autres.
Le jour qui n’est pas comme les autres est passé.
C’était celui d’hier, c’était le 20 août.
Aujourd’hui, nous sommes le … Peu importe, nous sommes un jour ordinaire, banal.

Passé le 20 août, passés les commémorations, les beaux discours, les serments et les sermons.

Histoire re-visitée, gerbes de fleurs, quelques larmes vraies ou fausses et la satisfaction du devoir accompli.
La page est tournée.
Les cérémonies terminées, chacun s’en retourne à ses préoccupations.
Souvenir et oubli.
Ainsi va la vie, ainsi va l’Algérie.
Le premier novembre n’est pas loin…
Tout va recommencer le temps d’un autre jour pas comme les autres, pas ordinaire.
Pendant ce temps, les uns et les autres – les politiques – s’emparent de cet anniversaire pour s’essayer à des échanges à fleurets mouchetés.
Un solde des comptes…en glorifiant nos chouhadas mais en taisant soigneusement ce pourquoi ils ont fait la révolution.
La liberté, la justice sociale, la démocratie…
Donc des escarmouches non pas dans le souci du devenir de la patrie et de son peuple mais parce que chacun joue sa survie.
Il y a ceux qui célèbrent leur gouvernance et qui nous racontent que tout va bien, que le pays est redressé, qu’il vit dans la paix mais, parce qu’il y a un mais, il faut que le peuple se retrousse les manches et qu’il se mette au travail.
Le pétrole ne rapporte plus assez, alors il faut rappeler aux algériens qu’il faut diversifier notre économie.
Les autres – ceux qui prétendent au pouvoir mais qui ne l’ont pas – disent que l’Algérie va mal et que nous nous acheminons vers la catastrophe.
Ceux-là nous servent la même litanie depuis toujours mais ils n’ont pas assez de génie pour dépasser de puériles rivalités et fédérer les énergies afin constituer une véritable alternative au pouvoir en place.
Afin de construire une vraie opposition démocratique.
Les premiers sont « aux affaires » depuis plus d’un demi siècle, les seconds y prétendent depuis autant de temps. Pendant ce temps, le peuple attend de pouvoir exercer sa souveraineté.
Pour autant, ni les premiers, ni les seconds ne lui ont offert cette opportunité.
Une occasion lui a bien été offerte en 1991. Il s’en est saisi. Par dépit, il a failli mener le pays au chaos.
Donc, le peuple attendra encore.
Il a l’habitude.
Les beaux discours, ceux qui vantent ses mérites, qui disent de lui qu’il est un peuple nécessairement héroïque continueront à le caresser, à le bercer d’illusions.
Un héroïsme qu’il a hérité des ainés. Ceux qui ont combattu la puissance coloniale française.
Un héroïsme confisqué par ceux qui ont décidé d’en être les dépositaires exclusifs. Il faut bien se positionner pour téter les mamelles de la révolution et étancher so avidité.
Un million et demi de martyrs.
Des veuves et des orphelins qui ont, plus ou moins bien, survécu à l’épreuve.
Des héros également, mais ceux là ont été oubliés.
L’Algérie attendra aussi.
Toutefois, celle-ci est moins patiente.
Cette terre ne supportera pas longtemps le mensonge. Elle ne veut plus de discours oublieux.
Elle veut sa prospérité pour le bien de ses enfants.
Aujourd’hui, demain et tous les jours à venir, ne sont, au fond, peut-être pas des jours comme les autres.
Ils sortiront de l’ordinaire.
Ils seront, sans doute, porteurs des espérances de ceux qui ont donné leur vie pour que ce pays soit libre.
Leur sacrifice ne peut pas être vain…indéfiniment.

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