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D’infantiles antagonismes qui coûtent cher à la vie politique nationale. 16 septembre, 2019

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Je ne sais pas vous mais moi je n’arrive pas à comprendre ces personnes qui font de la politique pour uniquement s’opposer à quelqu’un, à une ou des personnes.
Des individus qui ont pour programme de faire tomber l’adversaire du moment, ou l’ennemi, parce qu’il semble qu’en politique il n’y a que des ennemis.
D’infantiles antagonismes, des rivalités incompréhensibles…
Je suis perplexe.
Comment peut-on bâtir un engagement politique sur la haine de l’autre? lire la suite…

L’école algérienne a aliéné nos enfants. 31 août, 2019

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

L’unanimité autour des idées ou des opinions, ou encore de soi n’est jamais acquise et c’est – de mon point de vue – bien comme cela.
Le meilleur moyen de se corriger, d’évoluer et quelquefois de changer est de se trouver confronté à l’adversité, à la contradiction, à l’opinion contraire.
C’est ainsi que nait le débat et que l’apprentissage à la tolérance se fait, c’est comme cela aussi qu’on se cultive et qu’on s’élève – qu’on se civilise.
Ce qui manque cruellement chez nous, ce que l’école n’a pas appris à nos enfants.
L’école algérienne a enseigné le dogmatisme et a interdit toute forme de questionnement, de remise en cause, de discussion et d’expression de l’opinion.
C’est ainsi et ce n’est pas autrement, une espèce de paradigme définitif.
L’école de la République algérienne a formaté à l’obéissance – la soumission – l’esprit des élèves, elle les a fanatisés et privés de la possibilité de construire leur libre arbitre.
Il ne faut pas réfléchir. lire la suite…

Dissoudre le FLN et remettre le sigle à l’histoire de la nation et au patrimoine du peuple. 22 août, 2019

Posté par docteurboudarene dans : autres écrits , ajouter un commentaire

Le nouveau chef du FLN est sans gêne.
Il convoque l’histoire de l’Algérie et le colonialisme pour répondre au secrétaire général de l’ONM qu’il accuse de « … servir des agendas occultes qui se recoupent avec des appels dont le prolongement se trouve à l’étranger. Le but étant de réaliser ce que le colonialisme n’a pu faire directement ou par le biais de ses sbires en éloignant l’Algérie de son histoire conduite par le FLN ».
Accuser l’Organisation des moudjahidines de collaborer avec des ennemis extérieurs.
Comique. lire la suite…

Tailleurs de pierres et « négachas », un destin compromis et des droits Humains ignorés par la République. 9 août, 2019

Posté par docteurboudarene dans : articles de presse , ajouter un commentaire

Cette contribution a été publiée le 30 décembre 2010 dans la quotidien national El Watan, rubrique « idées-débats ».

Je le propose, aujourd’hui, à mes lecteurs parce que l’actualité nationale vient de bégayer à nouveau.

Farouk Ksentini, le président de la CNCPPDH – organisation satellite du pouvoir – s’est, une fois de plus, ému – mieux vaut tard que jamais – du sort des algériens. Il a appelé les pouvoirs publics à regarder du côté  de nos jeunes concitoyens pour mieux comprendre leurs difficultés et y apporter les solutions appropriées.  Il souhaite convaincre les décideurs de décriminaliser l’émigration clandestine, la Harga, et leur demande de concentrer leurs efforts, pour lutter contre ce fléau, sur « la consolidation des droits sociaux des citoyens ». Courageusement, il va même jusqu’à manifester sa désapprobation quand aux solutions répressives apportées par l’Etat et trouve « inconcevable qu’un problème social reçoive pour seule réponse une action répressive privative de liberté ». C’est très bien, mais sera-t-il seulement entendu?
Selon le rapport 2010 de l’organisme que Monsieur Ksentini dirige, la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH), près de huit mille harragas ont été interceptés en cinq ans et plus de quatre cents autres ont perdu la vie dans cette aventure.

Voici le texte tel qu’il a été publié ce 30 décembre 2010.

Pour la première fois de sa courte existence, la commission consultative pour la protection et la promotion des droits de l’Homme (CNCPPDH) s’intéresse au sort des algériens. Elle s’émeut des résultats, plutôt alarmants, rendus par une enquête réalisée par le centre national d’études et d’analyses  pour la population et le développement (CENEAP).

Il est pour le moins surprenant que cet organisme « officiel » des droits de l’Homme – préoccupé, depuis sa création, par la seule promotion de la réconciliation nationale du chef de l’Etat – manifeste aujourd’hui, par la voix de son président, Farouk K’sentini, de l’inquiétude face au devenir du jeune algérien. Ce dernier découvre avec étonnement que 33% des jeunes algériens n’aiment plus leur pays et veulent le quitter ; il se rend compte que 60% d’entre eux n’ont pas de perspectives d’avenir et ne savent pas où « donner de la tête » ;  il s’aperçoit en outre que 73% n’ont pas de cadre de vie et naviguent au hasard ; enfin, il réalise que 90% n’adhèrent à aucune association, ce qui veut dire que nos jeunes concitoyens se détournent des affaires de la cité et qu’ils sont aux abonnés absents sur le plan social. Ce sont là, les chiffres effrayants, il faut le souligner, rendus par l’enquête en question. lire la suite…

Quand l’action politique se contente de l’allégeance au maitre du moment. 24 juillet, 2019

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Le tout frais chef du RND – comme d’ailleurs le chef du FLN – fait allégeance au chef de l’armée.
L’allégeance, le baise-main, c’est dans la culture.
Il n’est pas mort le roi, il est seulement déchu qu’il est déjà abandonné.
La félonie, c’est aussi dans la culture. lire la suite…

Ce premier ministre qui voulait juste un tout petit peu de transparence dans les affaires. 15 juillet, 2019

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Il y a quelques années Sellal disait ceci, à Tizi Ouzou, devant la société civile:
“Nous ne sommes pas contre ceux qui veulent gagner de l’argent, il nous faut juste un peu de transparence, autrement, on ne cible personne, notre rôle est de lever les contraintes pour relancer la machine économique”.
Ce propos m’avait en ce temps inquiété.
Le premier ministre suggérait qu’il y avait des personnes qui gagnent de l’argent dans l’opacité et que l’Etat y souscrit à condition qu’il y ait un peu – juste un peu – de transparence.
Naïf que je suis, je pensais qu’il fallait toute la transparence nécessaire pour garantir un bon climat dans les affaires. lire la suite…

Lettre à mon père. 8 juillet, 2019

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Ce matin j’ai envie de te dire des choses.
Je ne te parle pas souvent, je ne sais pas quoi te dire.
J’ai parfois envie de te dire des choses avec mon esprit d’adulte, d’autrefois j’ai envie de te parler avec mon coeur d’enfant.
Cela est à chaque fois compliqué, parce que je suis devant des sentiments partagés, quelques fois ambigus.
Je t’aime et je t’en veux.
Parce que je ne te connais pas vraiment, parce que j’ai un vague souvenir de ton visage et que je ne connais pas ta voix.
Tu es parti trop tôt, j’avais à peine deux ans.
Tu n’es plus jamais revenu. lire la suite…

Il y a donc en Algérie un peuple authentique et un peuple qui ne l’est pas. 29 juin, 2019

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Selon le chef d’état major de l’armée, il y a un peuple authentique et un peuple qui l’est moins ou qui ne l’est pas du tout.
Il faut comprendre que le peuple authentique est celui qui aime son pays et son armée.
Et l’armée est naturellement avec celui là.
Ce discours n’est en rien différent de celui que tenait le monarque déchu et les thuriféraires qui étaient autour de lui.
Il y a donc dans notre pays des patriotes et des traitres.
Les traitres sont ceux qui n’aiment pas les maitres du moment.
C’est bien sûr ce qu’il faut comprendre.
Les maitres du moment incarnent la patrie, ils la représentent, c’est leur propriété, elle se confond avec eux.
Donc si vous ne les aimez pas ou si vous les contestez, alors vous n’aimez pas votre pays.
Vous ne faites pas partie du peuple authentique, vous êtes même l’ennemi intérieur.
Vous êtes aussi en collusion avec les ennemis extérieurs, vous êtes le traitre. lire la suite…

Les algériens veulent façonner leur avenir personnel mais aussi participer à l’édification du futur de la communauté. 8 juin, 2019

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Cet entretien réalisé par Amine Bouali est paru dans le Quotidien d’Oran en date du 02 juin 2019 sous le titre « Les algériens veulent façonner leur avenir personnel mais aussi participer à l’édification du futur de la communauté ».

1 – Docteur Mahmoud Boudarène, dans votre dernier livre, «La violence sociale en Algérie», paru il y a moins de 2 ans, vous écriviez que « la violence est devenue banale, ordinaire dans notre pays. Elle s’est emparée du corps social et est devenue structurelle ». Or, depuis presque 3 mois maintenant, soit depuis le 22 février, voilà que des centaines de milliers, sinon des millions d’Algériens, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, défilent pacifiquement, chaque vendredi, dans toutes les villes d’Algérie, avec un haut degré de civisme et dans une grande auto-discipline personnelle et collective. Selon vous docteur, qu’est-ce qui s’est passé, quel processus (psychologique) a été enclenché pour que ces Algériens qu’on disait hyper-violents, qu’on comparait volontiers à des volcans en ébullition, se soient ainsi métamorphosés en citoyens responsables qui manifestent leur mécontentement avec une telle attitude policée ?

Ce que j’ai dit dans ce livre n’est pas en contradiction avec ce que nous observons aujourd’hui. Je dirai même que mon propos d’hier rend intelligible, en partie, ce que nous vivons aujourd’hui. La violence qui s’était emparée de la société hier accouche d’une certaine façon de la conciliation d’aujourd’hui. Le passage à l’acte violent qui était la seule voie de résolution des conflits semble s’être apaisé. Ce qui conforte l’idée que l’algérien ne nait pas agressif et que la violence n’est pas dans ses gènes, comme nous l’avons entendu dire ici ou là. La vie qu’il mène est pénible et, parce qu’elle est faite de manques et de privations multiples, elle génère une grande souffrance. L’algérien n’est pas heureux dans son pays, il a perdu l’initiative sur une existence qu’il n’a pas choisie, une existence qui lui a été fabriquée et imposée par une gouvernance faite de Hogra et d’humiliation. Il n’a pas accès à la décision et est dépouillé de tous les attributs qui font de lui un citoyen, il a perdu sa souveraineté et n’est pas libre de bâtir son destin et celui de sa communauté. Il n’existe pas, il n’est rien. Cette existence qui le force à l’indignité à fait de l’algérien un individu émotif, irritable et en constante colère. Il est une boule de nerf. Sous l’emprise d’une rancune tenace il fonctionne à l’instinct et comme un animal il devient grégaire. Il s’inscrit dans une logique de territoire qu’il croit sous la menace permanente, qu’il doit défendre. Pris dans ce piège, il ne sait plus dialoguer, il est sur ses gardes et mord sans discernement. Le voisin en fait les frais. La révolution  présente lui offre la possibilité de sortir de ce huis clos personnel. lire la suite…

Les secrets du miracle de l’insurrection pacifique algérienne. 25 avril, 2019

Posté par docteurboudarene dans : interviews , ajouter un commentaire

Cet entretien est paru ce jour dans le journal en ligne TSA (tout sur l’Algérie) sous la plume de Younès Djama. Pour des contraintes de rédaction, la troisième question a été supprimée.

Par quelle alchimie la contestation populaire est-elle restée pacifique malgré les intimidations et un certain degré de violence?

Je crois que pour une alchimie c’en est une et elle a accouché de ce miracle d’une immense insurrection populaire pacifique. Mais si le vocable alchimie participe de quelques chose d’obscur ou d’occulte, nous pouvons essayer de lui donner du sens et une signification afin de le rendre plus intelligible, afin de rendre plus compréhensible l’apaisement qui caractérise depuis maintenant neuf semaines la contestation populaire. Des millions de citoyens marchent à travers le territoire nationale dans la convivialité, dans la joie et sans violence, un miracle! Pour autant il n’en est pas et si les algériens se sont insurgés pour dire assez à l’indignité dans laquelle le système politique les fait macérer depuis plusieurs années, l’émotion n’est pas montée et la colère a été contenue. Les algériens ont connu la violence absolue et la folie meurtrière du terrorisme qui s’était emparée de notre pays durant la décennie noire, et les jeunes qui sont au coeur de cette insurrection ont grandi dedans. Cela ne peut pas ne pas avoir imprimé dans la vie psychique de chacun le souvenir des meurtrissures que cette violence a engendrées. Un véritable traumatisme psychique, encore présent et d’autant plus vivace que les printemps arabes sont venus conforter l’idée que toute révolution est nécessairement porteuse de violence et de deuils. Les exemples de l’Irak, de la Syrie puis de la Libye sont là pour le montrer. C’est sans doute une des raisons – mais pas la seule – qui ont fait que l’Algérie n’a pas pris le train de ces révolutions. lire la suite…

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